Prologue librement inspiré par celui de l’Evangile selon Saint Luc.

Prologue librement inspiré par celui de l'Evangile selon Saint Luc. dans Annonces & Nouvelles dsc08042copiecopie

Le Maître-Chat Lully

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements – parfois totalement insignifiants – qui se produisent en ces temps, j’ai décidé moi aussi (puisque je suis chaque jour le témoin scrupuleusement attentif d’une aventure qui est, elle, véritablement hors du commun), de tenir pour vous, amis du Mesnil-Marie, sous la forme d’un récit assorti de commentaires personnels, une espèce de diaire de la fondation du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Ainsi pourrez-vous, en suivant les péripéties de notre vie quotidienne, ou en vous associant aux évènements humains et surtout spirituels qui en jalonnent l’existence, garder un lien plus concret avec cette oeuvre que vous soutenez d’une fidèle et pieuse amitié.

Je réclame, bien évidemment, votre indulgence car je ne suis qu’un tout petit chat, mais vous savez aussi que j’occupe au Mesnil-Marie une place privilégiée (voir ici > www)… Puissent néanmoins ces lignes être utiles à tous pour conserver et resserrer le lien de la charité, dans la paix et la joie du coeur! »

patteschats chronique dans Chronique de LullyLully, l’Observateur.

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully | le 10 septembre, 2007 |Commentaires fermés

2017-20. Pèlerinage de Monseigneur le duc d’Anjou au couvent franciscain de la Castagnavizza et déclaration au sujet de la sépulture de Sa Majesté le Roi Charles X.

Ce samedi 18 février 2017, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, s’est rendu en pèlerinage au couvent franciscain de la Castagnavizza (Kostanjevica), dans la crypte duquel reposent les corps de trois de ses prédécesseurs : Leurs Majestés les Rois Charles X, Louis XIX et Henri V, ainsi que les épouses de ces deux derniers, les deux Reines Marie-Thérèse (Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille de Louis XVI, et Marie-Thérèse de Modène « comtesse de Chambord »), et la Princesse Louise d’Artois, duchesse consort puis régente des duchés de Parme et de Plaisance.

A cette occasion, Monseigneur le duc d’Anjou, agissant pleinement en tant que Chef de Maison, a publié une déclaration solennelle qui répond aux initiatives privées qui voudraient ramener aujourd’hui en France les corps des Bourbons reposant en ce « Saint-Denis de l’exil ».
En voici le texte, tel qu’il a été publié ce 19 février par son Secrétariat.

Louis XX devant la tombe de Charles X - Castagnavizza 18 février 2017

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
priant devant la tombe de SMTC le Roi Charles X
dans la crypte du couvent franciscain de la Castagnavizza (Kostanjevica),
ce samedi 18 février 2017.

Grandes armes de France

Déclaration de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
au sujet de la sépulture du Roi Charles X.

J’ai souhaité solenniser le 180e anniversaire de la mort du Roi Charles X, mort à Gorizia, le 6 novembre 1836, en venant me recueillir sur son tombeau.

Le dernier roi légitime de France est mort en exil et il repose dans le Couvent des Franciscains de la Castagnavizza en Slovénie dans lequel une crypte a été aménagée pour recevoir la dépouille des Bourbons accueillis dans ce qui était alors un territoire de l’Empire Austro-Hongrois.

A plusieurs reprises a été soulevée la question d’un éventuel transfert de la royale dépouille en France pour être placée dans la nécropole de Saint-Denis où reposent presque tous les rois.
Mon Père, lui-même, le 
Prince Alphonse duc d’Anjou et de Cadix, en venant à Gorizia Nova-Gorica en 1986, avait pu l’évoquer et il s’était rapproché des différentes autorités religieuses et politiques. Le contexte était alors très différent puisque le rideau de fer d’alors faisait qu’à l’exil s’ajoutaient des difficultés de déplacement dans ce qui était la Yougoslavie.
Avec 1989 un double changement est intervenu. Tout d’abord par le décès de mon père, je 
me trouvais nouveau Chef de la Maison de Bourbon étant âgé à peine de 15 ans. La question Charles X ne pouvait pas être dans les premières que j’avais à résoudre. Ensuite la chute du mur de Berlin puis l’indépendance de la Slovénie, précédant son entrée dans la Communauté européenne, étaient autant d’événements qui modifiaient la donne politique. Il n’était dès lors plus question de transfert des dépouilles des Bourbons puisqu’elles étaient accessibles par tous ceux qui voulaient venir s’y recueillir.

Il y a quelques temps des initiatives privées, associatives, animées sans doute par de louables sentiments, ont ré-ouvert le débat. Initiatives extérieures à la famille de Bourbon même si certains membres ont été approchés et ont parfois montré leur intérêt individuel.
Sollicité, comme aîné et chef de la Maison de 
Bourbon, et donc premier à pouvoir m’engager, j’étais resté sur une prudente réserve. Il me semblait, en effet, que l’ensemble des questions que pouvait soulever un tel transfert n’était pas vraiment étudié. Il y avait notamment deux grands absents : le Couvent des Franciscains qui depuis cent quatre-vingt ans garde et protège les dépouilles des Bourbons, et d’autre part les Villes de Nova-Gorica et de Gorizia qui, depuis la même époque, sont fidèles à cette page où leur histoire et celle de la France ont été confondues.
La 
moindre des choses est toujours de rencontrer toutes les parties. Mon voyage est l’occasion de telles rencontres.

