2019-84. Un poignant et très juste appel à la prière pour l’Eglise, à l’heure où « la plus grande persécution de l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs »…

Lundi 9 septembre 2019,
Fête de Notre-Dame de Pellevoisin ;
Mémoire de Saint Gorgon ;
Mémoire du 2e jour dans l’octave de la Nativité de Notre-Dame.

« Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire…
Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. »

Paroles de la Très Sainte Vierge Marie à Pellevoisin le 15 septembre 1876.

C’est grâce au toujours excellent site « Benoît et moi » (cf. > ici), toujours remarquablement bien informé sur des faits et publications qu’il est sinon très difficile de trouver en langue française, que nous avons pris connaissance d’un appel qui a été lancé en Italie pour un rassemblement de prière qui aura lieu à Rome, tout près de la basilique Saint-Pierre au Vatican, le samedi 5 octobre prochain.
Je sais bien que la plupart de mes lecteurs ne pourront pas s’y trouver. Toutefois, rien n’empêche de s’y associer par le cœur, l’intention et la prière, puisque cette dernière ne connaît pas les limites imposées par les distances et les frontières !
Le texte d’invitation à ce rassemblement de prière est tout-à-fait juste et pertinent, et l’on peut dire qu’il dépasse largement le cadre de ce seul rassemblement : tout ce qu’il exprime et décrit – sans concession mais sans agressivité – est parfaitement exact.
Voilà pourquoi il nous semble parfaitement judicieux de le répercuter le plus largement possible : la liste des intentions qu’il dresse en 10 points n’est pas à proprement parler exhaustive, mais elle donne bien la mesure des urgences auxquelles il importe, avec la grâce de Dieu, d’œuvrer, pour la guérison de tout le corps de la Sainte Eglise, de la tête aux pieds.

11 février 2013 - foudre sur la basilique Saint-Pierre

Le très symbolique foudroiement du dôme de la basilique Saint-Pierre au Vatican
le 11 février 2013

Prions pour l’Église!
Rome, le 5 octobre 2019

Largo Giovanni XXIII, h. 14:30

C’était le Vendredi Saint 2005. Le Cardinal Joseph Ratzinger, qui allait bientôt devenir Pape, prononça des paroles sans équivoque : « Que d’immondices on trouve dans l’Église, même chez ceux qui, par le sacerdoce, devraient lui appartenir complètement !...».
 
Et lorsque, devenu le Pape Benoît XVI, à Fatima, le 11 mai 2010, répondant à des journalistes qui l’interrogeaient sur le message de la Vierge, il déclara : « Les souffrances de l’Église lui viennent de l’intérieur, de ce péché qui se trouve dans l’Église-même. On l’a toujours su, mais aujourd’hui nous le constatons d’une manière vraiment terrifiante : la plus grande persécution de l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs, elle vient du péché qui est dans l’Église…».
 
Comme Cardinal et comme Pape, Benoît XVI a voulu ainsi rappeler qu’il y a dans l’Église des hommes qui ne sont pas « de l’Église », qui ne lui appartiennent pas vraiment et qui, plus que quiconque, travaillent à sa destruction ; «les méchants et les hypocrites qui sont dans l’Église», disait saint Augustin dans le De Civitate Dei, formeront un jour la majorité de ses membres, selon la prophétie de saint Paul dans la seconde épître aux Thessaloniciens.

Nous, un groupe d’amis catholiques, tant laïcs que consacrés, voulons donc prier – avec tous ceux qui veulent se joindre à nous – aussi près que possible de la Tombe de saint Pierre, où les papes, à quelques exceptions près, ont toujours voulu résider, en demandant à Dieu qu’il fasse par sa grâce :

1) Que cessent les scandales sexuels et économiques qui défigurent le visage de l’Église et que les clercs impliqués dans ces scandales ne soient pas promus à des postes de commandement mais, au contraire, qu’ils soient écartés et invités à faire pénitence ;

