2011-65. Chronique du mois d’août 2011 au Mesnil-Marie.

Mardi 30 août 2011, fête de Saint Julien de Brioude.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Le mois d’août s’achevant, je vais donc – conformément à mes habitudes – vous relater les évènements les plus marquants de ces dernières semaines en notre « Mesnil-Marie« .

D’une manière générale, et comme je vous l’écrivais dans ma précédente chronique en juillet (cf. > www), ce mois a encore été illustré par de nombreux passages (voire petits séjours) d’amis.

C’est pour nous une joie d’autant plus grande lorsqu’il s’agit d’amis prêtres puisque alors, fort logiquement, cela signifie que nous bénéficions de la célébration de leur « messe privée » dans notre oratoire : les prêtres dont l’amitié nous honorent n’appartiennent pas en effet à la catégorie de ceux qui considèrent que la célébration de la messe quotidienne est facultative, et ne sont pas davantage de ceux qui, lorsqu’ils peuvent prendre quelques jours de repos, estiment aussi devoir mettre la messe en vacances!

Sainte Eucharistie

A ce propos, et pour commencer par une anecdote tristement significative, un ancien évêque de Viviers, Monseigneur Jean Hermil – celui-là même dont feu Monsieur l’Abbé Bryan Houghton disait qu’il n’était pas un mauvais homme mais n’avait pas beaucoup de religion (cf > www), avait lui-même raconté à ses séminaristes (au temps, maintenant révolu, où il y en avait encore dans ce diocèse) que, lors de vacances qu’il avait prises pendant l’été, il avait décidé, un dimanche, de se rendre à la messe paroissiale de son lieu de villégiature.
Tout laisse supposer qu’en semaine Son Excellence ne célébrait pas ou bien se concoctait une liturgie sur mesure dans sa chambre d’hôtel…

Quoi qu’il en soit, ce dimanche là, l’évêque s’en fut à la paroisse ; il y alla – précisait-il lui même – en se rappelant que lorsqu’il était curé de paroisse il n’aimait pas que les fidèles arrivassent en retard, et qu’il convenait donc qu’il fût présent dans l’église avant le début de la cérémonie.
Monseigneur – qui était en civil (il l’était de manière habituelle!) – arriva donc avec un peu d’avance et s’assit sur un banc de la nef.

Or le curé du lieu, voyant ce monsieur qui était entré dans l’église avec un peu d’avance, s’approcha et lui demanda… de faire la lecture!
Monseigneur Hermil racontait alors en riant à ses séminaristes que la situation lui avait posé un « cas de conscience » : il ne voulait pas opposer un refus au prêtre, mais il pensait intérieurement que, si des diocésains de Viviers se trouvaient en vacances en ce même lieu et assistaient à cette messe, ils seraient peut-être choqués de voir leur évêque en pékin faire la première lecture, et il se disait en même temps en son for intérieur qu’il ne voulait pas scandaliser ce brave homme de curé (sic) en lui avouant qu’il était lui aussi prêtre, et non seulement prêtre mais évêque, parce que le dit curé n’aurait sans doute pas compris que Son Excellence ne se fût point présentée à la sacristie pour présider la concélébration!
Monseigneur, qui trouvait la situation spécialement comique, se garda bien de se nommer, courut le risque d’étonner ceux qui pourraient le reconnaître et s’en fut donc bravement lire la première lecture…

En introduction de cette anecdote, absolument véridique, je vous disais qu’elle était tristement significative.
Significative des étranges égarement d’esprit auxquels conduit le modernisme
, et aussi profondément attristante à plus d’un titre : il est déjà triste de penser qu’un évêque arrive à une telle perte de compréhension de son propre sacerdoce, et il est tout aussi affligeant qu’il veuille en faire état, comme l’occasion d’une bonne tranche de rigolade, devant des séminaristes alors qu’il eût au contraire fallu leur donner une haute idée de la prêtrise et de ses exigences!
Je tenais toutefois, malgré la douleur et le scandale que ce genre de récits peut susciter (et malgré les risques que j’encours à le faire), vous le rapporter : cela semble totalement surréaliste, mais si je ne le fais pas cela risque d’être enfoui dans les oubliettes de l’histoire jusqu’au jour du jugement dernier, et ceux qui, dans quelques années, auront à faire le bilan de cette période pourraient manquer d’éléments concrets pour comprendre pourquoi certains diocèses se sont ainsi effondrés. Le poisson (Ichtus) pourrit toujours par la tête!