Ainsi, bien évidemment, sans préjuger de l‘avenir qui ne nous appartient pas et de circonstances extérieures, actuellement trois arguments vont à l’encontre d’un retour des cendres de Charles X en France :

- Un argument historique. Charles X est mort en exil en 1836 et le Gouvernement alors en place n’a pas cherché à faire revenir sa dépouille, préférant faire revenir celle de l’empereur Napoléon 1er, en décembre 1840…
Ce transfert ne pourrait, en effet, avoir qu’un objectif de réconciliation. Un retour 
sans ce mobile n’a pas vraiment de sens.
Le rapatriement du corps d’un souverain est un acte 
national, non celui de quelques nostalgiques. Ajoutons que le retour d’un souverain est, par nature, un acte public qui doit engager le pays au plus haut niveau. La dépouille doit être accompagnée par les armées, le gouvernement en place doit être présent, etc… Seul l’État peut en décider.

- Un argument factuel : la crypte des Bourbons telle qu’elle existe actuellement dans le Couvent de la Castagnavizza n’est pas une sépulture du hasard, même si à l’origine il n’y avait pas de plan clairement défini et si le roi a été déposé dans un caveau déjà existant mis à disposition par une famille princière locale. La volonté d’avoir un lieu de sépulture spécifique et surtout pérenne a été manifestée par le comte de Chambord, Chef de la Maison de Bourbon. Il a souhaité organiser les sépultures de ses proches déjà décédés ainsi que de lui-même et de son épouse. Une crypte a été aménagée à sa demande expresse au début des années 1880 pour recevoir les cercueils. L’emplacement a été spécialement choisi sous le choeur de la chapelle. Cela traduit le souhait d’avoir un second lieu de sépulture officiel autre que Saint-Denis pour marquer l’exil.
La restauration de la royauté en France 
n’étant pas à l’ordre du jour, le retour des cendres ne peut pas l’être non plus puisque la monarchie est toujours dans une sorte d’exil.
La question n’est donc pas actuelle et admettre le retour serait admettre 
la fin de l’espoir en une Restauration. Mais elle demeure une question familiale qui est du ressort du Chef de Maison.

- Un argument d’opportunité. À une époque où l’Europe cherche un second souffle, il faut maintenir les symboles forts qui forgent son unité et son identité. Les nécropoles royales en font partie et, en ce sens, la Castagnavizza a toute sa place dans le « réseau » constitué de Westminster, l’Escorial, les Capucins à Wien, et bien évidemment Saint-Denis. À cela s’ajoute le rôle culturel d’une telle nécropole qui renforce les liens entre la France et la Slovénie.

Ainsi compte tenu de tous ces éléments, il ne parait pas souhaitable d’envisager actuellement un quelconque transfert d’un ou plusieurs cercueils reposant dans le couvent des Franciscains de Nova-Gorica.

Que saint Louis et saint François veillent sur les Bourbons.

Fait à Nova-Gorica-Gorizia, le 19 février 2017

Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Crypte du couvent de la Castagnavizza

Crypte du couvent de la Castagnavizza
dans laquelle reposent, dans l’attente de la résurrection,
LL.MM.TT.CC. les Rois Charles X, Louis XIX et Henri V,
et les deux Reines Marie-Thérèse, épouses de ces deux derniers,
ainsi que la Princesse Louise d’Artois, duchesse consort puis régente de Parme et de Plaisance.

frise lys deuil

Publié dans : Vexilla Regis | le 19 février, 2017 |5 Commentaires »

2017-19. Où Saint Claude de La Colombière nous alimente en conseils spirituels contre les tentations de découragement.

15 février,
Fête de Saint Claude de La Colombière.

Saint Claude de La Colombière

Saint Claude de La Colombière (1641-1682) :
« Mon fidèle serviteur et parfait ami » a dit de lui Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie.

Sacré-Coeur gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’ai déjà eu l’occasion de vous entretenir de Saint Claude de La Colombière (cf. > ici), prêtre ô combien admirable de la Compagnie de Jésus, que le Sacré-Coeur Lui-même désigna à Sainte Marguerite-Marie comme Son « fidèle serviteur et parfait ami », et qui fut d’un si précieux secours spirituel à la sainte Visitandine.

En cette année 2017, nous commémorons en même temps le 335e anniversaire de sa mort (+ 15 février 1682) et le 25e anniversaire de sa canonisation (31 mai 1992).

C’est un saint dont les écrits spirituels sont une mine inépuisable pour les âmes en quête de perfection : on y trouve à chaque page d’admirables conseils, tout à la fois stimulants et consolants.
Frère Maximilien-Marie, qui s’en est longuement nourri lorsqu’il était jeune religieux, en a recopié plusieurs pages dans ses propres carnets de notes spirituelles, et je n’ai eu qu’à m’y plonger pour en extraire quelques uns qui me semblent particulièrement propres à vous encourager et vous aider vous aussi dans votre vie spirituelle, où la tentation du découragement est la plus redoutable que l’on puisse affronter.
Je vous laisse donc les découvrir, approfondir et méditer.

Lully.