2) Que le depositum fidei, dont personne dans l’Église de Christ, pas même le Pontife suprême n’est le maître, ne soit adultéré ;

3) Que les familles religieuses, les évêques, les prêtres fidèles au Christ et à l’Église ne soient plus inquiétés par des commissaires, persécutés, écartés sans motifs d’accusation concrets et vérifiés, pour la seule raison de leur attachement à la « foi de toujours » ;

4) Que la hiérarchie ecclésiastique, cessant de chercher les applaudissements du monde, soit courageuse et audacieuse dans la prédication de l’Évangile, aussi difficile que cela puisse être, et que soient donnés comme exemple aux fidèles les saints de l’Eglise, et non ceux qui l’ont divisée et déchirée jadis (comme le moine Martin Luther), ou qui ceux qui combattent aujourd’hui la Vie, en soutenant l’avortement, la libéralisation de la drogue, l’euthanasie (…comme le fait Emma Bonino) ;

5) Que la priorité de ceux qui dirigent l’Église soit de proclamer la foi en Jésus-Christ Sauveur, laissant à « César ce qui est à César » et évitant de s’improviser sociologues, politologues, climatologues, … et «logues» en toutes choses ;

6) Que les hommes d’Eglise ne cessent de proclamer les « principes non négociables », en particulier la défense de la vie et de la famille, sans s’abaisser à des compromis – sinon en paroles du moins dans les faits – avec la culture de mort et l’idéologie du genre ;

7) Que l’amour pour la Création ne soit plus confondu avec l’écologie païenne et panthéiste, ni la « miséricorde » de Dieu avec le relativisme moral et l’indifférentisme religieux ;

8) Que soit entendu le cri de l’Église d’Afrique (Cardinal John O. Onaiyekan, Cardinal Robert Sarah, Cardinal Francis Arinze.) : « Que l’Occident ne trompe pas nos jeunes avec de faux mythes », et celui des Eglises d’Europe de l’Est, répétant avec Jean-Paul II, dans Mémoire et identité, que « la patrie est une mère pour chacun, d’une manière tout à fait réelle », et que la « défense de sa propre identité » n’a rien à voir avec le nationalisme ou autres aberrations ;

9) Que les catholiques chinois, comme l’a dénoncé à plusieurs reprises le cardinal Zen Ze-kiun, ne soient pas sacrifiés à la dictature communiste au nom d’impossibles et injustes accords ;

10) Et qu’enfin les chrétiens persécutés dans le monde, qui affrontent la torture et la mort pour le Christ, n’aient plus à entendre leurs pasteurs dire qu’Allah et Jésus-Christ sont un « même Dieu ».

(Source > Aldo Maria Valli )

Ronces

2019-83. « Aujourd’hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s’épanouir pour le monde une fleur divine.»

Pietro  Cavallini - Nativité de la Vierge vers 1291

Pietro Cavallini : mosaïque de la Nativité de la Vierge
(Rome, basilique Sainte-Marie au Transtévère – vers 1291)

* * *

Extraits d’une homélie de Saint Jean Damascène
pour
la fête de la Nativité de la Vierge Marie

« Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l’appela du nom de Marie...

Il s’agissait de la naissance, non d’un enfant ordinaire, mais de cette première-née d’où allait naître le premier-né de toute créature, en qui subsistent toutes chose.
O bienheureux couple, Joachim et Anne ! Toute la création vous doit de la reconnaissance, car c’est en vous et par vous qu’elle offre au Créateur le don qui surpasse tous les dons, je veux dire la chaste Mère qui était seule digne du Créateur.

Aujourd’hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s’épanouir pour le monde une fleur divine. Aujourd’hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d’une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l’autre, car c’est de lui que va naître le Soleil de justice, celui qui a créé l’autre soleil…

Que de miracles se réunissent en cette enfant, que d’alliances se font en elle !
Fille de la stérilité, elle sera la virginité qui enfante.
En elle se fera l’union de la divinité et de l’humanité, de l’impassibilité et de la souffrance, de la vie et de la mort, pour qu’en tout ce qui était mauvais soit vaincu par le meilleur.
O fille d’Adam et Mère de Dieu !

Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur !
Si grand était Votre amour pour moi que Vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par Vous-même celui que Vous aviez d’abord créé Vous-même.
C’est pourquoi je tressaille d’allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la Source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l’Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance…

Aujourd’hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau jailli du cœur de Son Père, et qu’il écrit par le Saint-Esprit, qui est langue de Dieu…

O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel. O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l’âme est toute sous l’action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu’on le cherche, et qui est digne d’amour ; vous n’avez de colère que pour le péché et son auteur.
Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne l’aurez pas pour vous, vous qui n’avez pas été créée pour vous. Vous l’aurez consacrée tout entière à Dieu, qui vous a introduite dans le monde, afin de servir au salut du genre humain, afin d’accomplir le dessein de Dieu, l’Incarnation de son Fils et la déification du genre humain.
Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont, comme l’olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l’arbre planté au bord des eaux vives de l’Esprit, comme l’arbre de vie, qui a donné son fruit au temps fixé : le Dieu incarné, la vie de toutes choses. Vos pensées n’auront d’autre objet que ce qui profite à l’âme, et toute idée non seulement pernicieuse, mais inutile, vous la rejetterez avant même d’en avoir senti le goût.

Vos yeux seront toujours tournés vers le Seigneur, vers la lumière éternelle et inaccessible ; vos oreilles attentives aux paroles divines et aux sons de la harpe de l’Esprit, par qui le Verbe est venu assumer notre chair… Vos narines respireront le parfum de l’Epoux, parfum divin dont Il peut embaumer Son humanité. Vos lèvres loueront le Seigneur, toujours attaché aux lèvres de Dieu. Votre bouche savourera les paroles de Dieu et jouira de leur divine suavité. Votre cœur très pur, exempt de toute tache, toujours verra le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour Lui. Votre sein sera la demeure de Celui qu’aucun lieu ne peut contenir. Votre lait nourrira Dieu, dans le petit enfant Jésus. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d’une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu, et vos genoux seront pour Lui un trône plus sublime que celui des chérubins… Vos pieds, conduits par la lumière de la loi divine, Le suivant dans une course sans détours, vous entraîneront jusqu’à la possession du Bien-Aimé.
Vous êtes le temple de l’Esprit-Saint, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants, les fleuves saints de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu ; dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.

Salut, Marie, douce enfant d’Anne…
Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l’espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s’est répandu partout l’honneur de la virginité Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent…

Ô vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d’Anne, accueillez la prière de votre pauvre serviteur qui n’est qu’un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut. Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde. A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l’Eglise. »

Ave Maria et lys

2019-82. Dimanche 6 octobre, récollection légitimiste à Paris avec le Prieur de la Confrérie Royale.

Ainsi que cela avait été annoncé il y a quelques jours par le Prieur de la Confrérie Royale dans sa circulaire de rentrée (cf. > ici), une journée de récollection spirituelle est organisée à Paris le dimanche 6 octobre 2019.

Son thème :

Vie intérieure et combat spirituel
des Légitimistes

Mobilisé pour la France - illustration récollection 6 octobre 2019

Cette récollection aura lieu dans le 7ème arrondissement (métro : Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone ou Rue du Bac) et commencera à 8 h 30 très précisément par la célébration de la Sainte Messe - dans le rite latin traditionnel évidemment -, qui sera celle de la solennité du Très Saint Rosaire (1er dimanche d’octobre). Elle s’achèvera vers 16 h 30.
Vers 17 h, pour ceux qui le souhaitent, un petit pèlerinage sera proposé dans l’un des sanctuaires proches.

