2017-6. Il y a deux-cents ans, l’exhumation des restes profanés de nos anciens rois et leur retour dans les cryptes de la nécropole royale de Saint-Denys.

1817 – 19 janvier – 2017

frise lys deuil

Au mois de janvier 2015, pour marquer le deuxième centenaire de l’exhumation des restes de Leurs Majestés le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette et leur transfert solennel à la nécropole royale de Saint-Denys, j’ai publié dans les pages de ce blogue un certain nombre de documents et de témoignages contemporains remarquables (voir > ici, > ici, > ici, > ici et > ici).

En ce mois de janvier 2017, nous commémorons le deuxième centenaire de l’exhumation des restes des 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses, et des 10 grands serviteurs du Royaume qui avaient été profanés puis jetés pêle-mêle dans deux grandes fosses sur le côté nord de l’église abbatiale.
Sa Majesté le Roi Louis XVIII, en effet, dans sa piété filiale envers ses prédécesseurs et ancêtres, par une ordonnance du 24 avril 1816, avait stipulé que l’on procédât à la recherche de ces fosses (que les révolutionnaires, une fois leurs forfaits accomplis, s’étaient employés à dissimuler) pour en extraire les restes vénérables que l’on y trouverait, à fin de leur rendre une sépulture aussi digne que possible dans la nécropole royale rétablie.

Voici le compte-rendu de ces recherches, de cette exhumation et de ce transfert, tel qu’il a été publié à l’époque dans la revue « L’Ami de la Religion et du Roi » :

Exhumation des restes de nos anciens rois 1

Plan des fosses établi lors de l'exhumation en 1817

Exhumation des restes de nos anciens rois 2

Voici également une gravure contemporaine de cet événement :

exhumation restes royaux janvier 1817

De nos jours, les visiteurs et pélerins de la basilique-nécropole royale de Saint-Denys, peuvent se recueillir « devant » les restes de tous nos anciens souverains et princes, en se glissant dans un réduit, au nord du déambulatoire de la crypte : ce lieu était avant la révolution l’endroit où se trouvait le tombeau de Turenne ; les cinq cercueils contenant les restes désormais impossibles à identifier du contenu des deux fosses où les avaient jetés les profanateurs de 1793, y ont été placés et on a élevé par devant une austère cloison : c’est ce qui explique que ce qui était jadis une chapelle mortuaire n’est plus désormais qu’un lieu aux dimensions très réduites puisque la partie la plus grande se retrouve derrière la dite cloison.
De grandes plaques de marbre noir y ont été placées, portant les listes des noms de tous ceux dont les restes humiliés attendent ici la résurrection et la glorification des justes à la fin des temps…

frise lys deuil

Publié dans : Memento, Vexilla Regis |le 19 janvier, 2017 |3 Commentaires »

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3 Commentaires Commenter.

  1. le 20 janvier 2017 à 7 h 58 min Jean P. écrit:

    Silence ému !

    Merci pour ce rappel.

  2. le 19 janvier 2017 à 21 h 36 min Henri K. écrit:

    Honorable page de mémoire. Compliments.

  3. le 19 janvier 2017 à 15 h 31 min Béa Kimcat écrit:

    Merci pour cette page d’histoire
    Bonne soirée
    Béa kimcat

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