2016-65. Où la fête de Saint Raymond Nonnat procure au Maître-Chat l’opportunité de rappeler quelques vérités que beaucoup ne veulent pas entendre aujourd’hui.

Mercredi 31 août 2016,
Fête de Saint Raymond Nonnat.

Ordre royal de ND de la Merci

Blason de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le saint que l’on fête au 31 août me paraît particulièrement important pour les temps que nous vivons. La vie de Saint Raymond Nonnat (1204-1240) est en effet porteuse de riches leçons pour l’actualité du monde contemporain en général, de la vieille Europe spécialement, et de notre France d’une manière très particulière.

Raymond est issu d’une noble famille catalane et le surnom de « Nonnat » (en latin : « Nonnatus », contraction en un seul mot de « non natus : non né ») lui a été attribué parce que, alors que sa mère était morte d’une maladie contractée au septième mois de sa grossesse et que les médecins affirmaient que l’enfant était mort aussi, son père, qui ne pouvait se résoudre à perdre en un même temps et son épouse et son enfant, donna l’ordre à l’un des membres de sa famille qui se trouvait là, d’ouvrir avec son poignard le ventre de sa femme morte : c’est ainsi que le petit Raymond fut sauvé et qu’il put vivre, lui qui n’était en quelque sorte « pas né ».

Je ne vais pas détailler toute sa vie, mais je m’attacherai au point qui me paraît si important.
Raymond entra à l’âge de 18 ans (1222) dans l’Ordre de Notre-Dame de la Merci, qui avait été fondé quatre ans plus tôt (1218) par Saint Pierre Nolasque.
On sait que les Mercédaires ont pour vocation propre de venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des mahométans et réduits en esclavage, d’oeuvrer pour leur libération en recueillant des sommes permettant de payer leurs rançons et – dans le cas où la somme ne peut être rassemblée – de s’offrir eux-mêmes en échange des esclaves chrétiens, restant otages des barbaresques jusqu’au moment où la rançon pourra être payée. 

Il ne faut surtout pas oublier que l’esclavage est une pratique courante dans les pays où la pseudo religion mahométane est dominante ; et il faut insister pour rappeler que c’est une pratique toujours actuelle.

Raymond donc, s’étant rendu à Alger pour y racheter des chrétiens captifs et ne disposant pas d’une somme suffisante pour payer la rançon de tous, tant ils étaient nombreux, conformément aux engagements prononcés dans sa congrégation, se livra lui-même aux mahométans, afin d’obtenir la libération de ces pauvres chrétiens réduits en servitude et exposés à l’apostasie.
Il fut traité très durement, mais, malgré tous les sévices qu’on lui infligeait, il se dépensait sans compter pour encourager, consoler et évangéliser ses compagnons d’infortune ; il baptisa même quelques anciens mahométans qu’il avait tirés des ténèbres de leur idolâtrie.

Pour réprimer et briser son zèle, les barbaresques le fouettèrent à plusieurs reprises jusqu’au sang, puis, pour l’empêcher de parler, lui percèrent les lèvres au fer rouge et les lui fermèrent à l’aide d’un cadenas qui n’était retiré que lorsqu’on voulait bien lui donner à manger : le but était de le faire souffrir au maximum sans toutefois causer sa mort, car ces trafiquants d’esclaves tenaient à récupérer la rançon qui serait versée pour sa libération.

St Raymond Nonnat - tableau de Vicente Carducho - Musée du Prado.

Supplice de Saint Raymond Nonnat,
tableau de Vicente Carducho (musée du Prado, Madrid)

Enfin, Saint Pierre Nolasque ayant réussi à réunir la somme nécessaire à son rachat, Raymond fut libéré et rentra en Catalogne. 

Ayant été informé de l’héroïsme et du zèle de ce religieux exemplaire, le pape Grégoire IX le créa cardinal du titre de Saint-Eustache. Toutefois Raymond mourut peu après, épuisé par les peines et les mauvais traitements endurés, avant d’avoir reçu le chapeau cardinalice. Il avait trente-six ans.

Quelle magistrale leçon à l’adresse de ces chrétiens, de ces catholiques, de ces ecclésiastiques (parfois de haut rang) qui, aujourd’hui, prétendent que nous aurions le même Dieu que les mahométans, que l’islam serait une véritable religion, que son fondateur serait un prophète et que ses sectateurs seraient – en le suivant – sur une voie de salut équivalente à la Révélation chrétienne !
Quelle magistrale leçon à l’adresse de ces politiques – pour la plupart chrétiens apostats désormais inféodés à la maçonnerie ou aux lobbies mondialistes – qui favorisent le développement de cette secte, et qui l’instrumentalisent dans le but de contrer le rayonnement de la seule vraie religion et d’opposer un barrage au développement de l’Eglise (car c’est bien de cela qu’il s’agit dans le fond) !