Monogramme Marie 2

Informations pratiques :

1 – Outre la Sainte Messe dominicale, cette récollection comportera trois conférences spirituelles, assurées par le Prieur de la Confrérie Royale (une en matinée, deux dans l’après-midi) : l’adresse exacte et le titre des conférences seront communiqués aux inscrits.
2 – Pour le déjeuner : repas tiré du sac.
3 – Libre participation aux frais.
4 – Attention ! nombre de places limité (pas plus de 35 personnes !) : si vous souhaitez participer, ne tardez pas à vous inscrire ; la priorité est donnée aux premiers inscrits.
5 – S’il y a des personnes qui, à cette occasion, souhaitent faire leur entrée dans la Confrérie Royale, qu’elles nous le fassent savoir sans délai (et au plus tard le 20 septembre).

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

Trois lys blancs

2019-81. Où l’on reparle de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac, de l’association qui porte son nom, et de sa prochaine assemblée générale.

Jeudi 5 septembre 2019,
Fête de Saint Laurent Justinien ;
381ème anniversaire de la naissance de Louis XIV (cf. > ici et > ici) ;
226ème anniversaire du martyre de l’abbé Claude Allier (cf. > ici).

Monsieur l'Abbé Jean Carmignac

Monsieur l’Abbé Jean Carmignac (1914-1986)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a déjà huit ans de cela, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de son rappel à Dieu (+ 2 octobre 1986) je vous ai parlé de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac, prêtre d’une très grande intégrité morale, d’une très haute spiritualité, connu pour avoir été l’un des meilleurs hébraïsants de sa génération, spécialiste des textes de Qumrân, dont les travaux exégétiques d’une rigueur absolue faisaient et font encore autorité. Je vous renvoie donc aux publications de l’automne 2011 dans lesquelles vous retrouverez 1) une courte biographie > ici, 2) le témoignage que lui a rendu l’écrivain et journaliste italien Vittorio Messori > ici, et enfin 3) un texte dans lequel je résumais quelques conversations que j’avais eu le bonheur d’avoir avec lui > ici, répondant de manière fort peu consensuelle aux questions que je lui posais sur quelques points en rapport avec les études bibliques que je menais alors.

Sur la fin du premier des textes cités ci-dessus (cf. > ici), j’évoquais succinctement de quelle façon, après sa mort prématurée, et conformément aux désirs de l’abbé, une trentaine de cartons de déménagements remplis de notes, d’études, de préparation de publications… etc. avaient été déposés à l’Institut catholique de Paris afin d’y créer un fonds d’études.

L’Abbé Jean Carmignac avait eu la « candeur » de croire que des prêtres catholiques, universitaires ou proches de la curie diocésaine de l’époque, ne mentiraient pas, ne pratiqueraient pas la dissimulation ou le séquestre, bref se montreraient tout simplement honnêtes.
En effet, pendant plusieurs décennies, l’accès au Fonds Carmignac fut quasi impossible, sauf pour quelques rares privilégiés qui avaient donné au « pouvoir » et aux idéologies exégétiques en vigueur les gages de leur total asservissement et d’un silence de « kagébistes ».
Au début des années 2000, lors d’une promenade vespérale dans le parc d’amis communs qui nous recevaient, un prêtre enseignant l’exégèse, qui n’avait pas connu l’Abbé Carmignac et n’était pas entièrement en accord avec les thèses que ce dernier avait défendues concernant la composition des Saints Evangiles et leur caractère historique (« Si je reprends les thèses de l’Abbé Carmignac ma carrière est f…ue », me déclara-t-il alors ; et je ne suis pas le seul auxquel il tint semblables propos), m’affirma avoir eu accès au Fonds Carmignac à l’Institut catholique de Paris. Il ajouta qu’il avait alors acquis la certitude que « l’archevêché » (sic) en avait fait retirer un certain nombre de documents afin de ne pas envenimer certaines querelles exégétiques et pour préserver la réputation et les « travaux » de certains exégètes modernistes bien en place…
L’accès à ce Fonds Carmignac est aujourd’hui possible à certaines conditions.

