2017-53. Du sanctuaire de Notre-Dame de Bon-secours et de Consolation à Fresneau.

Samedi 6 mai 2017,
Premier samedi du mois de Marie ;

Fête de Saint Jean devant la Porte Latine.

Ave pretiosa - Fresneau détail du vitrail d'Adhémar de Monteil

« Ave Pretiosa »
Armoiries du village de Marsanne sur le territoire duquel se trouve le sanctuaire de Fresneau :
« D’azur à une croix de légat pommelée d’argent »
La devise – qui est celle qu’Adhémar de Monteil choisit lors de son élévation à l’épiscopat (en 1077),
constitue une invocation à la Madone : à la fois Notre-Dame de Fresneau, si proche des fiefs des Adhémar, et Notre-Dame du Puy, siège de son évêché – est aussi devenue celle du sanctuaire.

lys.gif

Ce lundi 1er mai 2017, premier jour du mois de Marie, des membres ou amis de la Confrérie Royale, du Cercle légitimiste Crillon le Brave (Dauphiné), du Cercle légitimiste Saint Louis Roi de France (vicomté de Nîmes) et du Cercle légitimiste abbé Claude Allier (Vivarais), se sont retrouvés pour une journée de prière, d’amitié et de découverte patrimoniale.

A l’invitation du Cercle légitimiste Crillon le Brave du Dauphiné, ils ont visité le sanctuaire de Notre-Dame de Fresneau, y ont assisté à la Sainte Messe, puis se sont rendus à Crest où ils ont visité la fameuse tour : le plus haut donjon de France.

En ce premier samedi du mois de Marie, à l’aide des photographies prises lors de ce pèlerinage accompli en début de semaine, je souhaite vous présenter cet antique sanctuaire de Notre-Dame de Fresneau

Lully.

Fresneau : le sanctuaire originel

Fresneau : la chapelle « originelle »
plusieurs fois reconstruite au même lieu depuis le XIème siècle.

A un peu moins de neuf lieues au sud de Valence et à quelque quatre lieues au nord-est de Montélimar, se trouve le très ancien village de Marsanne.
Un peu à l’extérieur du village, dans le vallon boisé appelé la Combe de Fresneau, se trouve un sanctuaire millénaire en l’honneur de la Madone, toujours bien fréquenté par les pèlerins.
La statue de la Très Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de Fresneau, y a été solennellement couronnée au nom du Bienheureux pape Pie IX, le 8 septembre 1855.

C’est probablement dans la deuxième moitié du Xème siècle ou la première moitié du XIème siècle qu’il faut placer les origines du sanctuaire.
Là, à l’entrée de la Combe de Fresneau, près d’une source fraîche et abondante, un berger avait placé une rustique statue de la Vierge Marie qu’il avait lui-même sculptée.

Un maçon, tailleur de pierre de Marsanne, qui avait une fille aveugle de naissance et dont l’épouse était morte en mettant cette enfant au monde, remontait souvent ce vallon de Fresneau jusqu’à une petite carrière en amont de la source.
La jeune fille, qui restait près de la source et du modeste oratoire à y prier la Sainte Mère de Dieu, entendit un jour cette dernière lui demander de faire construire une chapelle en ce lieu, lui promettant en retour de lui accorder la vue.

Fresneau vitrail représentant l'apparition

Fresneau : vitrail représentant l’apparition…
(à la vérité, la représentation est assez fantaisiste, bien dans le style « troubadour » du XIXème siècle où ce vitrail fut réalisé ; en effet une jeune fille du XIème siècle dont le père était maçon n’était certainement pas vêtue de la sorte).

La jeune fille révéla à son père la demande de la Madone, qu’il accueillit fort mal. La Vierge insista auprès de la jeune fille, et la jeune fille auprès de son père, lequel s’entêta dans son refus jusqu’à ce que…

Le curé de Marsanne avait commandé un bénitier pour son église. Une fois le travail accompli, le tailleur de pierre le scella dans l’église à l’endroit désigné par le prêtre, mais à trois reprises, au matin des jours suivants, le bénitier fut retrouvé à l’entrée du vallon de Fresneau, à proximité de la source.

