2012-87. Quare fremuerunt gentes?

Lundi 17 décembre 2012,
Fête de Saint Lazare le ressuscité, premier évêque de Marseille.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Mes dernières publications datent de la fin du mois de novembre et, d’ailleurs, je ne vous ai pas encore adressé, ainsi que je le fais ordinairement, de compte-rendu des activités du Mesnil-Marie pour ce mois de novembre 2012…
Plusieurs raisons que je ne vais pas détailler ici m’ont poussé à surseoir : ce n’est que reculer pour mieux sauter!

En attendant, je vous dédie cette photo prise par Frère Maximilien-Marie, hier -dimanche de Gaudete -, à la cathédrale du Puy où, après la Sainte Messe latine traditionnelle, il est allé déposer aux pieds de la Madone, toutes les intentions qui nous sont recommandées…

2012-87. Quare fremuerunt gentes? dans Commentaires d'actualité & humeurs nd-du-puy-gaudete-16-dec.2012

Notre-Dame du Puy, dimanche 16 décembre 2012 : la Vierge Noire dans sa parure du dimanche de Gaudete

Les actuelles agitations politiques et sociétales suscitent de nombreux publications et commentaires sur lesquels je ne veux pas surenchérir en ce moment, étant bien persuadé que vous avez tous de « bonnes lectures » qui vous permettent d’échapper à la tyrannie du prêt à penser et que, chacun, vous avez assez de conscience, de discernement et d’intelligence pour ne pas vous laisser abuser par les sirènes des divers conformismes… 

Aujourd’hui, je voudrais seulement attirer votre attention sur l’actualité et la pertinence du Psaume II : ce psaume que, depuis la plus haute antiquité, l’Eglise nous fait chanter au début des matines de la Nativité : « Quare fremuerunt gentes? pourquoi les nations ont-elles frémi? » 
Certes, la raison principale du choix de ce psaume se trouve au verset 7, lequel est aussi l’introït de la Messe de la Sainte Nuit : « Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te. Le Seigneur m’a dit : Vous êtes Mon Fils, Moi, aujourd’hui, Je Vous ai engendré… »

Mais la sublime prophétie ainsi chantée par le roi David, est proférée dans un contexte bien précis. L’émerveillement devant le mystère de l’Incarnation ne peut ni ne doit nous le faire oublier.
Ce contexte est celui d’une révolte généralisée de ceux qui gouvernent la terre contre Dieu et contre Ses lois
Ce contexte est celui du refus d’une loi morale qui primerait sur la loi civile, pour reprendre les termes mêmes d’un ancien président de la république (dont la rumeur dit que la confusion l’a désormais saisi, ce qui n’est pas sans correspondre à ce qu’annonce encore ce Psaume II en son cinquième verset…).

Voici une traduction française de ce Psaume II, calquée au plus près sur le texte de la Vulgate que nous avons au bréviaire traditionnel :

1 . Pourquoi les nations ont-elles frémi
et les peuples ont-ils médité des choses vaines?

2 . Les rois de la terre se sont levés,
et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre Son Christ :

3 . « Rompons leurs liens (ont-ils dit),
et rejetons loin de nous leur joug! »

4 . Celui qui habite dans les Cieux se rira d’eux,
et le Seigneur les tournera en dérision.

5 . Alors il leur parlera dans sa colère
et dans sa fureur Il les plongera dans la confusion. 

6 . Pour moi, j’ai été établi par Lui roi sur Sion Sa montagne sainte,
annonçant Ses préceptes.

7 . Le Seigneur m’a dit : « Vous êtes Mon Fils,
c’est Moi qui aujourd’hui vous ai engendré.

8 . Demandez-Moi, et Je vous donnerai les nations en héritage,
et en possession les extrémités de la terre.

9 . Vous les gouvernerez avec une verge de fer,
et vous les fracasserez comme un vase de potier ».

10. Et maintenant, ô rois, comprenez ;
instruisez-vous, ô vous qui jugez la terre!

11. Servez le Seigneur dans la crainte,
et exultez en Lui avec tremblement.

12. Embrassez la discipline (de Ses lois), de crainte qu’un jour le Seigneur ne s’irrite,
et que vous ne périssiez hors de la voie de la justice.

13. Lorsque dans peu de temps Sa colère s’enflammera,
bienheureux tous ceux qui auront mis en Lui leur confiance!

* * * * * * *

Noël est dans une semaine.
Pour les chrétiens authentiques, en considération des remous du monde et des frémissements de la société civile, en considération de la manière dont les dirigeants des nations, leurs gouvernements et leurs parlements se lèvent et se liguent contre le Seigneur et contre Son Christ, en considération des agitations blasphématoires de plus en plus ouvertes que soulève le plus élémentaire rappel de la Loi divine, cette fête peut être – à vues humaines – voilée d’inquiétudes bien naturelles…

Alors, ne l’oublions pas : la fête de Noël ne renouvelle pas la naissance de Jésus, elle la célèbre. Et la célébration de la Nativité n’est pas un « anniversaire » à la manière dont nous fêtons nous-mêmes le jour de notre naissance, mais elle est le gage de la seconde venue du Christ Sauveur ; Il est venu et Il reviendra ; Sa première venue nous donne la certitude de Son second et définitif avènement. « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et Son Règne n’aura pas de fin ! »
La grande confiance, la ferme espérance et l’inaltérable joie des chrétiens résident dans leur certitude absolue de la venue du Christ triomphant et définitivement glorieux qui, s’ils ont été fidèles, les introduira dans Son Royaume éternel et terrassera pour l’éternité l’empire du mal : la naissance à Bethléem n’est que le prélude de cette venue-là qui réduira à néant tous les frémissements des nations et toutes les conspirations des chefs d’états, parlements et législateurs de la terre contre le Seigneur et contre Son Christ.

patteschats Christ glorieux dans Lectures & relecturesLully.

Ci après, le texte complet du commentaire de notre glorieux Père Saint Augustin
consacré à ce Psaume deuxième > www.

Vous pouvez laisser une réponse.

1 Commentaire Commenter.

  1. le 17 décembre 2012 à 16 h 31 min Daniel A. écrit:

    En outre

    « À travers toutes les détresses, au milieu des pires désastres, fût-ce au fond des catacombes, et serait-ce dans les ruines de ses basiliques, l’Eglise ne pourrait connaître et ne voudrait célébrer que la joie.

    « Depuis que lui a été donnée une conscience lumineuse de la félicité sans borne où se répand la vie de Dieu, elle a pris de la joie un goût si vivace que même sur terre il ne lui passera jamais. Et elle chante, elle chante la victoire définitive, impérissable de son Seigneur, qui triomphe toujours du péché, et, grâce à l’amour, tire de la souffrance même, avec sa gloire, la béatitude de ses serviteurs.

    Soyons sûrs, comme de la solidité des cieux, de la puissance créatrice de cette foi que nous portons ainsi dans un vase d’argile. Elle demeure la seule efficience pour le bien qui soit au monde. Oui, dans les âges qui viennent, ces âges au front d’airain et au poing d’acier, il n’y aura que cette force impondérable mais invincible pour retenir Dieu et sa bonté sur terre. »
    Dom G. Aubourg Pentecôte 1943

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