Dirigée de l’Abbé Carmignac, ancienne archiviste au Quai d’Orsay, qui avait procédé à l’inventaire et à la mise en cartons des documents de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac pour leur transfert à l’Institut catholique de Paris, voyant que contrairement à ses dispositions testamentaires, tous ces documents étaient alors tenus sous séquestre, Mademoiselle Françoise Demanche, avec d’autres personnes qui avaient connu l’abbé, fonda l’ « association des Amis de l’Abbé Carmignac » dans le but de défendre sa mémoire, ses travaux et de promouvoir ce qu’il avait initié.

Las ! Moins de dix ans plus tard, une espèce de putsch eut lieu, qui entraîna l’expulsion pure et simple de la fondatrice et des membres les plus attachés à l’esprit de l’abbé.
Ayant soutenu Mademoiselle Demanche, j’eus l’honneur de faire partie de la « charette des condamnés ».

Abbé Jean Carmignac - citation

A la suite de cette exclusion, Mademoiselle Françoise Demanche et le noyau fidèle, que rejoignirent bientôt quelques autres personnes qui avaient compris l’importance et l’enjeu des travaux de Monsieur l’Abbé Carmignac, créérent, en décembre 1998, une nouvelle association : l’Association Jean Carmignac, qui fut dûment déclarée en préfecture et reçut donc une existence légale, mais contre laquelle les enragés de la première association se déchaînèrent, lui contestant jusqu’au droit d’avoir le nom de l’abbé dans son intitulé.

L’objet de l’association est ainsi défini par les statuts légaux : « Regrouper les personnes qui désirent perpétuer et honorer la mémoire de l’Abbé Carmignac, comme prêtre et comme savant ; faire connaître son oeuvre spirituelle et son oeuvre d’exégète, par tous moyens ; encourager et soutenir les chercheurs dont les travaux, en particulier ceux touchant l’historicité des évangiles, prolongent cette oeuvre ».
Et – malgré les attaques, menaces, intimidations, calomnies et autres procédés bien peu catholiques qui lui furent opposés -, depuis maintenant plus de vingt ans, l’Association Jean Carmignac, continue son petit bonhomme de chemin, se développe et rayonne internationalement.

Nous ne sommes – hélas ! – plus très nombreux désormais à avoir personnellement connu Monsieur l’Abbé Carmignac, toutefois (même si mon témoignage peut sembler partial à certains) je puis assurer qu’elle demeure fidèle, et je ne saurais assez encourager toutes les personnes qui s’intéressent aux questions bibliques, à la défense de la Vérité révélée, et en particulier à la défense du caractère historique des Saints Evangiles, à rejoindre l’association et à s’abonner à son bulletin trimestriel, qui contient toujours de passionnantes études et informations que l’on trouve rarement ailleurs.

Il ne faut pas se faire d’illusion : en défendant la Vérité révélée, et en faisant connaître les découvertes scientifiques et historiques qui corroborent l’authenticité des textes sacrés, on accomplit une véritable œuvre contre-révolutionnaire.
C’est en effet par la destruction des Saintes Ecritures que les rationalistes, protestants libéraux, modernistes qui ravagent l’Eglise catholique, et autres ennemis de la Révélation, travaillent aussi à la destruction de la Chrétienté.

Un « petit tour » (néanmoins une visite longue et approfondie est davantage souhaitable) par le site de l’Association Jean Carmignac, et la lecture de ses articles ou anciens bulletins qui y sont en ligne, ne pourra que vous convaincre de la vérité de mes propos. C’est > ici.

Paris église Saint-Sulpice

Comme d’habitude, l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac se tiendra le samedi le plus proche du 2 octobre, jour anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Carmignac. Pour cette année 2019 donc, ce sera le samedi 5 octobre.
L’assemblée générale à proprement parler sera précédée d’une Sainte Messe (rite latin traditionnel) célébrée à 9 h 30 dans la chapelle de l’Assomption (accès par une porte située à droite de la chapelle de la Vierge) de l’église Saint-Sulpice, à Paris, où Monsieur l’Abbé Carmignac fut vicaire un temps.
L’an dernier, au retour de notre assemblée générale, j’avais présenté dans ce blogue cette chapelle aux caractéristiques très intéressantes (cf. > ici).