Sacré-Coeur gif

- « De tous les péchés qui se présenteront à mon esprit, [...] je ferai comme un bloc que je jetterai aux pieds de notre Sauveur, pour être consumé par le feu de Sa miséricorde ; plus le nombre en sera grand, plus ils me paraîtront énormes, d’autant plus volontiers les Lui offrirai-je à consumer, parce que ce que je lui demanderai sera d’autant plus digne d’elle. »

- « La plus faible de toutes les créatures n’a pas plus de sujet de désespoir que la plus forte, parce que notre confiance est en Dieu, qui est également fort pour les forts et pour les faibles. »

- « C’est à Dieu à détruire nos passions, Il le fera quand il Lui plaira ; mais c’est à moi à les réprimer et à les empêcher d’éclater et de m’entraîner au mal. »

- « Il faudrait être dans un perpétuel chagrin s’il fallait se chagriner de toutes les fautes qu’on fait ; on doit se contenter de s’en humilier devant Dieu et d’accepter les mortifications qu’elles vous causent. »

- « Si j’étais en votre place, voici comment je me consolerais : je dirais à Dieu avec confiance :
Seigneur, voici une âme qui est au monde pour exercer Votre admirable miséricorde, et pour la faire éclater en présence du ciel et de la terre. Les autres Vous glorifient en faisant voir quelle est la force de Votre grâce, par leur fidélité et leur constance, combien Vous êtes doux et libéral envers ceux qui Vous sont fidèles. Pour moi, je Vous glorifierai en faisant connaître combien Vous êtes bon envers les pécheurs et que Votre miséricorde et au-dessus de toute malice, que rien n’est capable de l’épuiser, que nulle rechute, quelque honteuse et criminelle qu’elle soit, ne doit porter un pécheur au désespoir du pardon. Je Vous ai grièvement offensé, ô mon aimable Rédempteur ; mais ce serait bien encore pis si je Vous faisais cet horrible outrage de penser que Vous n’êtes pas assez bon pour me pardonner. »

- « Je ne sais ce que vous voulez dire avec votre désespoir : on dirait que vous n’avez jamais entendu parler de Dieu ni de Sa miséricorde infinie. Je ne puis plus vous pardonner ces sentiments ; je vous prie d’en prendre l’horreur que vous devez et vous souvenir que tout le mal que vous avez fait n’est rien en comparaison de celui que vous faites en manquant de confiance ; espérez donc jusqu’au bout, je vous le commande par tout le pouvoir que vous m’avez donné sur vous-même (note *) : si vous m’obéissez sur ce point, je vous réponds de votre conversion. »

Note * : On l’aura compris, Saint Claude de La Colombière s’adresse ici à une âme qui lui a demandé d’être son directeur spirituel.

Sacré-Coeur gif

Et on pourra redire avec fruit l’acte d’offrande au Sacré-Coeur de Saint Claude > ici 

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Textes spirituels | le 15 février, 2017 |1 Commentaire »

2017-18. Nouveaux délais imposés au projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de Saint-Denys.

Mardi après le dimanche de la Septuagésime,
14 février 2017,
au Mesnil-Marie, fête de l’Oraison de NSJC à Gethsémani,
mémoire de Saint Valentin, prêtre et martyr.

Basilique de Saint-Denys façade (état actuel)

Condamnée à rester ainsi ?
Nous espérons bien que non !

Je ne l’ai appris qu’aujourd’hui par la lettre d’information de la Fondation Patrimoine-Environnement reçue ce matin, alors que, de fait, la nouvelle est connue dans les milieux directement concernés depuis le 31 janvier – c’est-à-dire le jour même où je publiais dans les pages de ce blogue (cf. > ici) l’annonce du projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de la basilique de Saint-Denys – : la commission nationale des Monuments Historiques n’a pas tranché en faveur de cette restauration.
Réunie le lundi 30 janvier au soir, elle a en effet voté à huit voix contre, six pour, et deux abstentions.

L’architecte en chef des Monuments Historiques, Monsieur Jacques Moulin, qui a coordonné les études autour du projet, études réalisées avec la bénédiction de l’Etat, et qui est le personnage passionnant que nous pouvions voir et entendre dans la vidéo que je vous proposais le 31 janvier dernier, ne veut pas être pessimiste ; il estime que si une bataille a été perdue, la guerre, elle, ne l’est pas : « Bien sûr, on aurait préféré un avis favorable, clair et précis. Mais tout est encore possible. On va ramer, on va s’accrocher »

Car ce vote ne signe pas la mort du projet.
La commission des Monuments Historiques a en effet réclamé des éclaircissements supplémentaires sur plusieurs points, tels que le financement du chantier ou la solidité de l’ouvrage, ce qui semble signifier qu’elle n’a pas voulu émettre un avis définitif…
L’avis rendu ce 31 janvier a été transmis à Madame le Ministre de la Culture, Audrey Azoulay. C’est à elle, ou à son successeur, qu’appartiend la décision d’autoriser ou non un tel chantier qui, rappelons-le, selon les affirmations de Monsieur Jacques Moulin – fort de son expérience avec le chantier de Guédelon - est techniquement possible, sans coûter un centime d’argent public.

Nous voulons partager l’optimisme combatif de Monsieur Jacques Moulin et espérons fermement que ce n’est bien qu’un nouveau délai – un délai de plus ! – qui est imposé au magnifique projet de reconstruction de la tour nord de la basilique de Saint-Denys et de sa flèche, et non un point final.

Lully.

Grandes Armes de France

Montjoie Saint-Denys !

Publié dans : Commentaires d'actualité & humeurs | le 14 février, 2017 |4 Commentaires »

2017-17. Quand les propos d’un ancien président du « Conseil constitutionnel » viennent confirmer les affirmations du Maître-Chat Lully.

Samedi 11 février 2017,
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes.