Sainte Eucharistie

Mais j’en reviens à ma chronique. J’avais donc commencé à vous parler du passage d’amis prêtres en notre « Mesnil-Marie » et je voulais vous raconter comment la divine Providence a entendu un souhait de Frère Maximilien-Marie.

Lully devant l'autel de Sainte Philomène

(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format)

Vous le savez, c’est une habitude que j’ai prise lorsque j’étais un chaton (cf. > www), j’aime à accompagner mon papa-moine à l’oratoire quand il y fait ses oraisons.
Dans notre oratoire provisoire, j’ai une chaise qui m’est spécialement attribuée, à côté de son prie-Dieu, juste devant l’autel provisoire de Sainte Philomène (photo ci-dessus).

Le mercredi 3 août, Frère Maximilien-Marie, à la fin de son oraison, se disait que ce serait vraiment bien si un prêtre pouvait venir chez nous le 11 août, afin d’y célébrer la messe de Sainte Philomène.
Il ne voyait toutefois pas qui pourrait être disponible. Alors il s’est tourné vers la statue de Sainte Philomène et il a dit : « Après tout, c’est vous que ça concerne le plus! Donc si vous voulez que cela se fasse, débrouillez-vous! »

Il faut croire que Sainte Philomène n’a pas été mécontente du procédé puisque le lendemain même, à midi et demi en rentrant du marché, Frère Maximilien-Marie découvrait sur notre répondeur téléphonique un message laissé par un prêtre ami demandant à venir trois jours au « Mesnil-Marie » : vous surprendrai-je si je vous dis que la date de la fête de Sainte Philomène était incluse dans ces trois jours?

Le 11 août donc, date à laquelle, et quoi qu’on en ait dit, il est toujours permis de célébrer la fête de Sainte Philomène, nous avons chanté la messe en présence de quelques amis (dont une fillette prénommée Philomène).
A l’issue de la célébration, nous nous sommes tous mis à genoux devant son autel pour la récitation des litanies de Sainte Philomène et, comme vous pouvez le constater, j’étais moi aussi très attentif à cette supplication…

Récitation des litanies de Sainte Philomène

(Cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format)

Parmi les autres faits religieux marquants de ce dernier mois d’août, il y a eu, bien sûr, la grande et belle fête de l’Assomption de Notre-Dame.
Elle fut célébrée avec une très grande ferveur dans notre « paroisse rituelle » et j’étais très fier que Frère Maximilien-Marie puisse concourir à la beauté de la cérémonie en y apportant les plus beaux de nos ornements et le reliquaire contenant une parcelle du Voile de Notre-Dame que les fidèles furent heureux de vénérer après la Procession du Voeu de Louis XIII.

15 août 2011 : retour de la procession dans l'église

Le lendemain de l’Assomption, c’est la fête de Saint Roch : un saint qui est traditionnellement très aimé et vénéré en nos contrées qu’il protégea à maintes reprises des épidémies.
Tous les 16 août, donc, Frère Maximilien-Marie, aime se rendre au pèlerinage qui a lieu en son honneur à Antraïgues-sur-Volane et dont je vous avais déjà parlé en 2009 (cf. > www) en publiant quelques clichés de la chapelle.
En ce qui me concerne, vous savez que je n’aime pas du tout les chiens, par lesquels j’ai été coursé à plusieurs reprises et qui m’inspirent une véritable terreur. Il n’y a que celui de Saint Roch dont je supporte la « présence » en notre « Mesnil-Marie » : parce que la grande sainteté de son maître a déteint sur lui et qu’il reste bien sage, toujours immobile et silencieux à ses pieds!

Reliquaire de Saint Roch au Mesnil-Marie

Reliquaire de Saint Roch exposé dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Pour ce qui est des activités qui tout en n’étant pas étrangères au domaine religieux présentent en même temps un aspect culturel, Frère Maximilien-Marie, au cours de ce mois d’août, a assuré deux visites-promenades « Sur les pas du Grand Chanéac« .
Il a aussi animé dernièrement un modeste « concert spirituel », présentant le chant grégorien à travers quelques pièces simples et variées couvrant toute l’année liturgique, qu’il a expliquées et interprétées.