Après les divers rapports d’usage pour une assemblée générale, dans un local proche de l’église Saint-Sulpice, et le pique-nique pris sur place, nous aurons la joie d’entendre une conférence de Madame Marie-José Tanturri sur le Saint Linceul de Turin, soutien de la foi et appel à la conversion, ainsi que sur les défis qu’il oppose à la science.

Notre assemblée générale n’est pas « fermée » : toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent mieux connaître notre association, qui voudraient en rencontrer les membres et bénéficier de cette conférence sont les bienvenues ! Contact : associationjeancarmignac@hotmail.com

Sainte Face du Linceul de Turin

2019-80. Dimanche 15 septembre : Messe anniversaire de la fondation des Invalides en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

Dimanche 15 septembre 2019, à 11 h, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, Son Excellence Révérendissime Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux Armées, célèbrera la Messe annuelle commémorative de la fondation de l’Hôtel des Invalides par le Grand Roi.                 

Traditionnellement, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjoude jure Sa Majesté le Roi Louis XX, est présent à cette cérémonie, invité par le gouverneur militaire des Invalides en sa qualité  d’aîné des descendants du Fondateur.

Visite de Louis XIV à l'Hôtel des Invalides

Visite de SM le Roi Louis XIV à l’Hôtel des Invalides

Le Président du Cercle Saint-Michel - Cercle Légitimiste d’Ile de France adhérent à l’Union des Cercles Légitimistes de France -  et un certain nombre de membres du Cercle Saint Michel seront présents à cette Messe.

Les membres de la Confrérie Royale et les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion qui désireraient également y assister sont chaleureusement invités à se joindre au groupe formé autour du Président du Cercle Saint-Michel, lequel propose un regroupement préalable à 10 h 30 devant le n°6 du Boulevard des Invalides.
Merci de lui signaler votre participation : vlrlouisxx75@gmail.com

Nota : la Messe à la cathédrale Saint-Louis des Invalides est célébrée selon le « novus ordo ».  Ceux qui souhaitent de toute façon assister à une Sainte Messe dominicale ddans le rite latin traditionnel doivent prendre leurs dispositions pour le faire en tout début de matinée ou en fin de journée : il en existe plusieurs à Paris.
Armes de France & Navarre

2019-79. Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale à l’occasion de la rentrée de septembre 2019.

Nous pensons utile de répercuter aussi dans les pages de ce blogue et de porter ainsi à la connaissance des amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de la Confrérie Royale, la « lettre circulaire » qu’en qualité de Prieur de cette Confrérie j’ai publiée hier, dimanche 1er septembre, dans la soirée.

Blason de la Confrérie Royale

Confrérie Royale
Le Prieur

Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale
à l’occasion de la rentrée de septembre 2019

                     Dimanche soir 1er septembre 2019,
Anniversaire de la sainte mort du Grand Roi (+ 1er septembre 1715)

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Fidèles, membres de la Confrérie Royale,

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : ces paroles de notre Roi légitime, dans le message qu’il a publié le 17 août dernier (cf. ici), sont un vif et énergique encouragement à tous ceux qui aiment vraiment la France et sa monarchie traditionnelle, à combattre avec un zèle toujours plus ardent les mensonges révolutionnaires et leurs conséquences actuelles.