A l’appui de ce que j’écrivais hier (cf. > ici), voici un enregistrement réalisé il y a un peu moins d’une année, c’est-à-dire au début du mois de mars 2016, lorsqu’a pris fin le mandat de Jean-Louis Debré à la présidence du « Conseil constitutionnel » qu’il a dirigé pendant neuf ans (5 mars 2007 – 5 mars 2016).

A l’occasion de son départ, Jean-Louis Debré a reçu des journalistes et leur a permis d’entrer dans ce que certains n’hésitent pas à appeller « le saint des saints de la république », installé dans l’aile Montpensier du Palais Royal. Jean-Louis Debré s’enorgueillit d’avoir fait rénover entièrement les locaux à la fin des années 2000 : dans l’escalier d’honneur, il a fait placer un buste de « Marianne » portant une étoile sur le front – « la république qui rayonne » – ce qui n’est pas sans analogie avec le « Lucifer » qui s’expose au sommet de la colonne de la Bastille (cf. > ici) et, devant ce buste, il aimait à réciter une « prière républicaine » - oeuvre d’un révolutionnaire dont il ne dit pas le nom – , « prière » qui n’est rien moins que blasphématoire.

J’ai pris le parti, avant de vous laisser regarder l’enregistrement de cette séquence, d’en retranscrire le texte : la seule audition, à mon avis, ne permettant pas de se rendre compte de toute la monstruosité des propos tenus par Jean-Louis Debré, propos qui, j’insiste, démontrent à l’évidence que la république française a pour religion officielle le culte idolâtrique d’elle-même, afin de s’opposer à la religion chrétienne.

La république antichrétienne

Carte postale de propagande maçonnique du début du XXe siècle :
sous la devise du Grand-Orient présentée comme une nouvelle aurore de l’humanité,
un homme, vêtu du seul tablier maçonnique, tenant la truelle symbolique des francs-maçons et appuyé sur la colonne tronquée des « droits de l’homme », terrasse un prêtre, tandis que l’on voit jetés pêle-mêle à terre les symboles de l’Eglise et de la royauté.

* * *

Lisez attentivement, chers Amis !
Voyez les mots que j’ai retranscrits en caractères gras : ils ne sont pas le produit de l’imagination délirante de catholiques exaltés et paranoïaques ; ils sont le témoignage irréfragable donné par l’un des « pontifes » de cette pseudo religion qui combat le catholicisme et veut se substituer à lui.

Jean-Louis Debré :
« (…) Vous savez que les républicains, qui étaient très laïcs, pensaient que la république ce ne sont pas seulement des institutions : il faut avoir la foi dans la république ; il faut aimer la république… Alors ils se disent : il faut qu’on trouve une prière, une prière pour honorer la république, comme les chrétiens ont des prières pour honorer leur Dieu.
Alors il réfléchissent et un jour ils tombent sur « Je vous salue, Marie, pleine de grâce » et ils se disent : « C’est ça qu’il nous faut ! Il faut qu’on…  » – « Oui, mais vous ne pouvez pas mettre : « Je vous salue, Marie » !
Alors ils ont imaginé une prière… et… : « Salut, Marianne, pleine de force ! Le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la république, est béni ! Sainte Marianne, mère du droit, aie pitié de nous ! Sainte Marianne, délivre-nous, vierge de la liberté, délivre-nous des rois et des papes ! Sainte Marianne, vierge de l’égalité, délivre-nous des aristos ! Sainte Marianne, vierge de la fraternité, délivre-nous des soldats ! Sainte Marianne, vierge de la justice, délivre-nous des juges ! Ainsi soit-il. »

Journaliste : D’autant qu’ici ça résonne comme dans une cathédrale…

Jean-Louis Debré :
« Ça résonne comme une cathédrale parce que nous sommes le temple de la république : nous veillons sur les droits et les libertés qui sont au coeur même du pacte républicain. Quelles que soient les options politiques des uns et des autres, la république ce sont un certain nombre de principes : le principe de l’égalité, le principe de la liberté, le principe de la laïcité ! Tous ces principes, ils permettent, en les faisant respecter à des hommes et à des femmes, d’origines, de conditions, de croyances, de couleurs différentes, de vivre ensemble. C’est ce que Renan appelait « le rêve d’avenir partagé » (…) »

Vous avez bien lu ?
Ecoutez donc de toutes vos oreilles maintenant, en regardant la vidéo dans laquelle sont enregistrés ce dialogue très révélateur et cette « prière » blasphématoire :

Image de prévisualisation YouTube

Ce qui m’afflige cependant, c’est qu’il y aura malgré tout des catholiques qui continueront à s’aveugler et à faire la sourde oreille.
S’imaginant qu’ils pourraient avoir quelque influence déterminante sur l’évolution de ce régime intrinséquement lié à la lutte contre la Sainte Eglise et contre le Règne du Christ, ils s’entêteront à sacrifier au rituel blasphématoire de l’isoloir et de l’urne, contribuant ainsi à renforcer la pseudo légitimité de cette république qui n’a de cesse de leur planter des poignards dans le dos, en attendant de les liquider complètement.

Ils me font vraiment penser à des dindes bondissant de joie à l’idée que le réveillon de Noël approche !

pattes de chatLully.

2017-16. De la religion officielle de la république française.

Vendredi 10 février 2017,
Fête de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de l’Ordre de Saint-Augustin ;
Mémoire de Sainte Scholastique.

* * *

Enlèvement des Crucifix des écoles par la force armée

En France, quoi que prétende l’article 2 de la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », il existe bel et bien une religion d’Etat, une religion qui présente un caractère obligatoire, une religion reconnue, salariée et subventionnée par l’Etat, qui est le culte de la république elle-même et de ses « valeurs ».