Fresneau vitrail illustrant le bénitier miraculeux

Cet événement insolite ne put rester caché et les curieux commencèrent à affluer.
Le père, ébranlé, finit par dire : « Eh bien ! Tu l’auras ta chapelle, à condition que la vue te soit donnée… » L’enfant passa sur ses yeux de l’eau de la source et s’écria : « Je vois ! »

Une petite chapelle fut donc construite, en l’honneur de Notre-Dame des Bois : le bénitier miraculeux y prit tout naturellement sa place… et s’y trouve toujours car il n’a plus eu l’envie de déménager depuis lors !

Fresneau le bénitier miraculeux

Fresneau : le bénitier miraculeux dans la chapelle originelle.

A côté de la chapelle, souvent appelée aujourd’hui « petit sanctuaire », la source dont l’eau avait guéri la jeune fille de sa cécité, sourd toujours, abondante et fraîche, et de très nombreuses personnes viennent s’y approvisionner.

Depuis le premier miracle, c’est une succession innombrable de grâces et de prodiges – physiques et spirituels – dont cette eau a été la cause.

Fresneau la source miraculeuse

Surplombant la vasque dans laquelle s’écoule la source miraculeuse, une croix de pierre porte en son centre l’inscription : « Si scires donum Dei : si vous connaissiez le don de Dieu ». C’est l’une des paroles dites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à la Samaritaine, au puits de Jacob, et il convient de penser à ce qui suit immédiatement : « Si vous connaissiez le don de Dieu et qui est Celui qui vous dit : Donnez-moi à boire, peut-être Lui en eussiez-vous demandé vous-même et Il vous eût donné d’une eau vive » (Johan. IV, 10) et « (…) Celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai n’aura jamais soif ; mais l’eau que Je lui donnerai deviendra une fontaine d’eau jaillissante jusque dans la vie éternelle » (Johan. IV, 13).
Une autre inscription latine, non tirée des Saintes Ecritures, est gravée au pied de la cette croix : « Ad fontem fidei veniat languidus : que le languide vienne à la source de la foi ».

Fresneau croix de la source

La croix au-dessus de la source miraculeuse.

La chapelle originelle, qui n’était guère plus qu’un oratoire, fut visitée en 1449 par le Dauphin de France, futur Louis XI.
Elle fut malheureusement entièrement dévastée et rasée par les fanatiques huguenots en 1589.
En 1605, les habitants de Marsanne relevèrent l’abside et la dédièrent à Notre-Dame de Bon-Secours, puis, dans les années qui suivirent, ils y adjoignirent une petite nef, laquelle fut prolongée vers 1682.
Au XVIIIème siècle, la chapelle fut ornée de peintures murales à la gloire de la Très Sainte Vierge et reçut un campanile ; en action de grâces pour sa conversion, un gentilhomme heureux d’avoir recouvré la foi de ses aïeux obtint que l’on adjoignît au vocable de Notre-Dame de Bon-Secours celui de Notre-Dame de Consolation.

Aux jours de la satanique révolution, le sanctuaire fut à nouveau pillé et saccagé : tout ce qu’il contenait fut brûlé par les « patriotes », y compris la statue en bois de la Madone. Le bâtiment dévasté fut vendu comme « bien national » en 1796.
L’acquéreur la restitua en 1803 et le mouvement de dévotion reprit tandis que les villageois s’employaient à réparer, consolider et réapproprier les lieux.
C’est alors que fut sculptée une nouvelle statue de la Très Sainte Vierge Marie, pour remplacer celle qui avait été livrée aux flammes par les doux et pacifiques disciples des « lumières »

La construction d’un sanctuaire plus vaste, plus apte à accueillir des foules et à la célébration de cérémonies solennelles (comme nous le verrons plus loin), entraîna malheureusement un nouveau déclin de la petite chapelle, au point qu’à la veille de la première guerre mondiale elle menaçait ruine. 

Une nouvelle restauration eut lieu de 1925 à 1928, et encore une autre en 2005 , très peu de temps après laquelle la chapelle fut odieusement profanée et dut être réconciliée une nouvelle fois : l’autel « face au peuple » qui y fut édifié et consacré en 2007 reçut alors des reliques des Bienheureux Jacinthe et François, les deux plus jeunes voyants de Fatima.

Fresneau intérieur de la chapelle originelle

L’intérieur de la chapelle originelle, appelée aussi « petit sanctuaire » dans son état actuel.

Mais avant d’aller plus loin il nous faut revenir au XIème siècle.

