Archive pour mai, 2008

Le « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur.

Conformément à la demande faite par Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie en 1675 , la Fête du Sacré-Coeur de Jésus est célébrée le « vendredi qui suit l’octave de la Fête du Très Saint-Sacrement » (Note : la Fête du Saint-Sacrement a lieu normalement le Jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, dans les pays – comme la France – où ce jeudi n’est pas chômé, la solennité en est reportée au dimanche. La fête du Sacré Coeur se célèbre donc le 2ème vendredi après la fête de la Sainte Trinité).

La fête du Sacré-Coeur, comme la Fête du Saint-Sacrement, est solennisée le dimanche qui suit. Pour nous préparer spirituellement à ces célébrations nous publions ci-dessous ce « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur ; nous vous rappelons aussi la prière de confiance au Sacré-Coeur, la prière de Sainte Madeleine-Sophie Barat, et l’acte d’offrande au Sacré-Coeur de Saint Claude de la Colombière que nous avons également mis en ligne sur ce blogue (cf. www, puis ici www, et enfin ici www).

Sacré-Coeur de Jésus

Souvenez-vous,
ô Sacré Cœur de Jésus
,
de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes,
et ne les laissez pas périr.
Souvenez-vous de l’éternel
et immense amour que vous avez eu pour elles;
ne repoussez pas ces âmes
qui viennent à vous défaillantes
sous le poids de leurs misères,
oppressées sous celui de tant de douleurs.
Soyez touché de notre faiblesse,
des dangers qui nous environnent de toutes parts,
des maux qui nous font soupirer et gémir.
Remplis de confiance et d’amour,
nous venons à votre Cœur, ô Jésus,
comme au cœur du meilleur des pères,
du plus tendre et du plus compatissant des amis.
Recevez-nous, ô Sacré Cœur,
dans votre infinie tendresse,
faites-nous ressentir les effets
de votre compassion et de votre amour ;
montrez-vous notre appui,
notre médiateur auprès de votre Père.
Au nom de votre Précieux Sang et par vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps
et celle de vous posséder dans l’éternité.

Ainsi soit-il.

 * * *

Texte des Promesses du Sacré-Coeur
en faveur de ceux qui pratiqueront cette dévotion > ici.

Publié dans:Prier avec nous |on 27 mai, 2008 |2 Commentaires »

2008-27. Quelques nouvelles des préparatifs au déménagement.

Lundi 26 mai 2008,

fête de Saint Philippe Néri, ami des chats.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Voilà quelques jours que je ne vous donne pas de nouvelles… Il y a une double raison à cela : d’abord ces semaines sont surchargées de travail et ensuite le Mesnil-Marie connaît des problèmes de connexion (tant pour le téléphone que pour Internet), et cela ne me facilite pas les choses. Cela risque d’être ainsi pendant quelques jours et, de ce fait, je vous conseille – plutôt que de vous énerver sur une ligne téléphonique qui sonne désespérément occupée – de contacter Frère Maximilien-Marie sur son numéro de portable quand il est nécessaire de le joindre.

C’est ce que je fais moi-même car – cela peut paraître difficile à imaginer – en ce moment je ne suis pas avec mon papa : il m’a laissé en pension chez ma « Mamie », dans le sud de la France, parce qu’il sait bien que, pour nous les chats, tous ces voyages, tous ces préparatifs de déménagement, les cartons et emballages divers… dérangent par trop notre univers familier et nous perturbent. Ici, tout en faisant attention à ne pas rencontrer le vilain matou à cause duquel j’ai été blessé au mois de février (cf.www), j’ai pris mes repères et j’ai découvert quelques activité très amusantes : en effet j’accompagne ma « Mamie » dans ses divers travaux, et spécialement ces jours-ci pour cueillir les cerises qui commencent à mûrir.

Je sais bien que le Mesnil-Marie sans moi n’est plus le Mesnil-Marie, et je regrette bien de ne pas pouvoir jouer avec mon ami Locky mais il faut bien se faire une raison!…

Frère Maximilien-Marie est donc rentrés dans le Vexin pour quelques jours mais je sais qu’il va bientôt revenir me voir. Son voyage de retour – samedi dernier – s’est effectué dans des conditions climatiques assez pénibles : brouillard des hauts plateaux en matinée, temps très lourd au milieu de la journée, averses dans toute la région parisienne avec une densité de circulation très pénible… Mais il est bien rentré et c’est là l’essentiel.