* * *

Cette religion a ses « mystères » : les « valeurs de la république » ne sont jamais pleinement explicitées, mais toujours exaltées et célébrées derrière d’épais nuages d’encens citoyen.

Cette religion a ses « dogmes », sur lesquels ne peut être menée aucune étude critique (au sens objectif et rationnel de ce qualificatif), et à propos desquels ne peut être soulevé aucun doute sans risquer d’encourir de graves sanctions.

Cette religion a son « clergé », chargé de l’enseigner et d’en promouvoir le culte.
Ici, on peut faire une distinction entre a) le « bas clergé » séculier (que l’on trouve essentiellement dans « l’éducation nationale » : enseignants et fonctionnaires plus ou moins appliqués à mettre en oeuvre les consignes du ministère), b) le « bas clergé » régulier (francs-maçons des degrés inférieurs, membres de sociétés de pensées – plus ou moins secrètes, plus ou moins élitistes – , bénévoles de certaines associations humanitaires), et surtout c) son « haut clergé » : caste très fermée à laquelle on n’accède pas par le mérite personnel mais par un jeu complexe de rouages savants qui conjuguent les copinages, les collusions d’intérêts, les cooptations, la corruptions et les chantages, avec une idéologie résolue ; caste de hauts pontifes qui ne paraissent que très rarement sur le devant de la scène, parce qu’ils préfèrent rester dans la pénombre…

Cette religion a son « inquisition », police de la pensée dont les agents zélés sont habilement dispersés dans la magistrature, la presse, l’enseignement, la fonction publique, voire les Eglises… etc.
Inquisition en comparaison de laquelle celle de la légende noire de Torquemada fait figure de conte pour enfants de grande section maternelle.
Cette inquisition-ci ne vous fera habituellement pas brûler sur une place publique mais, d’une manière irrémédiable, elle vous tuera de réputation après vous avoir jeté en pâture aux médias.

Cette religion à ses « excommunications » : quiconque n’adhère pas strictement à ses dogmes ou s’écarte de l’orthodoxie républicaine officielle se trouve très rapidement mis au ban de la société, marginalisé, « diabolisé ».

Cette religion a sa « liturgie », bien codifiée, constituée de campagnes électorales, de débats républicains, de rituels sacralisés autour de l’isoloir et de l’urne, d’investitures, de célébrations « citoyennes » auxquelles il est de très mauvais ton de ne pas assister (qui ont lieu à dates fixes [14 juillet, 8 mai, 11 novembre... etc.] ou mobiles – comme ce peut-être le cas à l’occasion de drames qui émeuvent le peuple -), de « processions laïques » que l’on appelle des mobilisations de rue, de « canonisations laïques » que l’on appelle des « panthéonisations », de plantations d’arbre ou de dévoilement de plaques… etc.

Cette religion a ses « conciles » et ses « synodes », appelés aussi « concertations citoyennes », « états généraux » de ceci ou « grenelles » de cela, sessions ordinaires ou extraordinaires du parlement, réunions du Congrès (qui se tiennent à Versailles : excusez du peu !).

Cette religion a ses « figures prophétiques », ses « saints » et ses « martyrs », dont on exalte l’exemple devant les enfants et les jeunes, et auxquels on dédie non pas des autels mais des monuments publics et des rues : Jean Moulin, Voltaire, Louise Michel, Jean Jaurès, Marie Curie, Victor Hugo, Lucie Aubrac…

Cette religion a ses « reliques » et ses « objets consacrés » autour desquels se concentre sa dévotion, et qu’il serait sacrilège de mépriser : drapeau tricolore, bustes de « Marianne », colonne de la place de la Bastille (cf. > ici), et autres arbres de la liberté…

Cette religion a ses « antres sacrés » au fond desquels vaticinent quelques modernes pythies transmettant infailliblement les oracles auxquels la république doit se conformer religieusement : le plus connu de ces sanctuaires occultes et pseudo-mystiques est le siège du Grand-Orient, rue Cadet à Paris, mais il en existe plusieurs autres, très discrets voire secrets…

* * *

Faut-il développer encore ?
Tout ce que j’ai déjà explicité ci-dessus n’est-il pas l’évidente démonstration que la république est une forme de contre-Eglise ?
Elle singe et copie tout ce qui appartient en propre à l’unique religion révélée pour se substituer à elle.

Cet ersatz de religion – religion séculière, religion laïque – qui cherche à supplanter le catholicisme ne peut, à l’évidence, qu’être inspiré par le singe de Dieu, par « l’ennemi (qui) s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (2 Thess. II, 4) : Satan, le véritable instigateur et maître de la république française.

Lully.

Voir aussi :
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (1ère partie) > ici
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (2ème partie) > ici
et la question de l’infiltration maçonnique dans l’Eglise > ici

Carte maçonnique de 1904

Carte éditée à l’occasion d’un congrès de loges affiliées au Grand-Orient de France
tenu à Genève en 1904 :
on y voit la république avec sa devise (« empruntée » au Grand-Orient)
triomphant du catholicisme symbolisé, entre autres, par la tiare et la mitre épiscopale,
ainsi que des royautés chrétiennes.

