2014-49. C’est justement parce qu’il est religieux que mon blogue est politique !

Mercredi 14 mai 2014.
404e anniversaire de l’assassinat d’Henri IV le grand.
371e anniversaire de la sainte mort de Louis XIII le juste.

Rubens l'apothéose d'Henri IV - détail

Pierre-Paul Rubens : l’apothéose d’Henri IV le grand (détail)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce jour d’hui nous ramène deux grands (et doubles) anniversaires royaux : d’une part celui de l’assassinat d’Henri IV le grand, le 14 mai 1610, et donc de l’avènement de son fils Louis XIII ; et d’autre part celui de la sainte mort – assisté par Saint Vincent de Paul – de ce même Louis XIII le juste, le 14 mai 1643, et donc également encore de l’avènement du Grand Roi : Louis XIV.

Fleur de Lys

Dans la continuité de mes précédentes publications depuis le 23 avril dernier, je veux profiter de ces anniversaires pour quelques nouvelles clarifications.
En effet, parmi les critiques qui m’ont été adressées à l’occasion de ce que j’écrivais les 23 et 24 avril (ici > www et ici > www), il m’était reproché comme une incongruité – voire une inconvenance – que j’écrivisse sur des thèmes « politiques », alors que nous étions dans l’octave de Pâques, parce que l’on attendait de moi des textes uniquement spirituels accordés au temps liturgique…

La première réponse que j’ai à donner là-dessus, c’est que je n’oblige personne à me lire et que si, donc, certains n’en apprécient pas la teneur, ils n’ont qu’à s’abstenir ou s’arrêter de les parcourir – lorsqu’ils se rendent comptent que mes publications ne sont pas à leur goût – , plutôt que se donner à eux-mêmes des aigreurs d’estomac.

Il est aussi un second élément que je veux notifier : notre Frère Maximilien-Marie a proposé aux personnes qui le souhaitaient un parcours de carême en union avec le Refuge Notre-Dame de Compassion (cf. > www) ; les personnes intéressées ont donc pu, depuis le Mercredi des Cendres jusqu’au dimanche de Quasimodo inclus, recevoir quotidiennement dans leur boite aux lettres électronique un texte spirituel marquant la progression vers Pâques et cela s’est continué pendant tout l’octave de Pâques, puisque la fête de Pâques dure liturgiquement huit jours. C’était donc de ce côté-là qu’il fallait espérer des publications en rapport avec la liturgie.
Si vous voulez acheter des croquettes pour votre chat et que vous les cherchez dans la partie du magasin où l’on vend des conserves de légumes, ne reprochez pas aux vendeurs de ne pas proposer à la vente cet article que vous désirez, mais faites plutôt tout simplement l’effort d’aller voir dans le bon rayonnage ; et, si vous ne savez pas où il se trouve, demandez-le poliment à l’accueil !

P. de Champaigne Louis XIII couronné par la victoire

Philippe de Champaigne : Louis XIII couronné par la Victoire.

Au Mesnil-Marie, nous cherchons autant que possible à être cohérents.
Sans faire de confusion entre les domaines temporels et spirituels, mais parce que notre religion est celle de l’Incarnation, nos convictions religieuses ont le plus naturellement du monde des implications sociales et politiques (j’emploie ce mot dans son sens le plus noble, qui est aussi le plus général).

La distinction entre le temporel et le spirituel ne peut en aucune manière être une séparation absolue, de la même manière que la foi et les oeuvres ne peuvent être séparées : « Que servira-t-il, mes frères, que quelqu’un dise qu’il a la foi, s’il n’a point les oeuvres ? (…) La foi, si elle n’a pas les oeuvres, est morte en elle-même » (Jac. II, 14… 17).
Nous ne sommes pas adeptes du « césaropapisme », pas plus que de la « théocratie pontificale », mais nous n’adhérons pas non plus aux funestes erreurs qui enseignent la séparation de l’Eglise et de l’Etat, plusieurs fois condamnées – en particulier par les saints papes Pie IX et Pie X – .
Ainsi que l’a encore rappelé le vénérable Pie XII dans une phrase justement célèbre : « De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes ».