Dans le même registre, je dois mentionner que notre Frère a eu les honneurs de la presse non seulement pour les activités que j’ai mentionnées au paragraphe précédent, mais aussi parce que l’association des « Amis du Mézenc » a publié dans son 23ème cahier (publication annuelle qui est très attendue par les régionalistes) le « Conte du Mézenc farceur et des nuages chatouilleux » que Frère Maximilien-Marie a composé à partir de la remarque d’un petit enfant…

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(Cliquer sur la photo ci-dessus pour la voir en plus grand format)

Quelques autres nouvelles rapides pour terminer : dans la nuit du 2 au 3 août nous avons ressenti les effets d’un tremblement de terre d’une magnitude de 3,7 dont l’épicentre se trouvait dans le sud de notre Vivarais, mais il n’y a fort heureusement eu aucun dégâts à déplorer ; dans les derniers jours de la lune décroissante d’août – période favorable recommandée par les savoir-faire ancestraux – tous les hommes de notre hameau ont procédé au grand nettoyage de notre béalière (ce petit canal très ancien auquel nous devons notre alimentation en eau), mais de cela je compte bien vous reparler très bientôt ; et puis nous avons eu la semaine dernière des orages particulièrement violents, dont l’un des effets a été la mise à mort de nos appareils téléphoniques

chauve-souris gif

Savez vous ce qu’est une pipistrelle?
Pour le chat théologien que je suis, il avait d’abord semblé que c’était (analogiquement) aux souris ce que les anges sont aux hommes.

Mais Frère Maximilien-Marie m’a fait tout un cours sur elles : il m’a expliqué combien ces mammifères très sympathiques (dont les dames ont absolument tort d’avoir peur) sont utiles et nécessaires.
Tout ceci parce que, à plusieurs reprises ces dernières nuits, il est arrivé que certaines d’entre elles entrent chez nous et que j’ai alors fait un raffut considérable à leur courir après et en sautant pour les attraper.
Cela a réveillé mon papa-moine qui a dû se lever et m’a enlevé celle dont j’avais réussi à me saisir au vol ; il l’a remise en liberté après s’être assuré qu’elle n’était pas blessée et il m’a sévèrement défendu de leur faire le moindre mal !

Pipistrelle commune

Et voilà, j’ai achevé le tour d’horizon de ce mois d’août 2011. Mais je ne veux pas vous quitter sans vous recommander d’abord très vivement de vous unir à la neuvaine préparatoire à la fête de Notre-Dame de Compassion, Notre-Dame des Sept Douleurs, du 6 au 14 septembre > www.

En toute amitié,

                                                     pattes de chatLully.

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Appel à l’aide :
Aidez-nous à finaliser les travaux de la Crypte Sainte Philomène et à régler les factures des artisans auxquels il nous est nécessaire d’avoir recours

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 6 septembre 2011 à 0 h 28 min Iolire écrit:

    Me revoici donc -après plus de de deux mois d absence – auprès de vos congénères domestiques; Après avoir entendu les récits de Dali et Mister Flynn, c est avec grand bonheur que je retrouve votre chronique cher Maître Chat Lully !

    Je ne manque pas de remarquer votre appel à l aide pour le règlement des factures des artisans; Je ne peux m empêcher de penser à l enseignement insistant que j ai reçu d un religieux : « N hésitez pas de demander… demandez encore et toujours et vous recevrez ». Comme cela est vrai ! Demander, non pas pour son plaisir ou par pure envie mais demander parce que dans son fort intérieur est enracinée Sa très Sainte Volonté qui SEULE permet des « réalisations » et à des moments souvent inattendus. C est cela la Providence. La Sainte Providence qui a besoin d’ »outils » pour s exprimer (sinon comment saurions-nous qu’Elle existe?!)
    Chacun de nous se doit d’exister pour être cet outil, sinon la vie elle même n aurait pas de sens. Ces paroles n’engagent que moi, car c’est l’Expérience qui m’est donnée de vivre; ce don de Vie. Car si ce n’est pas un don, qu’est-ce que cela peut être d’autre ???
    Tels de petits cailloux qui forment le lit de la rivière, j’espère que le mois d’Août passé, la Providence fera pleuvoir le nécessaire!

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