Il n’y a qu’un seul et unique Sauveur du monde ; il n’y a qu’un seul et unique Rédempteur des âmes : le Christ Jésus, Notre-Seigneur !
Et tout ce qui n’est pas avec le Christ et ne travaille pas pour le Christ vient de l’antéchrist et travaille pour lui : « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi, et qui ne rassemble pas avec Moi disperse » (Matth. XII, 30).

Comment donc des chrétiens qui prétendent avoir la foi, comment donc des baptisés qui prétendent aimer Jésus, comment donc des consacrés – religieux, prêtres et évêques – qui ont, en principe, donné toute leur vie pour le saint service du Christ, unique Sauveur, et pour le salut des âmes, peuvent-ils – s’ils ont quelque reste d’intelligence, s’ils veulent être logiques et s’ils sont cohérents – répéter stupidement les sornettes d’un pseudo spiritualisme mondialiste et, malgré la défense formelle de Saint Paul, « former un attelage disparate avec les infidèles » (cf. 2 Cor. VI, 14) ?
En l’occurrence, il vaudrait peut-être mieux, pour leur propre salut, que leurs lèvres soient fermées par un cadenas, plutôt que de proférer des blasphèmes dont ils devront rendre compte au juste jugement de Dieu, et plutôt que d’égarer les âmes qui leur sont confiées dans des voies d’erreur et de perdition éternelle !

St Raymond Nonnat - Vicente Carducho - détail

Car la foi authentique de l’Eglise, depuis toujours, c’est que Dieu est Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit ; c’est que Notre-Seigneur Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, deux natures en une seule Personne : celle du Verbe de Dieu qui S’est incarné ; c’est que Jésus-Christ est réellement mort sur la Croix, offrant un sacrifice de rédemption ; c’est qu’en Lui, la divine Révélation a été accomplie en plénitude et achevée ; c’est qu’Il a fondé l’Eglise et institué les sacrements pour communiquer aux hommes Sa vie divine – la grâce – et leur permettre d’arriver au Ciel…
Tandis que la pseudo religion de Mahomet nie violemment toutes ces vérités, les combat, depuis son origine, et – pour les combattre – depuis toujours s’en prend aux chrétiens, les spolie, les réduit en esclavage, les viole, les égorge, les émascule, les éventre, les massacre… et quelques autres diaboliques joyeusetés de ce genre.

Alors bien évidemment, aucun chrétien authentique – AUCUN ! – ne peut, s’il lui reste un peu d’intelligence, de logique et de cohérence, et même s’il risque aujourd’hui d’être attaqué et traîné en justice pour « islamophobie », accepter que les Vérités révélées par Dieu soient niées de cette manière ou placées sur une espèce de pied d’égalité avec les prétendues révélations d’un faux prophète aux innombrables turpitudes.

C’est ici qu’il convient de rappeler en quels termes le pape Clément IV (+ 1268) écrivait au roi Jacques 1er d’Aragon (1208-1276) :
« On a des exemples de la dangereuse affaire qu’est d’avoir des musulmans dans vos domaines… Il est certes aussi raisonnable de garder chez soi des ennemis si perfides et malfaisants, ou même de les avoir pour voisins que de se mettre un serpent dans le giron ou le feu dans son sein… Votre Créateur (…) souffre pendant que ces musulmans célèbrent le nom de Mahomet parmi les chrétiens… Vous devenez votre propre adversaire si vous persécutez les musulmans dans leurs propres terres mais les protégez patiemment dans les vôtres. Une fois tout cela débattu (…) il est indubitable qu’il serait conforme à vos excellentes œuvres que vous exiliez ces gens hors des frontières de vos domaines » (note 1).

Rappel anachronique ?
Non ! car au nom du « vivre ensemble » (note 2) et d’une – plus qu’utopique – paix sociale fondée sur de fausses valeurs (les fameuses « valeurs de la république » dont on nous rebat les oreilles), non seulement des chefs religieux en viennent à occulter la Vérité du dogme révélé mais en viennent à prêcher l’accueil du loup dans la bergerie.
Je ne résiste pas, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, à vous inviter à écouter ce remarquable sermon du Révérend Père Henri Boulaud sj., prononcé
 il y a quelques semaines dans l’église des jésuites d’Alexandrie :

