2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables.

Jeudi soir 19 juin 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Ho la la! en ce moment le temps passe à une allure effrayante pour notre Frère Maximilien-Marie… Il y a huit jours, je vous parlais de l’avancement des travaux dans notre future maison : installation du gros poêle à bois et travaux d’électricité (cf. www) . En fin de semaine dernière, il a fallu que le Frère reprenne la  route du Vexin où il devait, en moins de 3 jours, achever de mettre toute la vaisselle, tout le linge, tous les objets de notre ancien Mesnil-Marie dans des cartons, puis procéder au démontage des meubles (pour ceux qui peuvent se démonter bien évidemment!) et à tous les ultimes préparatifs du déménagement. Il est revenu en Vivarais ce mardi, pour se replonger dans les plus urgents des travaux préparatoires à l’arrivée du gros véhicule utilitaire de déménagement qui a été retenu pour le début de la semaine prochaine.

Ce bref retour dans le Vexin lui a réservé un moment plein d’émotion. En effet six familles de nos tous proches voisins pendant les deux années où le Refuge Notre-Dame de Compassion est resté à L******  , avaient préparé une belle surprise : un repas amical soigneusement préparé en secret et au cours duquel il a reçu de beaux témoignages de reconnaissance et d’affection… Même Locky, mon inséparable compagnon de chasse et de jeu (cf. www) a signé sur la belle carte qui garde le souvenir de ce moment qui fut humainement riche et beau. Nos voisins avaient préparé de splendides cadeaux pour notre nouveau Mesnil-Marie et ils les ont offerts à Frère Maximilien-Marie à cette occasion : un barbecue pour nous permettre de faire des grillades d’été (miam, miam!) , et un grand cadran solaire…  Peu de jours auparavant dans une discussion avec Frère Maximilien-Marie j’avais justement émis l’idée qu’il faudrait en placer un, plus tard, sur notre nouvelle maison, et voilà que nous avons été exaucés magnifiquement. Je vous montre sa photographie:

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables. dans Chronique de Lully dsc000284

Vous aurez tout de suite remarqué l’aphorisme latin qui surmonte le cadran proprement dit et qui , selon un usage hérité de l’antiquité, nous rappelle l’inexorable fuite du temps… Mais Frère Maximilien-Marie lorsqu’il m’a fait le récit de cette petite fête a ajouté ces paroles : « Certes le temps fuit, mais malgré l’éloignement géographique et malgré les  centaines de kilomètres qui nous séparerons désormais de nos amis, ce cadran solaire que nous serons heureux d’installer dans notre nouveau Mesnil-Marie nous rappellera fortement que c’est toujours l’heure de l’amitié et que la Charité, elle, ne passera jamais…« 

Par la suite, dans les réflexions que je nourrissais en m’étalant voluptueusement au soleil, j’ai bien médité sur ces paroles et j’ai clairement  vu en effet que les amitiés, quand elles sont profondes  et véritables, ne peuvent être altérées par les épreuves humaines (car la séparation est une épreuve pour les coeurs qui aiment)  ; et j’ai justement compris que ces  circonstances apparemment contradictoires peuvent en définitive renforcer et  fortifier  l’amitié. Le fait même de l’éloignement peut en effet permettre à l’amitié d’atteindre à une plus grande profondeur tandis que la proximité et la routine, qui l’accompagne souvent , ne le permettent pas toujours et tendent même à une usure plus destructrice…

J’achève ces lignes en enfermant dans le divin Coeur de Jésus et Marie toutes les nobles affections humaines que la Providence a tissées autour du Refuge Notre-Dame de Compassion et je vous adresse à tous mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully |le 19 juin, 2008 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 20 juin 2008 à 17 h 30 min Isabelle et Luc écrit:

    Cher Lully,

    Les cinq familles et nous-mêmes, avons trouvé cette fête très réussie. Dommage que tu n’aies pu y participer.
    Il est bien évident que le départ du Frère laissera un vide dans la rue, mais l’amitié restera dans nos coeurs.
    Amicalement.

  2. le 20 juin 2008 à 0 h 01 min Ioanna écrit:

    Cher Lully,

    J’étais certaine que certaines familles voisines du Mesnil N°1, ne vous laisseraient pas partir sans vous exprimer d’une manière ou d’une autre leur affection. Le village ne va plus être le même pour ces personnes.
    Concernant notre p’tit frère et toi-même, Messire Chat :Il est certain qu’il ne faut pas s’attacher aux biens matériels (même si en l’espèce il s’agissait d’une ruine!) mais en ce qui concerne les êtres humains il en est autrement. Ce que tu as si sagement écrit n’appelle aucun commentaire.

    Je te serre la pattoune et te fais un bisou tout doux sur le bout du museau.
    Embrasse fort le Frère pour moi, et de la part de toute la famille.

    Ioanna

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