2014-28. Réflexions félines et citations – février 2014.

Vendredi 28 février 2014,
Fête de la translation de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

Mont Mézenc depuis Soutron 23 février 2014

Le Mont Mézenc enneigé contemplé depuis le seuil de la chapelle de Soutron (1140 m d’altitude)
- dimanche 23 février 2014 -

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dernier jour de février : voici quelques unes des réflexions que je me suis faites au cours de ce mois écoulé ; voici quelques citations remarquables qui ont nourri ma réflexion ou ma méditation…

patte de chat

Les temps que nous vivons sont marqués par de grandes épreuves pour les fidèles. Nous devons même nous attendre à voir ces épreuves croître en nombre et en intensité…
Alors, il est bon de lire sereinement ces paroles de notre glorieux Père Saint Augustin (Cité de Dieu, livre I, chap. 8) :

« Comme un même feu fait briller l’or et noircir la paille, comme un même fléau écrase le chaume et purifie le froment, ou encore, comme le marc ne se mêle pas avec l’huile, quoiqu’il soit tiré de l’olive par le même pressoir, ainsi un même malheur, venant à tomber sur les bons et sur les méchants, éprouve, purifie et fait resplendir les uns, tandis qu’il damne, écrase et anéantit les autres. C’est pour cela qu’en une même affliction, les méchants blasphèment contre Dieu, les bons, au contraire, Le prient et Le bénissent : tant il importe de considérer, non les maux qu’on souffre, mais l’esprit dans lequel on les subit ; car le même mouvement qui tire de la boue une odeur fétide, imprimé à un vase de parfums, en fait sortir les plus douces exhalaisons. »

patte de chat

Confiteor Deo omnipotenti, beatae Mariae semper virgini…
Je confesse à Dieu tout puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge…

La foi chrétienne, divinement révélée, est très précise, très réaliste.
La formulation de la Vérité révélée ne peut se permettre de manquer de rigueur : chaque mot, avec ses nuances propres, a été choisi de manière minutieuse et doit être compris avec la même rigueur qui l’a fait choisir.
Si on ne s’impose pas cette rigueur on risque de trahir la Vérité révélée par Dieu ; et si l’Eglise a toujours été très stricte sur ce point, ce n’est pas pour le plaisir de couper les cheveux en quatre !

Dire de Marie qu’elle est « toujours vierge » n’est pas une abstraction. Ce n’est pas non plus une expression symbolique.
Dire « Marie toujours vierge », n’est pas exactement la même chose que dire « la vierge Marie ».
Le mot « vierge » est un mot quasi technique, il a un sens précis, il exprime une réalité matérielle, corporelle, physique : il désigne l’intégrité de l’hymen. Difficile de faire plus concret !
Voilà pourquoi dire « Marie toujours vierge », n’est pas exactement la même chose que dire « la vierge Marie ».

La virginité perpétuelle de Notre-Dame est un dogme : celui qui ne croit pas que Marie a été vierge AVANT, PENDANT et APRES l’enfantement, n’a pas la foi catholique, n’est pas catholique !

Dans la liturgie traditionnelle nous ne disons jamais que : « la bienheureuse Marie toujours vierge ».
Dans le texte latin original du nouveau rite, on trouve aussi « la bienheureuse Marie toujours vierge » ; mais, dans sa traduction française, on n’a plus que « la vierge Marie ».
De fait, on se rend compte qu’un grand nombre de fidèles qui vont à la nouvelle messe en français n’ont pas la foi dans la virginité perpétuelle de Marie : dans le meilleur des cas ils croient qu’elle a conçu le Fils de Dieu en étant vierge, mais ils ne croient pas qu’elle est restée vierge pendant et après l’enfantement.

Ce simple mot – toujours – , omis dans les traductions françaises, est lourd de beaucoup de choses : une omission qui concourt à la perte de la foi catholique…
Inconscience ou bien propos délibéré, de la part des traducteurs et des évêques qui ont approuvé ces traductions ?
Dans tous les cas, un exemple précis parmi bien d’autres qui, pour moi, démontre qu’il vaut mieux s’abstenir d’assister à la messe dans le nouveau rite : toujours !

Statue terrasse Mesnil-Marie

Statue de la Madone saupoudrée de neige
- terrasse du Mesnil-Marie, 4 février 2014 -

Nous assistons à la décadence accélérée, au pourissement et à la désagrégation de la république, de la démocratie occidentale, de toutes les pseudo-institutions nées de la sinistre révolution et des prétendues « lumières ».
Je ne vais pas m’en plaindre.
Je ne vais pas pleurer sur la décadence de la république, ni me lamenter sur le pourissement de ses institutions.
Je m’en réjouis même… et j’en conçois les plus vives espérances !