Né en 1055, Adhémar de Monteil, issu de la Maison des Adhémar, branche de la lignée des comtes de Valence, bien qu’aîné de sa fratrie et destiné par ses parents à la carrière des armes, embrassa l’état ecclésiastique.
Prévôt de la cathédrale de Valence, Adhémar de Monteil fut choisit en 1077 par le pape Saint Grégoire VII pour devenir évêque du Puy en remplacement du simoniaque Etienne de Polignac, excommunié et déposé. Le nouvel évêque, acteur de la réforme grégorienne, devra lutter contre les abus et s’opposer avec énergie aux empiètements et exactions des puissants féodaux du Velay.
En 1086, il se rendit en pèlerinage à Jérusalem. A cette époque la route de Jérusalem passait par Marsanne : la tradition rapporte qu’il serait revenu s’agenouiller dans l’humble sanctuaire de Fresneau, qui devait déjà être bien cher au coeur d’Adhémar de Monteil.
Selon la tradition encore, sa devise épiscopale « Ave Pretiosa : je vous salue, ô Précieuse ! » est une invocation mariale adressée en même temps à la Madone de Fresneau dont il s’éloignait en partant pour le Velay, et à la Vierge du Puy dans la cathédrale de laquelle il allait prendre possession de son siège épiscopal. 

Ainsi Adhémar de Monteil est-il un vivant trait d’union entre le petit sanctuaire de Fresneau et la très fameuse « chambre angélique » du Puy.

Fresneau vitrail d'Adhémar de Monteil

Adhémar de Monteil (1055-1098)
vitrail du « grand sanctuaire » de Notre-Dame de Fresneau

Chacun se souvient qu’Adhémar de Monteil est particulièrement lié à l’histoire de la première croisade. Il accueillit le Bienheureux Urbain II au Puy vers la fin de l’été 1095, alors que ce Pontife se dirigeait vers Clermont où il réunit le concile qui, après avoir pris un certain nombre de mesures disciplinaires relatives au contexte ecclésial de l’époque, se termina par l’appel du pape à prendre la croix pour aller délivrer les Lieux Saints tombés au pouvoir des sectateurs de Mahomet.

Adhémar de Monteil, enthousiasmé, fut le premier à s’engager pour la croisade. Urbain II le nomma son légat pontifical au milieu des troupes croisées.

Le 1er août 1098, à Antioche de Syrie, Adhémar de Monteil, victime d’une épidémie, rendit son âme à Dieu. Avant de mourir, il exprima le désir que soient donnés au prieuré Saint-Félix de Marsanne, dont les religieux étaient en charge du culte dans la petite chapelle de Fresneau,  tous les objets de sa chapelle pontificale.
C’est ce qui explique la croix de légat qui figure depuis lors dans les armoiries de Marsanne, et aussi que la devise épiscopale de l’illustre évêque du Puy, « Ave Pretiosa », soit devenue celle du sanctuaire de Fresneau.
Quant aux objets que Marsanne hérita d’Adhémar de Monteil, ils furent bien évidemment les malheureuses victimes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité révolutionnaires…

Fresneau mort d'Adhémar de Monteil

Vitrail du « grand sanctuaire » de Fresneau représentant la mort d’Adhémar de Monteil,
à Antioche le 1er août 1098,
et le leg des objets de sa chapelle pontificale au prieuré de Marsanne
dont les religieux étaient en charge du culte dans la chapelle de Fresneau.

Dans le grand mouvement de reconquête catholique qui anime le XIXème siècle français, la dévotion mariale occupe une place de choix : les apparitions ou manifestations de la Sainte Mère de Dieu sur le sol de France y contribuent puissamment (1830 rue du Bac et 1836 Notre-Dame des Victoires, à Paris ; 1846 à La Salette ; 1858 à Lourdes ; 1871 à Pontmain ; 1875 à Pellevoisin), et les anciens lieux de pèlerinage qui renaissent après les dévastations révolutionnaires sont des lieux privilégiés de ré-évangélisation.