Durant toute la quinzaine écoulée il a bien fait avancer les préparatifs d’emménagement. Notre nouvelle maison est désormais dotée de belles portes, qui font la fierté légitime du menuisier auquel elles ont été commandées et l’admiration de tous ceux qui les découvrent. Je vous livre la photographie de la nouvelle porte d’entrée (celle qui était précédemment à cet endroit était « incomplète » et ne fermait pas!) :

Porte du nouveau Mesnil-Marie

Frère Maximilien-Marie m’a demandé d’ailleurs de témoigner ici de la très vive reconnaissance de l’association aux amis et bienfaiteurs grâce aux libéralités desquels cette commande a pu être passée et réalisée! Cette porte ne donne-t-elle pas une bonne impression de solidité et de sécurité? Derrière elle je serai bien à l’abri des méchants et cela m’a conduit à méditer sur le symbolisme spirituel de la porte… Puisse donc la Reine céleste des Anges et des Saints, Notre-Dame de Compassion, être la gardienne et protectrice de ces lieux et de tous ceux qui viendront y trouver refuge auprès de son Coeur…

Je vous adresse mes plus dignes et très félines salutations.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 26 mai, 2008 |1 Commentaire »

2008-26. « Summorum Pontificum cura » : nouvelles déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos.

On serait tenté d’écrire : « Le Cardinal Castrillon Hoyos a encore frappé…« 

En effet, le Président de la Commission Pontificale « Ecclesia Dei », après les déclarations faites dans l’ Osservatore Romano du 28 mars dernier que nous avions relayées ici www, a récemment récidivé.

Dans un entretien mis en ligne par Vittoria Prisciandaro (www.sanpaolo.org), puis traduit et diffusé en France par le site « Eucharistie Sacrement de la Miséricorde » (et dont nous donnerons le lien à la fin de ce texte), le Cardinal Castrillon Hoyos laisse entendre un tout autre son de cloche que la plupart de Nos Seigneurs les Evêques de France, dont les manoeuvres pour entraver la mise en application du motu proprio « Summorum Pontificum cura » sont manifestement bien connues, et dont les pseudos arguments sont ici balayés de façon magistrale.

Outre qu’on peut remarquer l’insistance de Son Eminence pour affirmer que le mouvement lefebvriste n’est pas un schisme - ce qui nous stimule à prier et à oeuvrer pour que l’Eglise catholique retrouve une totale unité dans la vérité et la charité -, nous sommes encouragés à rendre à Dieu de très ferventes actions de grâces pour la sollicitude et l’action de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et nous sommes également invités à supplier ardemment le Ciel de nous conserver un tel Pontife. Prions aussi pour que les Evêques, en France particulièrement, cessent de renacler et soient de bons collaborateurs du Saint-Père en se libérant des entraves idéologiques surannées qui les empêchent d’avancer.

Pour lire les déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos, cliquer sur ce lien:

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1305081_mgr_hoyos

Prière en l’honneur de la Très Sainte Trinité (*).

la Sainte Trinité avec les Saints. 

« Mon âme vous adore, mon coeur vous bénit, et ma bouche vous loue, ô sainte et indivisible Trinité, Père éternel, Fils unique et bien-aimé du Père, Esprit consolateur qui procédez de leur mutuel amour. Ô Dieu tout-puissant, quoique je ne sois que le dernier de vos serviteurs et le membre le plus imparfait de votre Eglise, je vous loue et je vous glorifie. Hélas! que ne puis-je célébrer vos grandeurs comme les célèbrent les Anges et les Saints! Dans le désert aride de cette vie, appesantis par le poids de notre chair mortelle, éloignés de votre douce présence et distraits par toutes les choses sensibles, nous ne pouvons vous louer dignement. C’est à peine même si nous savons balbutier d’une voix faible quelques paroles d’amour et de reconnaissance.

