2010-42. Chronique de l’automne 2010.

Mardi 26 octobre 2010.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Une fidèle lectrice de mes modestes écrits m’a fait remarquer qu’il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas donné de nouvelles. J’avoue que – bien que je me sois souvent livré à des commentaires variés, tantôt en rapport avec l’actualité tantôt en rapport avec les anniversaires ou commémorations que les jours nous ramènent – je n’ai effectivement pas été très disert, ces derniers mois, au sujet des travaux ou des activités de notre Mesnil-Marie.

J’avais prévu de vous écrire hier… mais les circonstances météorologiques m’ont contraint à sursoir parce que nous avons connu une journée de véritable tempête. Les vents se sont déchaînés sur notre Vivarais, atteignant des vitesses supérieures à celles qui avaient été enregistrées au moment de la tempête des derniers jours de l’année 1999. Ces rafales ont provoqué la chute de nombreuses branches voire d’arbres tout entiers sur les lignes électriques et nous avons été privés de courant pendant près de dix heures. A l’heure où je vous écris, l’électricité n’a pas encore été rétablie partout. Nous nous réjouissons à la pensée qu’il n’y a pas eu de victimes et nous en rendons grâces à Dieu.

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Paysage automnal près du Mesnil-Marie.

C’est le troisième automne depuis que nous sommes arrivés en Vivarais : cette saison est la source de continuels émerveillements. Mais – vous avez pu vous en rendre compte à travers les chroniques, explications ou annotations que j’ai faites régulièrement sur ce blogue – l’automne, en nos montagnes, n’est pas uniquement la période de la splendeur des couleurs, de la douceur des températures et de l’éclat particulier de la lumière des jours qui diminuent. C’est ici, en même temps, la saison de contrastes violents et de surprises pas toujours très agréables. Ainsi, en 2008, nous avions connu des inondations au Mesnil-Marie au moment de la Toussaint (cf. > www) ; en 2009, je vous avais aussi parlé de ces brusques et violentes intempéries que l’on appelle des « épisodes cévenols » (cf. > www) et dont ceux qui ne les ont jamais vécus peuvent difficilement se faire une idée.

Cette année, point encore d’inondations ou de ruisseaux débordés, mais nous avons été surpris par le retour précoce de la neige : sa première apparition sur le Mézenc et sur les sucs a eu lieu au matin du dimanche 26 septembre et Frère Maximilien-Marie a pris ce cliché, sans sortir de l’automobile, en se rendant à la Sainte Messe au Puy.

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Chute de neige du 26 septembre 2010.

Cela n’a pas été la seule fois puisqu’elle est retombée le 17 puis le 24 octobre. Cela réjouit les montagnards : ils disent qu’il faut que la neige tombe trois fois avant la Toussaint pour que l’hiver soit bon… Je me demande simplement ce que signifie l’adjectif « bon » dans la bouche des anciens de ce pays quand il est utilisé pour qualifier l’hiver!!!

L’été nous avait valu la joie de voir le passage de plusieurs amis. Ce fut aussi un temps où Frère Maximilien-Marie a participé à des pèlerinages (à peu de choses près les mêmes que ceux dont j’avais parlé ici > www), à des visites commentées ou des sessions en rapport avec le patrimoine et l’histoire locale. Cela a également été la période de préparation des confitures et des spiritueux – selon des recettes ancestrales à base de plantes – pour la plus grande joie de ceux qui nous rendrons visite!

Avec l’automne, sont revenues les cueillettes de pommes, de coings, de noix et la préparation de délicieuses compotes, crumbles, et gâteaux dont je vous ai déjà communiqué les recettes : le gâteau d’automne aux pommes & noix (ici > www), la tarte aux noix (ici > www), et le riz au lait avec des pommes (ici > www). Ce matin, j’ai aidé mon papa à la réalisation d’une des dernières confitures de l’année, celle que l’on fait avec les tomates vertes.

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Lorsqu’il ne confectionne pas de succulentes choses, Frère Maximilien-Marie mène sa vie de moine dans laquelle s’enchaînent les temps de prière, d’étude, et de travail.  A cela s’ajoute qu’il est à l’écoute de très nombreuses personnes qui lui confient des intentions de prières ou des situations douloureuses, lui demandent des conseils ou des renseignements concernant la foi catholique, les Saintes Ecritures, la liturgie, le doctrine sociale de l’Eglise… etc.  Il s’efforce toujours de répondre le plus précisément et rigoureusement possible, car nombre de fidèles sont encore trop souvent désemparés par ce auxquels ils sont affrontés, dans leurs familles ou dans leurs paroisses.

Nous n’avons pas de chantier en cours en ce moment – les travaux de la crypte Sainte Philomène n’ont absolument pas avancé depuis le printemps (cf. > www) – mais il y a sans cesse à arranger telle ou telle chose, à débroussailler ou à nettoyer telle ou telle partie du terrain, à entretenir ceci ou cela… En vue de l’hiver, il y a aussi tout le bois de chauffage à ranger et à rentrer quotidiennement.

L’automne, c’est aussi le moment où certaines bestioles qui ont vécu au grand air pendant la belle saison cherchent un endroit abrité et chaud pour hiberner. C’est ainsi qu’un soir nous avons mis la maison sens dessus dessous et avons passé presque toute la nuit à l’affût… Pourquoi? Parce qu’un lérot s’est introduit chez nous. Comment est-il entré? Je l’ignore. Qu’est-ce qui a fait qu’il s’est cru autorisé à s’inviter dans notre Mesnil-Marie? Je ne le sais pas davantage… Avant de le voir, j’ignorais d’ailleurs tout des lérots et si Frère Maximilien-Marie n’avait pas fait une recherche sur internet à partir de la description que je lui en ai faite, j’eusse simplement pensé que ce n’était là qu’une drôle de souris. La terminaison de sa queue, la configuration de ses pattes et de ses oreilles, le noir qui entoure ses yeux et donne l’impression qu’il porte un masque de Zorro, nous ont permis de l’identifier…

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… Toutefois son extraordinaire agilité et le fait qu’il se déplace avec une incroyable vélocité en grimpant aux murs, ne nous ont pas permis de l’attraper. Cela n’enchante pas du tout Frère Maximilien-Marie, non qu’il eût tenu à ce que nous en fissions notre casse-croûte, mais tout simplement parce que nous avons maintenant la certitude que l’animal est allé s’endormir au milieu des piles de cartons dans lesquels se trouvent les nombreux livres qui n’ont pas encore pu être rangés. Jamais l’expression « dévorer un livre » n’a paru aussi épouvantable à notre Frère qui éprouve de véritables angoisses pour sa précieuse bibliothèque!!!

Voilà donc quelques nouvelles que vous attendiez peut-être, mes chers Amis. Le prochain « ouiquinde » nous allons fêter le Christ-Roi (cf. > www) puis tous les Saints qui sont parvenus dans la gloire du Ciel, aussi – dès à présent – je vous souhaite de vivre ces très belles fêtes dans la joie du coeur et la ferveur de l’esprit, pour en recevoir tous les fruits de grâce.

Lully.

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Publié dans : Chronique de Lully |le 26 octobre, 2010 |4 Commentaires »

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 28 octobre 2010 à 11 h 12 min Sybille écrit:

    Coucou, mon petit Lully !

    Merci pour ces sympathiques nouvelles! un bon moment de lecture pour nous!
    Prends soin de ton papa…
    Je t’embrasse sur les oreilles !

  2. le 26 octobre 2010 à 19 h 05 min Clara écrit:

    Bien Cher Lully,
    merci beaucoup de nous tenir ainsi au courant de ce qui se passe au Mesnil-Marie, avec votre papa, les travaux etc…
    Je vous embrasse tous du fond du coeur.

    Mamy Clara

  3. le 26 octobre 2010 à 18 h 50 min Io-lire écrit:

    Votre fidèle lectrice, cher Maître Chat Lully, a eu bien raison de vous …secouer les puces ! (avec tout le respect que je dois à votre position au Mesnil-Marie!)
    Effectivement, vos récits nous ont bien manqués !!!

    Même si votre « papa » nous abreuve de ses commentaires, ce lieu qu’est ce blogue, reste être une page de poésie quand il passe sous votre plume !

    Avec les jolies photos, les anecdotes ainsi racontées, nous avons l’impression d’être tout près de vous.

    Même si votre « papa » nous renvoie souvent sur des pages déjà écrites depuis un moment, il s’agit ici d’avoir le plaisir de vous suivre au quotidien; ce pourquoi nous vous remercions chaleureusement !

    Acceptez, cher Maître Chat, la douce caresse que votre « papa » voudra bien vous transmettre.
    Io-lire…

  4. le 26 octobre 2010 à 16 h 41 min Béatrice écrit:

    Bonsoir Lully,

    Que de péripéties vous vivez avec frère Maximilien!
    Je dirais : heureusement qu’il vous a, vous, fidèle compagnon! c’est sur vous qu’il peut confier certains de ses chagrins, car il doit en avoir beaucoup, avec toutes les misères que nous lui confions… je suis sûre qu’il vous confie beaucoup de ses pensées!!

    Mais j’aime vous imaginez en train de rire ensemble, vous derrière vos grandes moustaches et le frère derrière ses lunettes « à la Pasteur »!!!

    L’épisode du petit lérot m’a bien fait rire!!!

    Pourvu que ce cher squatter, dorme tout l’hiver!!! Ne se réveillant qu’au printemps, pour aller se ravitailler de graines et de fleurs tendres!!!

    Je lis que vous avez reçu pendant la période des vacances!
    Heureux visiteurs qui j’en suis certaine ont gouté aux succulents plats que frère a le don de réaliser!!!

    Cher Lully, merci pour votre chronique, qui nous fait passer un petit moment en votre compagnie et celle de frère Maximilien-Marie.
    Je me permets de vous embrasser sur votre petit museau!

    Bien à vous,
    Votre fidèle amie

    Béa

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