2017-15. L’ « Ancien Régime » existe, je l’ai rencontré…

Jeudi 9 février 2017,
Fête de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise ;
Mémoire de Sainte Apolline, vierge et martyre.

frise

L’ « Ancien Régime », tel qu’il est décrit par les livres d’histoire, ce système politique universellement honni parce qu’il fait la synthèse de toutes les injustices et de toutes les monstruosités attentatoires à la dignité et aux droits de la personne humaine, avec ses ordres bien cloisonnés, avec ses privilèges exhorbitants, avec ses clientélismes machiavéliques, avec l’arrogance de ses élites, avec sa justice sous influence, avec son mépris du petit peuple, avec ses inégalités criantes, avec sa pression fiscale continûment accrue, avec son clergé rampant servilement devant le pouvoir en place, avec le libertinage de ses aristocrates, avec ses prébendes occultes, avec les juteux bénéfices accordés aux clans familiaux (famille naturelle ou famille idéologique), avec ses mythes purement mensongers ordonnés à la manipulation des esprits… etc., il a bien une existence en France.

Mais pas avant 1789.

Il n’a pas existé : Il existe !

C’est la réalité quotidienne de cette république qui opère sans cesse un savant lavage de cerveaux pour les « z’enfants-de-la-pa-tri-hi-heu », tous désormais bien docilement convaincus qu’ils vivent dans un régime de liberté et de démocratie.

Lully.

Ambrogio Lorenzetti fresque du mauvais gouvernement

Ambrogio Lorenzetti (+ 1348) : détail de la fresque « Des effets du bon et du mauvais gouvernement »,
au palais municipal de Sienne,
la Tyrannie, personnifiée sous une figure diabolique, est entourée de l’avarice, de l’orgueil et de la vanité…

2017-14. Des chats et des crêpes.

2 février,
Fête de la Purification de Notre-Dame et de la Présentation de Jésus au Temple,
Chandeleur.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je vous ai déjà entretenus de l’une des belles traditions de la fête de la Chandeleur : la Crèche blanche (cf. > ici).
Aujourd’hui, je vais évoquer la tradition la plus célèbre liée à cette fête : celle des crêpes.

Certains historiens rapportent leur origine au pape Saint Gélase 1er (+ 496), auquel on attribue – sans qu’il y ait de certitude absolue toutefois – l’institution à Rome de la fête liturgique de la Chandeleur (qui existait bien antérieurement dans les liturgies orientales, de cela nous en avons des témoignages certains) : une antique tradition raconte en effet qu’il accueillait les pélerins en leur offrant de fines galettes : ces galettes seraient devenues si populaires qu’elles auraient été copiées et améliorées jusqu’à devenir ces crêpes que nous connaissons, et que nous aimons tant.
Ceux qui tiennent à tout prix à rattacher les fêtes chrétiennes à des cultes et des célébrations païens antérieurs (souvent au prix de quelques éxagérations et parfois même de mauvaise foi), prétendent que la Chandeleur aurait été substituée à une fête du renouveau de la lumière et que les crêpes seraient une représentation du disque solaire.
Personellement (je ne sais pas si c’est la même chose pour vous), je ne vois pas trop en quoi la dégustation d’une friandise ronde et dorée constituerait une forme de culte solaire…

Vraies ou fausses explications, peu importe en définitive : la tradition est délicieuse et elle enchante petits et grands.

Dans ma collection d’images anciennes, j’en ai un grand nombre qui se rapportent à la Chandeleur et aux crêpes. Je vous en livre aujourd’hui une petite sélection établie selon le critère suivant : la présence de chats dans ces images !

Beaucoup de représentations des crêpes de la Chandeleur ont un aspect humoristique en se moquant de la maladresse de ceux qui tentent de les retourner en les faisant sauter…

Des crêpes et des chats 1

Vous avez vu que mes deux congénères présents sur cette première image sont stupéfaits d’une telle gaucherie ; il est vrai que, tout au contraire, chez nous les chats, la virtuosité est habituelle, comme on peut le voir ici :

Des crêpes et des chats 2

ou encore ici :

Des crêpes et des chats 3

Par ailleurs, les illustrateurs semblent insinuer que les chats seraient friands de crêpes et prêts à toutes les ruses pour satisfaire cette gourmandise :

Des crêpes et des chats 4

Et lorsqu’ils ne nous représentent pas en train de « boulotter » les crêpes elles-mêmes les dessinateurs nous montrent profitant de l’inattention de ceux qui font la fête pour chaparder le lait nécessaire à leur confection, comme c’est le cas dans ce beau chromo :

Des crêpes et des chats 5

Mais – fort  heureusement ! – il n’y a pas que cela !

Dans l’image suivante (qui est de dimensions très réduites), un petit chat noir se tient près d’un enfant de choeur qui fait sauter sa crêpe devant la cheminée : le petit servant d’autel n’a même pas pris le temps de retirer sa soutanelle rouge, son surplis et sa calotte avant de se précipiter en cuisine !

Des crêpes et des chats 6

Enfin, il y  cette dernière image, qui m’amuse beaucoup. Elle montre deux moines s’affairant à la préparation des crêpes destinées au repas conventuel.

Cependant, je dois adresser un vif reproche à ces frères : ils ne prennent pas assez soin de leur chat monastique – lequel doit pourtant leur être bien précieux pour protéger les réserves du moutier de la prolifération des petits rongeurs et autres nuisibles – car ce pauvre matou semble vraiment famélique !

Des crêpes et des chats 7

Bon, je dois impérativement vous laisser parce que j’ai des choses très importantes à faire et elles ne peuvent souffrir aucun retard…

pattes de chatLully.