Je vous invoque, ô Trinité sainte, afin que vous veniez  en moi pour me donner la vie et pour faire de mon pauvre coeur un temple digne de votre gloire et de votre sainteté. Ô Père éternel, je vous en supplie par votre Fils bien-aimé ; ô Jésus, je vous en conjure par votre Père ; ô Saint-Esprit, je vous en conjure au nom de l’amour du Père et du Fils ; augmentez en moi la foi, l’espérance et la charité. Faites que ma foi soit efficace, mon espérance inébranlable, et ma charité féconde. Faites que je me rende digne de la vie éternelle par l’innocence de ma vie et la sainteté de mes moeurs, afin qu’un jour je puisse unir ma voix à celle des Esprits bienheureux pour chanter avec eux durant toute l’éternité : Gloire au Père éternel, qui nous a créés ; gloire à son Fils bien-aimé, qui nous a rachetés par le sacrifice sanglant de la Croix ; gloire au Saint-Esprit, qui nous sanctifie par l’effusion de ses grâces. Honneur et gloire à la sainte et adorable Trinité dans les siècles des siècles. »

Ainsi soit-il !

* Attribuée à Saint Augustin et tirée de l’ouvrage de la Comtesse de Flavigny : « Recueil de prières, de méditations et de lectures » (1864).

Publié dans:Prier avec nous |on 17 mai, 2008 |Pas de commentaires »

2008-25. Petit compte rendu de la dernière journée de prière et d’amitié au Mesnil-Marie dans le Vexin.

Lundi de Pentecôte 12 mai 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

J’aurais bien aimé vous écrire plus tôt, mais il se trouve que nous avons eu de très gros problèmes de connexion téléphonique et internet depuis plusieurs jours et qu’à cause de cela il m’était pratiquement impossible de tenir mon blogue à jour…

En ce moment, au « Mesnil-Marie« , nous sommes en train de tourner une page. Vous avez suivi nos tribulations, nos inquiétudes et nos recherches, et vous vous êtes réjouis avec nous des résultats de notre prospection (cf.www), mais maintenant il s’agit de préparer avec une certaine intensité notre déménagement. Cela signifie qu’il faut d’un côté – dans le Vexin – faire des cartons, des cartons, des cartons… et de l’autre côté – dans le sud où nous allons emménager – préparer la maison pour notre arrivée.

Comme vous l’avez déjà lu (cf.www), les conditions de notre nouvelle maison sont assez sommaires et nécessitent les interventions d’hommes de métiers et d’artisans, en plus de ce que Frère Maximilien-Marie peut réaliser lui-même pour rendre les lieux au moins sommairement habitables. Il a déjà rencontré le menuisier, le plombier, l’électricien, l’entrepreneur… et à chacune de nos « descentes » en Vivarais, il faut reprendre contact avec eux, préciser de nouvelles choses, superviser l’avancement des projets ou discuter des devis. C’est beaucoup de soucis et de travail !

Jeudi dernier, 8 mai, jour où nous honorons Marie Médiatrice de toutes grâces conformément aux possibilités du Missel romain traditionnel, nous avons eu notre dernière journée de prière et d’amitié dans le Vexin et avons été heureux de recevoir un groupe d’amis fidèles.

Il faisait un temps splendide, ensoleillé et même chaud, et la Sainte Messe a été célébrée pour la dernière fois dans notre oratoire en présence d’une assistance fervente : il y a même des personnes qui ont dû rester dehors pour suivre la Messe. Après le pique-nique, Frère Maximilien-Marie a pu expliquer les circonstances providentielles qui ont permis de trouver notre nouvelle maison, parler de tous les travaux et évoquer les perspectives d’avenir. La journée s’est conclue par le chapelet et le Salut du Très Saint-Sacrement.

Frère Maximilien-Marie m’a chargé de bien remercier ici tous les amis, tous les fidèles, et en particulier tous les prêtres qui les ont entourés, soutenus, encouragés pendant ces deux années où le « Refuge Notre-Dame de Compassion » s’est développé dans le Vexin. Même si nous savons que nous allons rester en contact avec nos amis et que beaucoup d’entre eux nous rendrons visite dans notre nouveau « Mesnil-Marie », ces journées qui marquent les au revoirs sont toujours chargées de nostalgie et ne se terminent pas sans quelque pincement au coeur. Pour moi, je suis bien peiné de penser que je vais aussi laisser à L****** mon ami Locky.

