« De ce trône de gloire où vous êtes assise, ne dédaignez pas d’abaisser encore sur nous vos regards… »

Prière à la Très Sainte Vierge
pour
la fête de sa glorieuse Assomption :

14 août, vigile de l’Assomption,
et mémoire de Saint Maximilien-Marie Kolbe, prêtre martyr.

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis, le texte d’une très belle prière que l’un de nos amis vient de porter à ma connaissance et qui m’a véritablement ravi : elle est extraite du « Diurnal ou Office Complet – latin et français – pour les laïques, à l’usage du diocèse de Bayeux, imprimé par ordre de Mgr. Ch.-Fr. Duperrier, évêque de Bayeux », publié en 1825.
Cette prière fait suite aux prières prescrites pour la procession du renouvellement du Voeu de Louis XIII (sensiblement les mêmes que ce qui a été publié ici > www), et elle me semble toujours pertinente et conforme aux nécessités actuelles de notre pays

Ingres : le voeu de Louis XIII

Ingres : le Voeu de Louis XIII

O Marie, ô la plus pure, la plus sainte et la plus auguste de toutes les créatures ! de ce trône de gloire où vous êtes assise, ne dédaignez pas d’abaisser encore sur nous vos regards. Du milieu des concerts de louange que forment en votre honneur les esprits célestes dont vous êtes la Reine, souvenez-vous encore de ces pauvres exilés dont vous êtes la Mère.

Après nous être réjouis avec toute l’Eglise de votre triomphe, nous venons avec toute la France nous prosterner à vos pieds, nous consacrer à vous de nouveau, et vous conjurer de renouveler aussi l’adoption que vous avez faite de chacun de nous. Il nous semble en ce moment entendre notre divin Sauveur nous adresser cette consolante parole : « Enfants, voilà votre Mère! »
O mon Dieu ! nous la recevons avec action de grâces cette Mère si bonne, si tendre, si compatissante et si digne d’être aimée. Nous lui jurons un amour vraiment filial.
Mais vous aussi, Vierge Sainte, entendez votre Fils qui vous dit : « Femme, voilà vos enfants ! »
O Marie ! recevez-nous pour votre famille, aimez-nous, protégez-nous, comblez-nous de bienfaits.

Hélas ! nous ne méritons plus, nous n’avons jamais mérité votre protection. Mais quelque ingrats, quelque criminels que nous ayons été et que nous soyons encore, pouvez-vous oublier que vous êtes Mère, que vous nous avez enfantés dans la douleur, que vous avez sacrifié pour nous ce que vous aviez de plus cher, Jésus-Christ votre Fils bien-aimé ?
Faites donc éclater encore en faveur de ce Royaume les miracles de grâce et de miséricorde dont la piété de nos pères fut récompensée par votre intercession.
Obtenez-nous de les mériter comme eux, en marchant sur leurs traces dans la simplicité de la foi, dans l’attachement inviolable à l’Eglise, dans la soumission parfaite aux Pasteurs légitimes, dans l’éloignement absolu de toute nouveauté de doctrine, dans l’horreur du péché, dans l’union des coeurs, dans la paix et les saintes douceurs de la charité.
Ramenez à Dieu ceux qui l’ont oublié, convertissez à la Religion ceux qui la combattent, fortifiez dans les voies droites ceux qui sont demeurés fidèles.
Rendez-nous une nation sainte et un peuple choisi. Donnez au Roi la sagesse, aux dépositaires de son autorité l’intelligence et la justice, au peuple l’obéissance aux lois et l’amour pour son Prince, afin que la France soit toujours le Royaume Très Chrétien, et l’heureux apanage du Fils Aîné de l’Eglise.

Misérable pécheur, je n’oserais pas vous adresser ma prière : mais je m’unis à tant d’âmes ferventes qui redoublent aujourd’hui de dévotion pour vous, et qui se consacrent à votre Saint Coeur avec un zèle tout nouveau.
O Mère de miséricorde ! ô Refuge des pécheurs ! ne rejettez pas mon offrande. Je veux aussi désormais être tout à vous. Je vous consacre aujourd’hui ma vie et tout ce qui est en moi. Je vous consacre mes parents et mes amis. Je vous consacre mes biens, mon industrie, mes travaux. 
Je ne vous demande qu’une chose : c’est que vous me preniez sous votre protection ; alors je ne craindrai rien, ni du côté de mes péchés, parce que vous m’obtiendrez le remède aux maux qu’ils m’ont causé ; ni du côté des démons, puisque vous êtes plus puissante que tout l’enfer ; ni du côté de mon Juge, parce qu’une seule de vos prières suffit pour l’apaiser.

Ainsi soit-il !

Armes de France

Autres prières ou textes accordés à la fête du 15 août :
1 – Textes traditionnels
pour la procession du renouvellement du Voeu de Louis XIII > www

2 – Lettre apostolique du Pape Pie XI
proclamant N.D. de l’Assomption patronne principale de la France > www

3 – Célèbre prière de l’abbé H. Perreyve :
« Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux… » > www

4 – Prière à N.D. de l’Assomption composée par le vénérable Pie XII > www
5 – Paraphrase du Salve Regina composée par Saint Bonaventure > www

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 15 août 2018 à 9 h 24 min Jean-Martin S. écrit:

    Glorieux anniversaire, cher Frère.
    Durant de nombreuses années, nous avons pu, en famille, passer quelques jours chez mon ami le Père Maurice AVRIL pour honorer Notre Dame de l’Assomption.

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