En 1854, l’année où fut proclamé le dogme de la conception immaculée de la Bienheureuse Vierge Marie, le Bienheureux pape Pie IX fut directement sollicité de divers côtés (le colonel de Baillencourt, qui était à la tête du 40ème Régiment d’Infanterie en garnison à Rome, et qui était soutenu par Monseigneur de Ségur ; S.Exc.Mgr Chatrousse, évêque de Valence, présent à Rome pour les cérémonies du 8 décembre 1854… etc.) en faveur du petit sanctuaire de Fresneau, si bien que, par des brefs apostoliques en date du 15 janvier 1855, le Bienheureux Pie IX accorda de précieuses indulgences aux pèlerins de Notre-Dame de Bon-Secours et de Consolation ainsi que les honneurs du couronnement à sa statue : le Souverain Pontife bénit d’ailleurs lui-même à Rome la couronne de vermeil qui serait bientôt solennellement placée sur la tête de la Madone.

Le couronnement de Notre-Dame de Fresneau fut célébré solennellement le 8 septembre 1855 au milieu d’un grand concours de peuple.

Fresneau vitrail du Bx Pie IX

Le Bienheureux Pie IX bénissant la couronne de vermeil destinée à Notre-Dame de Fresneau
(détail d’un vitrail du « grand sanctuaire »)

Ce renouveau du pèlerinage, en particulier au moment des cérémonies du couronnement, fit vivement ressentir la nécessité d’un lieu de culte plus vaste.
Le curé de Marsanne et quelques autres zélés dévots de Notre-Dame, encouragés par l’évêque de Valence, se dépensaient sans compter pour la construction d’une grande chapelle, mais les difficultés surgissaient à chaque pas, toujours plus nombreuses, toujours plus décourageantes.

Les promotteurs du projet, décontenancés, se rendirent à Ars afin d’y requérir l’avis du saint curé. La réponse de Saint Jean-Marie Vianney fut sans ambiguïté : « La Sainte Vierge veut à Fresneau un sanctuaire. Les difficultés disparaîtront. Il s’y fera beaucoup de bien ! »

Effectivement, la prophétie du saint curé ne tarda pas à se réaliser : les difficultés disparurent bientôt. La première pierre du « grand sanctuaire » fut bénite le 8 septembre 1857, et trois ans plus tard, le 8 septembre 1860, la Sainte Messe put être célébrée dans cette nouvelle chapelle.

Le Saint Curé d'Ars encourage les promotteurs de la construction du sanctuaire

Le saint curé d’Ars encourage l’édification du grand sanctuaire de Notre-Dame de Fresneau
(détail du vitrail de Saint Jean-Marie Vianney dans le « grand sanctuaire »)

Le lien du sanctuaire de Fresneau avec le saint curé d’Ars est aujourd’hui signifié par un important reliquaire de Saint Jean-Marie Vianney accroché au mur de la grande chapelle, juste au-dessous du vitrail représentant le saint et son intervention si encourageante.

Fresneau reliques du Saint Curé d'Ars

Reliquaire de Saint Jean-Marie Vianney dans le « grand sanctuaire » de Fresneau.

Ce sanctuaire plus vaste achevé en 1860 a été édifié dans le style néo gothique que l’on affectionnait à l’époque.
A l’extérieur, il possède la particularité d’avoir, sur les deux contreforts qui encadrent le grand porche d’entrée, deux canons portant les aigles impériales russes.
Ces deux canons ont été offerts par Napoléon III (c’était le temps où cet homme au « coeur double » – ainsi que l’avait décrit Notre-Dame de La Salette – cherchait hypocritement à s’assurer le soutien des catholiques) ; ils ont été pris aux Russes lors de la bataille de Malakoff, le 8 septembre 1855, c’est-à-dire le jour même où fut couronnée Notre-Dame de Fresneau.

Fresneau le sanctuaire du XIXe siècle

Façade du « grand sanctuaire » de Fresneau

L’intérieur de la grande chapelle est une seule large nef, lumineuse et bien équilibrée. Il n’a fort heureusement pas été massacré par les aménagements post-conciliaires : mis à part l’installation d’un autel « face au peuple », aisément escamotable, dans l’avant-choeur, on apprécie que le maître-autel (dans les gradins duquel sont disposés de nombreux reliquaires), les stalles, la table de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux, les statues et les bannières soient restés à leur place.

Fresneau intérieur du grand sanctuaire

Intérieur du « grand sanctuaire » de Fresneau

Dès que l’on entre, le regard est attiré par la Vierge couronnée qui trône, entourée de deux anges musiciens agenouillés, dans une espèce de grand ciborium néo-gothique édifié à l’arrière du maître-autel.