Lully mélancolique

Vendredi, Monsieur l’Abbé P….. est venu pour retirer le Saint-Sacrement du tabernacle de l’oratoire qu’il faut maintenant démonter. Frère Maximilien-Marie s’est mis à ce travail dès que Monsieur l’Abbé est reparti. C’est toujours une souffrance pour le coeur d’un religieux de devoir fermer un lieu où Notre-Seigneur et Notre-Dame ont été priés avec ferveur, invoqués et aimés… Avant de vous quitter pour aujourd’hui, je vous offre donc la toute dernière photographie de notre oratoire.

La dernière photo de l'oratoire.

Et je vous demande de prier pour que notre Frère puisse très rapidement avoir un nouveau lieu de recueillement et de prière.

Recevez mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully |on 12 mai, 2008 |4 Commentaires »

Prière pour demander les 12 fruits du Saint-Esprit (*).

Ordre du Saint-Esprit

O Esprit-Saint, Amour éternel du Père et du Fils, daignez m’accorder

le fruit de Charité, qui m’unisse à Vous par l’amour;

le fruit de Joie, qui me remplisse d’une sainte consolation;

le fruit de Paix, qui produise en moi la tranquillité de l’âme;

le fruit de Patience, qui me fasse supporter humblement tout ce qui peut contrarier mes goûts particuliers;

le fruit de Bénignité, qui me porte à soulager les nécessités de mon prochain;

le fruit de Bonté, qui me rende bienfaisant envers tous;

le fruit de Longanimité, qui empêche que je me rebute d’aucun délai;

le fruit de Douceur, qui calme en moi tout mouvement de colère, arrête tout murmure, réprime toute susceptibilité dans mes rapports avec le prochain;

le fruit de Foi, qui m’engage à croire, avec une ferme assurance, la sainte Parole de Dieu;

le fruit de Modestie, qui règle mon extérieur;

les fruits de Continence et de Chasteté, qui conservent mon corps dans la sainteté qui convient à votre temple, en sorte qu’après avoir, avec votre assistance gardé mon coeur pur sur la terre, je mérite en Jésus-Christ, selon les paroles de l’Évangile, de voir à jamais mon Dieu dans le séjour de la gloire.

Ainsi soit-il !

(*) inspirée par l’épître de Saint Paul aux Galates (V, 22-23).

Voir aussi la prière au Saint-Esprit tirée des oeuvres de Saint Augustin, ici > www.

Publié dans:Prier avec nous |on 7 mai, 2008 |1 Commentaire »

2008-24. Réponse à ceux qui font grief aux fidèles de la liturgie traditionnelle de ne pas participer à la vie de leur paroisse territoriale.

Il arrive fréquemment que l’on fasse grief aux fidèles attachés à la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle (et qui à cause de cela font souvent de nombreux kilomètres pour se rendre dimanches et fêtes dans une église où ce rite est célébré) de ne pas participer à la vie de leur paroisse territoriale.

Nous reprenons ci-dessous les réponses à cette objection précisées par un prêtre canoniste. Ce texte avait été publié il y a déjà plusieurs mois dans le bulletin de l’association Sanctus Lucianus (cf. www) et, bien que le temps passe, il n’a nullement perdu son actualité – bien au contraire – après la publication du motu proprio Summorum Pontificum cura. En effet les fidèles qui réclament la mise en oeuvre des dispositions prévues par notre Saint Père le Pape Benoît XVI sont toujours l’objet de semblables critiques : nous pensons donc important de diffuser ce texte. Il ne faut en effet pas se priver de faire usage de cette argumentation, auprès des curés et des évêques eux-mêmes.

* * * * * * *

« Le canon 515, qui définit la paroisse, le fait en partant non pas d’une idée territoriale mais d’une réalité sociale : la paroisse est un ensemble de fidèles confiés à un pasteur, qui a envers eux la même mission que l’évêque dans son diocèse, à savoir enseigner, sanctifier et gouverner son peuple (canon 519).