Mon blogue est donc « politique »,
justement parce qu’il est religieux !

Et si nous célébrons à Pâques le grand triomphe surnaturel et spirituel sur le mal, rien ne s’oppose – bien au contraire – à ce que, forts de cette grâce pascale et armés de la Sainte Croix victorieuse, nous dénoncions avec encore davantage de fervente pugnacité les forces maléfiques qui sont à l’oeuvre en nos temps, qui pervertissent la société, qui corrompent la civilisation, qui sont aujourd’hui diffusées et appliquées par des systèmes politiques téléguidés par les loges, et qui pourrissent l’âme de nos contemporains jusqu’à compromettre gravement leur salut éternel…

Charles le Brun apothéose de Louis le grand

Charles Le Brun : apothéose de Louis le Grand.

Notre ami Florian, dans les réponses qu’il a données aux questions que lui posait Monsieur F. Abed (entretien publié ici > www) a bien mis en valeur combien le Légitimisme harmonise le coeur, l’intelligence et l’esprit surnaturel : l’amour, la raison et la foi.

L’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) est le seul et unique mouvement politique qui soit absolument, intégralement, et en tous points, conforme à la doctrine traditionnelle de l’Eglise Catholique et à la tradition royale capétienne, mais ce n’est pas un « parti » et ce ne le sera jamais (parce que justement la « logique » des partis est une pratique issue des principes révolutionnaires).
Il est notoire – d’ailleurs nous ne cherchons pas à le cacher, puisque cela n’a rien de honteux ! – que, au Mesnil-Marie, nous sommes fermement attachés à la Légitimité et à ce que représente et défend l’UCLF.
Nos convictions légitimistes ne sont pas un attachement superficiel et sentimental à la seule personne de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, aîné des Capétiens, mais elles forment un corps de doctrine complet et parfaitement équilibré qui n’est ni plus ni moins que la conséquence rigoureusement logique de notre foi et une mise en oeuvre sociétale cohérente des principes spirituels qui nous animent.

Voilà pourquoi Frère Maximilien-Marie a pu déjà, en plus d’une occasion, affirmer qu’il était « entré en Légitimité » de la même manière qu’il était entré en religion. Ce pourquoi aussi l’anneau bénit dont est ceint son annulaire droit – anneau de profession religieuse en tous points comparable à ce qu’est l’alliance pour les époux – porte des fleurs de lys.

anneau de profession de frère Maximilien-Marie

J’en viens maintenant à quelques autres critiques qui m’ont été adressées, toujours au sujet de mes précédentes publications, dont le légitimisme indispose certains.

L’une d’elles portait sur l’accent de Monseigneur le duc d’Anjou, qualifié d’épouvantablement « espagnol ».
Je laisse tout spécialement mes amis et lecteurs hispanisants « apprécier » la profondeur intellectuelle et spirituelle d’une telle critique…
Nul doute que mon charitable censeur, s’il eut vécu en ces temps là, eût égalemement été un farouche opposant à l’accession au trône d’Henri IV, puisque celui-ci parlait avec l’accent béarnais !
Derrière le ridicule de cet argument pointe le pseudo « principe de nationalité », inventé de toutes pièces par les royalistes qui ont gobé les théories révolutionnaires – génératrices des plus basses formes de xénophobie – , à fin de barrer la route du trône à la branche aînée des Bourbons.
Ces nationalistes à l’esprit étriqué devraient toutefois se mieux informer : ils apprendraient que Monseigneur le Prince Louis possède la nationalité française, ainsi d’ailleurs que la Princesse Marguerite son épouse !