« Nisi Dominus… – Les moeurs et les institutions humaines atteignent parfois à un tel degré d’aberration que Dieu ne peut plus manifester sa pitié qu’en détruisant. La grâce alors rentre dans l’homme par le chemin de la foudre. Il est des êtres, des peuples et formes de civilisation dont Dieu ne peut habiter que les ruines » (Gustave Thibon, in « L’Echelle de Jacob » chap.9 – Idolâtrie).

patte de chat

Le piteux locataire de l’Elysée a annoncé de prochaines « panthéonisations », ces sinistres et pitoyables copies laïcardes et gauchistes des canonisations.

I – Sur Internet, il y a déjà plusieurs mois de cela, une « consultation du peuple » avait été lancée, en particulier pour demander quelle(s) femme(s) pourrai(en)t bien faire l’objet de ces honneurs républicains.
Avec quelques amis, je vous l’avoue en riant, nous en avons bien profité : puisque on nous demandait notre avis, nous ne nous sommes vraiment pas privés de le donner !!!
En l’occurrence, nous avons rappelé que le « Panthéon » est avant tout la basilique de Sainte Geneviève, spoliée et profanée, et que la république pourrait :
a) d’abord, pour faire oeuvre de justice, commencer par rendre son église à la céleste protectrice de Paris et mère spirituelle de la France catholique,
b) ensuite donner comme modèles, à la France d’aujourd’hui, les vraies grandes héroïnes de son histoire (histoire qui n’a pas commencé en 1789), et nous nous plûmes à en dresser des listes qui ont dû être fort urticantes pour certains membres de la commission des « panthéonisations » chargés de lire les réponses à la « consultation populaire »…

II – L’un de nos amis a eu une réflexion qui m’a bien plu, et que je m’autorise à reprendre ici : nous pouvons, en définitive, nous amuser de voir des gauchistes anticléricaux s’acharner à vouloir faire reposer sous une Croix (car la Croix domine toujours le dôme de ce qu’un autre de nos amis appelait « le cendrier national ») les restes des « bouffeurs de curé », athées et ennemis du catholicisme dont ces gouvernants se réclament…

III – A l’annonce de ces futures « panthéonisations », quelques viragos – féministes en diable (l’expression me semble particulièrement adaptée) – ont élevé la voix pour dénoncer une fausse « parité ». Mécontentes parce que les prochains panthéonisés seront deux femmes et deux hommes, elles affirment que la sacro-sainte et incontournable parité ne sera qu’apparente puisque cela ne concourra, en définitive, qu’à  maintenir le déséquilibre total entre les hommes et les femmes panthéonisés : ces dames eussent préféré que l’on ne panthéonisât plus que des femmes, jusqu’à ce que l’on arrive à une stricte égalité numérique entre les deux sexes dans les caves du « cendrier national » !
Il y a, ce me semble, une mentalité singulièrement rétrograde et simplistement vieux jeu de la part de ces féministes, pour s’acharner de la sorte à classer le genre humain en hommes et en femmes.
Désormais éclairés par la lumineuse théorie du « gender », et répondant aux bienfaisantes revendications des collectifs LGTB, ne serait-il pas pas plus judicieux et plus « porteur d’avenir » de militer pour une absolue parité qui tienne compte de la totalité des multiples facettes de « l’identité sexuelle » ?
Moi, donc, je dis oui à une parité totale, rigoureuse et absolue dans laquelle on prenne en compte : soit le fait qu’un homme s’est pleinement senti homme, soit qu’une femme s’est pleinement sentie femme, soit qu’un homme s’est perçu comme une femme, soit qu’une femme s’est perçue comme un homme, soit que l’homme qui s’est perçu comme femme s’est travesti ou pas, soit que la femme qui s’est perçue comme homme s’est travestie ou pas, soit que l’homme ou la femme qui se sont perçus de l’autre sexe ont osé la transexualité (ou pas)… Et puis, pendant que nous y sommes, établissons aussi une parité qui tienne compte non seulement du « genre » et de ses déclinaisons, mais aussi du fait que l’on soit « homo », « bi » ou « hétéro », ou bien adepte de l’échangisme, des pratiques sado-masochistes ou de la zoophilie… etc. …etc.
Toute autre manière de procéder de la part des autorités républicaines ne pourrait finalement être que gravement discriminatoire et liberticide !