Même si le canon 518 dispose que la paroisse sera, en règle générale, territoriale, la comparaison de ces canons démontre que la territorialité n’épuise pas la notion de paroisse, ce qui est précisé par le même canon qui ajoute aussitôt : « Là où c’est utile, seront constituées des paroisse personnelles déterminées par le rite, la langue… 

Autrement dit, il est légitime d’ériger des communautés de fidèles et de les constituer en paroisses, alors même que ces fidèles demeurent dans une paroisse territoriale. Si, pour des raisons diverses (par exemple l’hostilité du clergé) il n’est pas possible d’ériger une communauté de fidèles non territoriale en paroisse, on peut l’ériger en quasi-paroisse, confiée à un prêtre comme à son pasteur propre. Ceci emporte donc qu’on peut jouir d’une DOUBLE appartenance : à une paroisse territoriale (puisqu’on réside forcément quelque part à un moment ou à un autre) ET à une paroisse ou quasi-paroisse personnelle. C’est en particulier le cas des militaires, et un évêque ne va pas s’élever contre cette réalité à la fois juridique et humaine. L’important, comme le souligne le code, est l’appartenance à une communauté de fidèles. Considérer que cela porte atteinte à la paroisse territoriale est confondre la fin et les moyens : l’unique fin est le salut des âmes, le reste ne sont que les moyens d’y parvenir.

C’est aussi confondre l’Eglise, corps mystique du Christ, avec une simple administration. On ne peut ni ne doit faire de l’acharnement thérapeutique sur une paroisse territoriale. Si elle se vide de ses membres il faut regarder la réalité en face : c’est que les choses dans cette paroisse sont inadéquates.

En outre, il convient de remarquer qu’une communauté de fidèles, avant d’être érigée en paroisse ou quasi-paroisse, doit exister en réalité : la création canonique d’une paroisse, quelque qu’elle soit, répond à un besoin concret, pas à une idéologie. Ne pas vouloir accepter cette réalité de bon sens, ce serait condamner le code lui-même.

En effet, il y a au départ un groupe de fidèles, qui pour des raisons diverses (rite, langue, cf supra) souhaitent constituer une communauté non plus seulement de fait, mais juridique. S’y opposer par principe serait aller contre la lettre et l’esprit du code.

Enfin il ne faut pas oublier qu’une paroisse territoriale, personnelle, ou une quasi-paroisse, sont créées par l’évêque qui les dote d’un pasteur propre : elles sont aussi sous sa juridiction, en communion avec lui, puisque partie intégrante de l’Eglise diocésaine dont elles constituent une force vive, l’une des nombreuses « facettes ».

Il y a là un enrichissement qui pousse l’Eglise à adapter sa structure locale au changement des réalités humaines. L’histoire même récente le prouve abondamment : création de diocèses ou de paroisses, suppressions d’autres, création de communautés, dissolution d’autres qui n’ont plus de quoi se perpétuer. Pensons aux synodes diocésains qui ont supprimé toutes les paroisses d’un diocèse pour en créer d’autres qui précisément répondent mieux au monde d’aujourd’hui. Il en va de même pour la création de communautés fondées sur un rite ou une langue (par exemple aussi les paroisses nationales à l’étranger…).

Ces questions nous ramènent en fait à la notion suprême qui gouverne toute l’oeuvre de l’Eglise, quel que soit le domaine : le salut des âmes. »

(Père P.L.)

Publié dans:De liturgia |on 6 mai, 2008 |1 Commentaire »

Neuvaine à Notre-Dame du Cénacle pour préparer la fête de la Pentecôte.

Nous souvenant que, durant les neuf jours qui s’écoulèrent entre l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la Pentecôte, les Apôtres et les Disciples furent réunis dans la prière autour de la Vierge Marie dans le Cénacle, et que c’est en quelque manière Notre-Dame qui les entraîna et les guida dans cette espèce de « retraite spirituelle » qui les préparait à la venue du Saint-Esprit, nous vous proposons de suivre cet exemple et de réciter quotidiennement, à partir du vendredi qui suit la fête de l’Ascension et  jusqu’au samedi vigile de la Pentecôte, la prière suivante.

La Pentecôte (El Greco)

Prière à NOTRE-DAME du CÉNACLE.

O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Immaculée, notre Mère, nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.
Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines.
Ainsi soit-il.

Notre-Dame du Cénacle, priez pour nous!

Voir également :

« Prière au Saint-Esprit » tirée des oeuvres de Saint Augustin, ici > www

« Prière pour demander les Douze fruits du Saint-Esprit« , ici > www.

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