Des crêpes et des chats 8

Publié dans : Chronique de Lully, De liturgia | le 2 février, 2017 |3 Commentaires »

2017-13. De l’épouvantable siège qu’a victorieusement soutenu le très vaillant Maître-Chat Lully.

Mercredi 1er février 2017,
Fête du Bienheureux Guillaume Repin et de ses 98 compagnons,
martyrs d’Angers et d’Avrillé en 1794 (cf. > ici, > ici, > ici, et encore > ici) ;
Mémoire de Saint Ignace d’Antioche, martyr ;
Mémoire de Saint Sigebert, roi des Francs.

1 - Lac de St-Martial totalement pris par la glace

Le village de Saint-Martial avec son lac dont la surface est tout entière prise par la glace.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Si, en ces jours, nous connaissons un certain redoux, nous avons eu ici (mais je pense qu’il en a été de même chez vous), en ce mois de janvier 2017 qui vient de s’achever, une période de véritable hiver, avec des températures largement en-dessous du zéro, et des intempéries… Donc de la neige !!!

S’il y en a qui aiment la neige, ce n’est pas mon cas.
Vraiment pas mon cas.
Et je n’en fais pas un mystère.

Même lorsque je ne l’ai pas encore vue, je pressens son arrivée : il y a dans l’air quelque chose d’indescriptible qui m’annonce l’approche du danger et me laisse présager que ma blanche ennemie va tenter une nouvelle fois de mettre le siège autour de notre Mesnil-Marie.
Car oui, c’est bien cela : elle vient nous assiéger !

Dès que le jour commence à se lever et que l’on peut distinguer ce qui se passe dehors avec assez de netteté, je monte à mon poste de guet – sur l’échelle de la mezzanine – et, par la fenêtre Est du bureau, j’observe très attentivement…

2 - Lully en observation

Horreur et putréfaction !
Elle est bien là ! 
Elle a commencé à investir les toits ; elle recouvre les chemins ; elle ensevelit sous son linceul de fausse innocence mes espaces de verdure, mes terrains de chasse, mes aires de jeu….
Bref, elle envahit ma Principauté et y instaure sa blanche tyrannie.

3 - Le haneau sous la neige au lever du soleil

Elle tente même de neutraliser nos moyens de déplacement : notre carrosse semble devenu inopérationnel.
Et d’ailleurs il est méconnaissable…

4 - Le carrosse méconnaissable

J’ai bien inspecté l’ampleur des dégâts.
J’ai, en effet, demandé à mon humain de compagnie de m’ouvrir, l’une après l’autre, les portes du Mesnil-Marie, et j’ai très audacieusement – mais néanmoins prudemment – pointé le quart du tiers d’un demi poil de moustache par leur entrebaillement : j’ai été véritablement horrifié !

Elle est de tous les côtés.
Elle nous encercle d’une couche épaisse.
Hypocrite, elle se donne des airs de douceur ouatée, alors qu’en réalité la traitresse est froide et humide.

Sur la terrasse Saint-Constantin, où il est habituellement si agréable de se prélasser au soleil, la table de bois, les bancs, et la grande Croix – érigée en action de grâces à l’occasion du dix-septième centenaire de l’édit de Milan – sont chargées d’impressionnantes masses blanches qui leur donnent des allures fantomatiques.

5 - Terrasse St-Constantin ensevelie

Courageusement (je me dis maintenant qu’il y avait alors de ma part une excessive témérité), j’ai tenté une sortie.
Rasant les murailles, prenant bien soin de ne pas poser mes délicats coussinets sur ses avancées piégeuses, avec la plus grande circonspection, je me suis rendu jusqu’à un point d’observation abrité : las ! elle avait traitreusement investi tout le territoire du hameau, et bien au-delà.

En me gonflant et me hérissant, afin d’impressioner l’ennemie et la dissuader de m’approcher… je suis revenu sur mes pas.

Ah ! Quand je pense qu’il y a des humains qui font des centaines de kilomètres – et même qui payent – à seule fin d’aller patauger dans la neige, je ne peux m’empêcher de douter de leur santé mentale !

6 - Lully tente une sortie par la porte

J’ai également enjoint à mon humain de compagnie de m’ouvrir le « fenestrou » de la Salle Saint-Augustin, à l’étage : j’affectionne de passer par là pour m’aller promener sur les toits.

Mais là encore, le désastre était total, au point que la cloche du pignon se trouvait totalement neutralisée par les flocons perfides accumulés.

7 - La cloche a disparu

Néanmoins, n’écoutant que ma vaillante intrépidité, j’ai hasardé une autre sortie ; en prenant bien soin toutefois de rester sur la partie des tuiles protégée par la passe du toit…
J’ai dû cependant me rendre à l’évidence et battre prudemment en retraite.

8 - Lully tente une sortie par le toit

En désespoir de cause, barricadé dans les entrailles de ma forteresse, alors que mon moine-polyvalent, endossant cette fois une tenue de sapeur, ménageait à la pelle un étroit sentier jusqu’à la route, je suis allé méditer les plans de ma revanche dans mon Q.G. le plus protégé : la couette !

Mais nos humains de compagnie ont parfois des idées extrèmement bizarres et particulièrement perturbatrices…

9 - Lully est très occupé

En définitive, j’ai résolu de narguer cette vilaine neige en lui démontrant de manière irréfragable ma supériorité intellectuelle et culturelle : avec ma plus sublime maestria, je me suis mis à chanter le fameux « air des trembleurs » (*) composé par l’illustre musicien qui a désormais, en sus de la gloire d’avoir servi le Grand Roi, l’honneur que je relève aujourd’hui son nom : Jean-Baptiste de Lully.