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Lors de l’effondrement de l’empire romain d’Occident, les évêques assurèrent tout à la fois la défense matérielle de la cité, la résistance spirituelle aux forces de dissolution, la survie alimentaire des populations commises à leur garde et l’avenir de l’Eglise dans la préservation de la foi reçue des Apôtres.
Mais aujourd’hui, à part un tout petit nombre – qui, en France, ne dépasse peut-être pas le nombre des doigts d’une seule main – , ceux qui sont supposés représenter le pouvoir spirituel, dans leur ensemble, semblent ne pas avoir ce qu’il faut là où il faut pour amorcer la plus petite ombre de résistance et la moindre démarche salutaire, tant pour la civilisation que pour les âmes !
Le modernisme a fait d’eux pis que des bovidés atteints d’encéphalite spongiforme et, avec une naïve béatitude revendiquée, ils ouvrent tout grand la porte de la Cité sur les remparts de laquelles ils ont été établis veilleurs et gardiens (car le mot évêque – épiscope – signifie gardien, veilleur) à ceux qui vont les égorger et qui vont massacrer le troupeau confié à leur garde…

Patte de chatLully.

Lire aussi « Non, ce n’est pas le même Dieu »,
témoignage de notre amie Marie-Magdeleine, convertie de l’islam, > ici

frise

Note 1 : Citation extraite de l’article de Wikipédia consacré au pape Clément IV > ici.
Note 2 : « Vivre ensemble », définition proposée par Frère Maximilien-Marie : « vaste escroquerie intellectuelle et spirituelle qui est une tactique des ennemis du véritable catholicisme et de la civilisation occidentale chrétienne, pour pousser les occidentaux (et spécialement les cathos) – après les avoir culpabilisés sur tous les points de leur histoire et après avoir dénaturé la charité surnaturelle en dégoulinade de « bons sentiments » bisounourstesques – à se laisser abuser de toutes manières, puis égorger avec une conscience béatement pacifiée…  »

Vous pouvez laisser une réponse.

5 Commentaires Commenter.

  1. le 2 octobre 2016 à 9 h 10 min Jean P. écrit:

    UN mois après, UN mois pour apprécier tant de bon sens, de logique criante de vérité.
    Tout est dit, confirmé par le P. BOULAUD, par M-Madeleine et autres liens.
    Trop grave et profond pour réagir vite!
    Et relire « Le Prix à Payer » de Joseph FADELLE, s’imprégner du faux prophète annoncé voulant renverser l’ordre divin.
    Et voilà l’église en crise, malade de ses contradicteurs.
    Mais la foi reste, la foi amènera la rédemption.
    Grand merci au Maître de Lully.

  2. le 1 septembre 2016 à 8 h 52 min Béa Kimcat écrit:

    Merci pour cet article sur la courte vie de Raymond Nonnat… et son enseignement…
    Bien cha(t)micalement.
    Béa kimcat

  3. le 1 septembre 2016 à 8 h 45 min Sylvie L. écrit:

    Je suis absolument d’accord avec vous, mon frère.
    L’islam est la religion du diable ; Mahomet est un faux prophète.
    Jésus nous avait avertis qu’après Lui viendraient des faux prophètes (Matthieu 7.15-20).
    Le Coran est rempli de messages haineux, qui appellent au meurtre. L’état islamiste ne fait qu’appliquer ce qui est écrit dans le Coran, ce livre Satanique.
    Sourate 4.89 : « Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et, s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans ! ».
    Et il y a plein d’autres versets de ce style.

  4. le 31 août 2016 à 17 h 35 min Eric M. écrit:

    Fabuleuse leçon de vérité et de vie.
    Il n’y a qu’un seul Dieu en trois personnes. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs, ceux qui flirtent avec l’islam sont des assassins, avec beaucoup de nos politiques comme complices.
    Tous les actes terroristes perpétués en France pouvaient être évités, surtout la décapitation de notre cher Père Hamel.
    Et ces hommes politiques osent se présenter aux élections. Votez pour un chrétien qui osera mettre notre Dieu en évidence, sinon ne votez pas, vous feriez le jeu de l’hypocrisie.

    Un grand moment d’espérance pourtant venant de Saint Bernard :  » Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, pensez à Marie… »
    Tout le reste est secondaire.

    Réflexion du Maître-Chat :
    « En ce qui concerne les élections, au Mesnil-Marie, et nous l’avons plusieurs fois fait remarquer dans les pages de ce blogue, selon les consignes claires données par le Comte de Chambord, nous ne nous compromettons pas avec la république et ses faux principes en allant « urner »…
    Ou, comme le disait feu Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon : « N’étant pas républicain, vous ne voudriez tout de même pas que je vote pour un président de la république ! » »

  5. le 31 août 2016 à 17 h 19 min Marie-Agnès L. écrit:

    Quel bel enseignement vous nous livrez aujourd’hui mais je devrais dire plutôt, comme d’habitude : Frère Maximilien, un grand merci ainsi qu’à vous, Maître-Chat !

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