Scapulaire Sacré-Coeur

Pour revenir à des choses plus sérieuses, je ne veux pas manquer de rappeler que ce 28 février 2014 où je vous écris, marque le deux-cent-vingtième anniversaire du massacre perpétré aux Lucs-sur-Boulogne par les colonnes infernales.

« Les colonnes infernales, meutes de démons,
promènent leurs saturnales dans tous les cantons.
C’est une traque émouvante, par les champs, les bois ;
La misère et l’épouvante d’un peuple aux abois… »
(complainte des Lucs – Frère Gabriel-Marie Gauvrit)

Je ne peux que vous encourager à lire le résumé des évènements de ce 28 février 1794 qui a vu périr, au nom de la liberté révolutionnaire, 564 fidèles catholiques, parmi lesquels se trouvaient 109 enfants de moins de 7 ans !
Je vous renvoie au récit et à la liste des victimes publiés sur le site du Cercle Robert de Baudricourt, ici > massacre des Lucs.

« Dans l’amour de Notre Dame et pour Jésus-Christ,
Dans la Foi que tous proclament, tous ils ont péri ;
Sacré-Cœur sur la poitrine, chapelet au cou,
Ils sont morts pour leur doctrine, fermes jusqu’au bout… »
(complainte des Lucs)

St Fulgence fait transporter le corps de St Augustin à Cagliari

Saint Fulgence de Ruspe faisant transporter le corps de Saint Augustin à Cagliari
(bas relief du monument renfermant les reliques de Saint Augustin – Pavie, basilique San-Pietro in Ciel d’Oro)

28 février :
Comme je l’ai signalé en tête de cette chronique, pour ce qui nous concerne, nous fêtons liturgiquement aujourd’hui la « translation de notre Bienheureux Père Saint Augustin », c’est-à-dire que nous célébrons la manière dont furent sauvées ses reliques.

Rappelé à Dieu le 28 août 430, Saint Augustin fut inhumé à Hippone, sa ville épiscopale.
Mais à la fin de ce même Ve siècle, les Vandales ariens persécutèrent les catholiques d’Afrique du Nord : ils déportèrent un grand nombre d’évêques, parmi lesquels Saint Fulgence de Ruspe. C’est lui qui, pour empêcher leur profanation, emporta en Sardaigne où il était exilé, les restes mortels de Saint Augustin qui furent déposés dans la basilique Saint-Saturnin de Cagliari.
Cependant, en 722, alors que les Sarrasins ravageaient la Sardaigne, le Roi des Lombards Luitprand résolut à son tour d’arracher ces précieuses reliques aux profanations, et les fit transporter à Pavie, dans l’église appelée Saint-Pierre au Ciel d’Or (San-Pietro in Ciel d’Oro), où elles se trouvent toujours, entourée d’une grande vénération.

En avril 2007, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, lui-même fervent augustinien, se rendit en pèlerinage à Pavie pour se recueillir devant les reliques du « Docteur de la grâce ».
Voilà pourquoi j’ai mis ci-dessous, en ce premier anniversaire du jour où l’abdication de Sa Sainteté le pape Benoît XVI a été effective (28 février 2013), une photographie de ce vénéré Pontife en prière auprès des reliques de notre glorieux Père.

« Augustin, lumière des Docteurs, soutien de l’Eglise,
marteau des hérétiques, vase de science incommensurable,
nous vous en prions, intercédez auprès de Dieu pour vos fidèles enfants. »
(antienne du Benedictus)

patte de chat Lully.

Benoît XVI vénérant les reliques de St Augustin à Pavie

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI en prière devant les reliques de Saint Augustin
- Pavie, le dimanche 22 avril 2007 -

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 28 février 2014 à 15 h 49 min Robert M. écrit:

    J’ai mis moi-même beaucoup de temps … à comprendre et admettre sans difficulté la naissance virginale du Christ … car j’ai été égaré par les sous-entendus des jésuites de mon jeune temps …

    Maintenant que le Saint-Esprit a fini par me « dessaler » … je pense qu’un des critères pour reconnaître la vraie Foi … est d’avoir compris l’importance de cette naissance qui fait de l’Homme-Dieu Jésus un homme pas comme les autres … sinon il n’aurait été qu’un homme inspiré, un prophète, … mais aurait été pécheur comme nous autres, à cause de l’héritage des péchés … que nous appelons péché originel, … car chacun des péchés commis depuis le début … plus nos propres péchés … contribuent à corrompre et affaiblir toute l’humanité …

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