10 - Lully chantant Lully

Ma patience, ma persévérance et mon audacieux courage m’ont finalement valu la victoire : la neige a fui. Elle a lamentablement fondu !

Certes, je sais bien qu’elle reviendra et tentera de nouveaux sièges, mais je suis plus tenace qu’elle.
Même si ses offensives m’affligent, elles ne me découragent point !

Enfin, demain ce sera la Chandeleur, date à laquelle, selon le dicton ancestral, « l’hiver périt ou reprend vigueur ». Nous verrons bien alors ce que cela nous laisse présager pour le reste de cet hiver-ci.
Une chose est certaine : après l’hiver reviendront les beaux jours, et je pourrai à nouveau m’étirer voluptueusement au soleil !

Lully.

(*) Note : J’ai publié au début de l’hiver 2010 un enregistrement de ce choeur magnifique dans la chronique qui se trouve > ici.

Chat gif en marche

Publié dans : Chronique de Lully | le 1 février, 2017 |11 Commentaires »

2017-12. A la Basilique de Saint-Denys, le projet de reconstruction de la tour nord et de sa flèche.

Mardi 31 janvier 2017,
Fête de la Bienheureuse Marie-Christine de Savoie, reine des Deux-Siciles,
Mémoire de Saint Jean Bosco.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En corollaire à toutes mes publications relatives à la cérémonie du 21 janvier célébrée à la basilique nécropole royale de Saint-Denys (cf. > ici ou > ici ) aussi bien qu’au bicentenaire de la ré-inhumation des restes profanés de nos anciens souverains et princes (cf. > ici), je voudrais terminer ce mois de janvier 2017 avec quelques mots consacrés à la basilique elle-même.

Basilique de Saint-Denys façade (état actuel)

Façade de la basilique de Saint-Denys dans son état actuel

Je n’ai pas l’ambition d’exposer ici toute l’histoire de l’abbaye de Saint-Denys et de son église abbatiale : un simple article n’y suffirait pas. Aussi vous renvoie-je par exemple à l’assez bon résumé qui en est présenté sur le site de la basilique ( > ici), bien qu’on puisse y regretter quelques interprétations fallacieuses, notamment en dénaturant totalement les intentions de Saint Louis ; à cette lecture, vous saurez donc exercer votre discernement et faire le tri entre les données historiques et les interprétations de nature idéologique, propres à dénigrer la monarchie et les Rois dont le texte est émaillé…
En cette année 2017, il est d’ailleurs à signaler que l’on commémore le 750e anniversaire de l’inauguration de la nécropole royale par Saint Louis, lequel avait commandé la réalisation de 16 gisants de ses prédécesseurs (il n’en subsiste que 14), en même temps que les grands travaux du transept et de la nef.

Depuis Dagobert 1er jusqu’à Louis XVIII, ce sont quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses, et dix grands du royaume qui ont été inhumés à Saint-Denys.
Ce rôle de principale nécropole royale constitue déjà un lien très fort entre l’abbaye et le pouvoir royal ; mais il faut en outre se souvenir que c’est à Saint-Denys qu’étaient conservés les Regalia, et que c’est également à Saint-Denys que, en temps de guerre, le Souverain venait recevoir de l’Abbé la fameuse oriflamme écarlate, semée de flammes d’or, sur laquelle étaient brodés les mots « Montjoie Saint-Denys », exclamation et cri de ralliement qui sont devenus la devise du Royaume.

Basilique Saint-Denys façade photographiée avant le démontage de la tour nord

La façade de la basilique de Saint-Denys
photographiée avant le démontage de la tour nord et de sa flèche.

Jusqu’en 1837, la flèche de la tour nord de la façade, qui culminait à 86 mètres, fut le plus haut édifice religieux du diocèse de Paris.
En plus des gravures, nombreuses, il existe une photographie, prise par un inconnu, montrant la façade de la basilique avant la disparition de cette tour et de la flèche : c’est celle que j’ai reproduite ci-dessus.

Je voudrais maintenant vous inviter à visionner un reportage de 26 minutes, réalisé en novembre 2016 par le site historique Hérodote.net, reportage dans lequel Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques, revient in situ sur l’histoire architecturale de la basilique et explique de manière très concrète le projet actuel de reconstruction de la tour nord et de sa flèche, projet qui existe depuis l’époque même de son démontage, et qui demeure depuis 1846 un souci et une volonté récurrents de la municipalité dionysienne.
Pour voir ce reportage et tout comprendre de ce projet, cliquez 
> ici.

L’accord de l’Etat ayant été obtenu, ce projet est maintenant entré dans la phase préparatoire des travaux, dont il est prévu qu’ils durent une dizaine d’années.
Si donc Dieu nous prête encore dix à quinze années de vie ici-bas, et si les projets actuellement bien engagés ne subissent pas de nouveaux échecs et ne souffrent pas trop de retards, voici ce que nous pourrions un jour contempler de nos propres yeux…

Basilique de Saint-Denys simulation de la façade restituée

Simulation montrant la façade de la basilique de Saint-Denys pleinement restituée.

Puisse le Tout-Puissant nous en faire la grâce, et nous donner de voir aussi un jour la restauration de la vie monastique dans les prestigieux bâtiments de l’abbaye rendus à leur vocation, dans un Royaume de France pleinement restauré…

Lully.

Grandes Armes de France

Montjoie Saint-Denys !

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis | le 31 janvier, 2017 |3 Commentaires »
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