On m’a aussi écrit pour contester la mort de l’infortuné Louis XVII dans la prison du Temple, arguant que le coeur authentifié comme celui du pauvre petit Roi, et déposé depuis lors à la basilique nécropole royale de Saint-Denys, serait celui de son frère aîné, Louis-Joseph, mort le 4 juin 1789.
Aucun de ceux qui soutiennent cette théorie n’a jamais été capable de m’expliquer comment le coeur embaumé du fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette avait échappé, seul, au pillage de l’église du Val de Grâce où il avait été déposé, quelle histoire aurait été la sienne (puisqu’il n’existe pas l’ombre d’un document ou d’un témoignage à ce propos) jusqu’à sa réapparition, ni comment un coeur qui n’avait pas été plongé dans de l’alcool mais embaumé se retrouverait aujourd’hui durci par l’alcool et sans aucune trace d’embaumement…
Quant aux récentes remises en question de la mort de Louis XVII au Temple par le descendant et les sectateurs de Naundorff, prétextant d’une parenté génétique avec les Bourbons, dont « le Figaro » s’est imprudemment fait l’écho il y a peu de temps, sans vérification scientifique de telles allégations, voici les conclusions du professeur Cassiman, généticien de renom internationnal :
« Le profil de Hugues de Bourbon-Naundorff démontre clairement qu’il n’est pas un Bourbon. Tout au plus il appartient à un groupe de chromosome Y frère. Les SNP du chromosome Y indiquent que Hugues et les Bourbons ont un ancêtre commun… il y a quelques milliers d’années. Les STR ne peuvent être employés que pour déterminer des parentés récentes. De toute façon pour déterminer une parenté de moins de 500 ans, moins de 3 à 4 STR au maximum peuvent être différents. Ici il y en a 6. Il y a beaucoup d’erreurs techniques et d’interprétation. Le groupe R1b1a2a1ac n’existe pas… Cela démontre le manque d’expertise des auteurs. Donc les résultats obtenus par le laboratoire de Louvain selon lesquels Naundorff n’était pas Louis XVII sont confirmés. Pas besoin de réécrire l’Histoire ».

Monseigneur le Prince Louis à Saint-Denys devant le monument de Louis XVI

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, aîné des Capétiens,
à la basilique nécropole royale de Saint-Denys, devant le monument de S.M. le Roi Louis XVI.

Au deuxième dimanche de mai, nous avons fêté la solennité de Sainte Jeanne d’Arc, la sainte de la légitimité dynastique (voir ce que j’en écrivais ici, il y a trois ans > www) : puisse-t-elle, aujourd’hui encore où cela est plus que jamais nécessaire, intercéder et – du haut du Ciel – agir pour que, dans notre France menacée, se réalisent l‘unité des esprits dans la vérité et l’union des coeurs dans la charité.

Lully.                        

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

 

Vous pouvez laisser une réponse.

2 Commentaires Commenter.

  1. le 31 janvier 2016 à 18 h 13 min Anne-Marie B. écrit:

    J’ai l’immense joie d’affirmer que pendant ma carrière d’enseignante je me suis interrogée, concernant la vie et l’oeuvre de LOUIS XVII.
    Ne trouvant pas de réponse, j’ai creusé la question avec constance et j’ai bien compris le malheur et le décès de cet enfant traité avec une sauvagerie distillée. Le petit Roi m’a ouvert la voie, depuis je découvre avec une dégustation particulière la vérité de notre histoire.
    Monseigneur LOUIS XX nous éduque peu à peu.
    Une reconnaissance sincère pour son travail.

  2. le 14 mai 2014 à 21 h 50 min J.-P. G. écrit:

    Avec certains membres des cercles U.C.L.F. , nous sommes tous confrontés à ce problème d’une descendance de Hugues de Bourbon Naundorff.
    Grâce aux conclusions du professeur Cassiman, généticien, nous allons donc pouvoir mettre fin à ce problème.
    Merci donc à vous, frère Maximilien-Marie, car je ne connaissais pas cette information.

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