Fresneau la Vierge couronnée

Le ciborium dans lequel trône la statue couronnée de Notre-Dame de Fresneau ;
on remarque du côté de l’Evangile le vitrail représentant l’apparition, la guérison de la jeune aveugle
et le miracle du bénitier,
et du côté de l’épître le Bienheureux Pie IX bénissant la couronne destinée à la statue de Notre-dame de Fresneau.

C’est dans ce sanctuaire que nos pèlerins de la Confrérie Royale, des Cercles Légitimistes du Dauphiné, de la Vicomté de Nîmes, et du Vivarais, auxquels s’étaient joints quelques amis et pèlerins de passage, ont eu la joie, ce lundi 1er mai 2017, d’assister à la Sainte Messe célébrée – dans le rite latin traditionnel bien sûr – par Monsieur l’Abbé Louis de Saint-Taurin, grand prieur de la Confrérie Royale.

Fresneau le maître-autel prêt pour la Sainte Messe tridentine

Le maître-autel du sanctuaire de Fresneau apprêtée pour la célébration de la Sainte Messe traditionnelle,
ce lundi 1er mai 2017

Depuis combien d’années (voire de décennies) la Sainte Messe latine traditionnelle n’avait-elle pas été célébrée sur ce maître-autel du sanctuaire de Notre-Dame de Fresneau ?
Depuis combien de temps l’introït « Salve Sancta Parens » et la sublime Messe IX « cum jubilo » n’avaient-ils pas résonné sous cette voûte ?
Quant au « Domine, salvum fac Regem », étant donné que le sanctuaire fut édifié sous le second empire (en pire), il est vraisemblable qu’il n’y avait jamais été chanté…

Fresneau Sainte Messe tridentine le 1er mai 2017

L’élévation du calice lors de la Sainte Messe célébrée par le Grand Prieur de la Confrérie Royale
en présence de membres et d’amis des Cercles Légitimistes du Dauphiné, du Vivarais et de la Vicomté de Nîmes,
ce 1er mai 2017

Très touchant humble et sublime sanctuaire de Notre-Dame de Bon-Secours et de Consolation de Fresneau !
Il nous rappelle, par ses liens avec la grande histoire de notre patrie pendant près d’un millénaire, que le Royaume de France est le Royaume de Marieregnum Galliae, regnum Mariae – ; et nous y trouvons une nouvelle et urgente invitation à prier avec toujours plus d’intensité et de ferveur, à offrir toujours davantage de pénitences et de sacrifices, à oeuvrer avec toujours plus d’ardeur à notre propre conversion et à celle de ceux qui nous entourent, pour que notre France, pénitente et dévouée – Gallia poenitens et devota – revienne aux Coeurs de Jésus et Marie, afin de renouer avec la vocation qui lui a été donnée dans les fonts baptismaux de Reims, et pour redevenir le beau Royaume des Lys !

Notre-Dame de Fresneau

Notre-Dame de Bon-Secours et de Consolation,
priez pour nous,
priez pour la France égarée,
priez pour que le lieu-tenant sacré du Roi des Cieux puisse bientôt rétablir
le règne du divin Coeur de Jésus

en ce doux Royaume de France qui gémit sous un pouvoir oppresseur !

lys.gif

Vous pouvez laisser une réponse.

4 Commentaires Commenter.

  1. le 7 mai 2017 à 14 h 51 min Jean P. écrit:

    Belle, très belle page d’histoire.
    Sans compter la liaison avec N-D.du PUY !
    « les doux et pacifiques disciples des lumières » n’ont pas recouvré la vue, aveuglés sans doute par trop de lumière!?
    Ave Pretiosa !

  2. le 7 mai 2017 à 8 h 30 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Que Notre-Dame du Bon Secours en ce jour secoure notre France bien-aimée!

  3. le 7 mai 2017 à 8 h 29 min Abbé Jean-Louis D. écrit:

    Et voilà : une carence de plus dans l’inconnaissance, comblée par cet admirable article sur la chapelle du Fresneau.
    Merci. C’est très intéressant.

  4. le 7 mai 2017 à 5 h 59 min Pregamo écrit:

    M A G N I F I Q U E !
    AVE PRETIOSA !
    NOTRE DAME du PUY, PLUS ELEVEE que LES CIEUX, SAUVEZ VOTRE ROYAUME !

Laisser un commentaire

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi