2008-39. Notre-Dame de Bonne Délivrance, la Vierge Noire de Paris.

- fêtée le 18 juillet -

La statue de Notre-Dame de Bonne Délivrance, qu’on appelle aussi « la Vierge noire de Paris« , est une statue du XIVème siècle représentant une Vierge à l’Enfant, en pierre peinte.

Cette statue se trouvait autrefois très vénérée dans une chapelle célèbre de l’église collégiale Saint-Etienne-des-Grès : cette église – que l’on disait avoir été fondée par saint Denis, premier évêque de Paris - se trouve malheureusement sur la triste liste des quelque 145 églises qui furent détruites à Paris au cours de la grande révolution ; elle était située rue Saint-Jacques, là où se trouve aujourd’hui la bibliothèque de la faculté de droit ; le clocher et la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, remontaient au XI° siècle et l’on pense que la statue que nous connaissons aujourd’hui avait remplacé une statue plus ancienne.

Le culte de Notre-Dame de Bonne-Délivrance avait connu un grand essor au moment des luttes religieuses du XVIème siècle.
Le 20 avril 1533, fut fondée la
« confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance » qui deviendra bientôt une confrérie royale.

Forte de douze mille adhérents venus de toutes les couches de la société et enrichie par le Saint-Siège de nombreuses indulgences cette confrérie prend part à toutes les manifestations publiques. Chaque année, le 1er mai et le 24 août, elle organise ses propres processions avec des stations aux paroisses voisines. Les membres de la confrérie s’engagent à une vie chrétienne plus authentique et plus fervente à l’exemple de Notre-Dame et s’engagent à certaines oeuvres de charité envers les nécessiteux. La confrérie travaille particulièrement à la délivrance et au soulagement des prisonniers : les cotisations des associés produisent des sommes importantes qui sont spécialement consacrées au rachat des prisonniers pour dettes.

Les mots de bonne délivrance étaient pris dans un sens très général, il s’agissait d’obtenir de l’intercession de la Vierge Marie la cessation de toutes les misères et calamités imaginables.

Cependant au tournant du XVII° siècle, on insistera sur les misères spirituelles et les tentations, et on invoquera de plus en plus Notre-Dame de Bonne-Délivrance pour être soulagé des peines intérieures et fortifié dans la tentation. C’est ainsi que le jeune François de Sales, étudiant à Paris, qui était accablé par des tentations de désespoir au point qu’il lui semblait évident qu’il serait damné, retrouva la paix intérieure et la confiance aux pieds de Notre-Dame de Bonne-Délivrance en récitant le « Memorare » (« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie… »).
Les grands spirituels de la première moitié du XVIIème siècle viennent souvent prier devant cette image : Monsieur Olier, fondateur de la « Compagnie de Saint-Sulpice », Saint Vincent de Paul qui la nomme « la Vierge des âmes en peine« , Claude-François Poulart des Places, fondateur de la « Congrégation du Saint-Esprit »...
Le Roy Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche se font inscrire le 4 mai 1622 dans les rangs des membres de
la Confrérie royale de la charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance ; ils seront suivis de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, puis de Louis XIV et de son frère, Philippe d’Orléans, de son épouse, la reine Marie-Thérèse, du prince et de la princesse de Condé, du prince et de la princesse de Conti… etc.

Le 16 mai 1792, la statue est mise en vente avec le mobilier et les objets du culte de l’église Saint-Etienne-des-Grès, vouée à la démolition.
La Madone est achetée – pour deux cent une livres – par la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice qui la garde dans son domicile de la rue Notre-Dame-des-Champs où des prêtres réfractaires célèbrent les saints mystères en cachette.
Mais pendant la grande terreur, la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice est dénoncée et jetée en prison. Elle se trouve enfermée avec des religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, détenues avec leur supérieure générale, Madame Walsh de Valois. La pieuse Comtesse parle de la Vierge de Bonne-Délivrance aux Soeurs et, ensemble, elles l’invoquent avec ferveur. La chute de Robespierre entrainera leur libération, le 4 octobre 1794, et elles voient dans cette délivrance de la guillotine qui leur était promise la réponse de Notre-Dame.
Madame de Carignan-Saint-Maurice fit alors don de la précieuse statue à la congrégation des Soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve.

Le 1er juillet 1806, la statue de Notre-Dame de Bonne-Délivrance est de nouveau offerte à la vénération des fidèles dans l’oratoire des Soeurs, 27 rue de Sèvres, et son culte est encouragé par toutes les anciennes indulgences, que confirme le Pape Pie VII.
Quelques années plus tard c’est une vaste chapelle qui est bâtie en son honneur au même lieu.

Mais en juillet 1906, Notre-Dame de Bonne Délivrance est contrainte à un nouveau déménagement : en effet les religieuses ont été expropriées et leur couvent va être démoli pour laisser la place au boulevard Raspail ; elles vont s’installer à Neuilly-sur-Seine où elle font édifier une nouvelle chapelle et c’est là que l’on vénère encore aujourd’hui Notre-Dame de Bonne-Délivrance (52 Boulevard d’Argenson).

Notre-Dame de Bonne Délivrance

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance :
(texte ancien intégral)

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d’avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m’obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l’esprit,
ainsi qu’il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu’il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j’ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m’obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie le crédit et le pouvoir absolu que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n’a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu’il ait été.
J’espère aussi, ô Vierge !
que vous m’accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m’obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m’assisterez durant ma vie,
et principalement à l’heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Ainsi soit-il.

Publié dans : De Maria numquam satis, Prier avec nous |le 17 juillet, 2008 |4 Commentaires »

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 17 octobre 2015 à 7 h 47 min Céline N. écrit:

    Le 17/10/2015 :
    C’est avec une grande joie que je découvre cette magnifique prière, qui tombe à point nommé.
    En effet, j’étais dans une grande détresse et, à la lecture de cette prière, j’ai retrouvé toute mon énergie.
    Je vous conseille à toutes et à tous d’effectuer la même démarche que moi, et vous verrez la grandeur de la Vierge Noire, prompte à nous obtenir de son Fils bien aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, les grâces demandées.
    Merci, Maman Marie !

  2. le 18 juillet 2015 à 12 h 07 min Le Forez écrit:

    Prions pour être délivrés de cette république judéo-maçonnique !
    Très Sainte Vierge Marie, par le Saint Cœur de NSJC, rendez nous notre France !
    Vive Dieu, vive le Roi, vive la France !

  3. le 5 février 2013 à 16 h 12 min Yvette N.N. écrit:

    Une moniale bénédictine m’a parlée de Notre Dame de bonne délivrance ; j’avais hâte de découvrir son histoire et de lui confier une demande sachant qu’elle finit toujours de m’obtenir de son fils ce que je lui demande.
    Je la remercie pour toutes les délivrances que ma famille et moi avons reçues et allons recevoir tout au long de cette année de la foi.

  4. le 4 juillet 2012 à 18 h 41 min Franck D. écrit:

    C’est une prière qui soulage!
    Quiconque mieux que Marie peut nous rapprocher de Jésus?

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