Les membres de la Confrérie Royale doivent avoir à cœur de penser, d’agir, de vivre – chaque jour et à chaque instant du jour – comme des combattants
Nos armes ne sont pas matérielles : nous ne sommes pas (du moins pas pour l’instant) appelés à brandir le glaive, la faux ou le fusil, pour nous engager dans un combat physique, mais nous sommes aujourd’hui mandatés en qualité de volontaires d’élite – puisque notre engagement dans la Confrérie a été une réponse libre, volontaire et généreuse à une sorte d’enrolement militaire - pour un combat incessant. 
Nous ne sommes pas des soldats de salon, faits pour parader en costumes éblouissants, avec force plumes chatoyantes, fourragères rutilantes et brandebourgs dorés : nous sommes des chouans spirituels, toujours en éveil, toujours sur le qui vive, toujours prêts à en découdre, jamais disposés à nous ménager, qui ne craignent pas de déchirer leurs hardes et leur peau aux ronces des taillis dans lesquels ils sont embusqués pour être toujours prêts à fondre sur l’ennemi !         

Il n’est pas inutile de rappeler les engagements qui ont été les nôtres lorsque, au cours de la Sainte Messe, et donc en union étroite avec le Saint-Sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous sommes entrés dans la Confrérie Royale :                                                            

Engagements :                         

   Outre l’observance des Lois de Dieu, de l’Église et du Royaume, l’état de grâce et la tendance à la sainteté communs à tout fidèle catholique, les engagements particuliers que prend chaque confrère, et auxquels s’unissent les membres associés, sont les suivants :                      
                 
- Pour les membres pléniers « voués » uniquement :
   o le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions  »Pro Rege et Francia« , qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut, comme « on entrerait en Légitimité« .
                               
- Pour les ecclésiastiques et religieux :
 o  l’utilisation pour la Cause de toutes les richesses liturgiques rappelées par l’Appel fondateur ; et pour les prêtres (voire tous, en leur for intérieur) : la mention du Roi au Canon et la postcommunion finale pour le Roi (voire juste après la Messe).                                             
- Pour tous :
   o la récitation du triple angélus quotidien (matin, midi et soir), auquel l’on ajoute l’oraison pour le Roi.
   o  la sanctification particulière du 25e jour de chaque mois, jour consacré de la Confrérie (redoubler de prières, travailler plus méticuleusement à sa sanctification, faire un petit pèlerinage ou une visite au Saint-Sacrement ou à un Saint, etc.).
   o  une réelle communion de prières et d’amitié spirituelle avec les autres membres, afin de réaliser le plus grand des Commandements, celui de la charité (« voyez comme ils s’aiment » disait-on des premiers Chrétiens), et le plus consolant des dogmes, celui de la communion des Saints.
   o  la prière pour l’élévation sur les autels de la Famille royale martyre de la Révolution, ainsi que toutes les vénérables figures du Royaume de France.
   le maintien et la restauration des fêtes et traditions françaises, la découverte de l’Ecole française de spiritualité, et toutes les bonnes oeuvres qui soutiennent la Cause, l’offrande de sacrifices, de chapelets et de Messes pro Rege et Francia, etc.                              

Ces engagements sont exigeants.
Quotidiennement exigeants

Ces engagements ne sont pas pour nous faire « briller en société », ils ne nous portent ni à pérorer avec les mondains, ni à faire des courbettes avec les courtisans dégoulinants d’affectation.
En revanche cette exigence est véritablement épanouissante, stimulante et libératrice, parce qu’elle nous oblige à vivre surnaturellement, dépouillés des superficialités, constamment orientés vers des choses graves et essentielles, en stricte conformité avec les desseins de Dieu, manifestés au travers de nos grands saints et souverains : Sainte Geneviève et Sainte Clotilde, Saint Remi et Saint Vaast, Clovis et Saint Charlemagne, Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc, Louis XIII et Louis XIV, Sainte Marguerite-Marie et Madame Elisabeth, les innombrables martyrs de la révolution, Henri V… et tant d’autres qu’il n’est pas possible de nommer tous.                                      

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : Non seulement nous ne devons en rien relâcher nos exigences, mais nous devons chaque jour intensifier notre effort de prière, et intensifier nos offensives spirituelles contre les idéologies pernicieuses dénoncées par notre Roi, intensifier nos ripostes priantes contre les assauts répétés de l’enfer déchaîné, inspirateur de la révolution.      

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : contre les attaques multiformes de l’idéologie révolutionnaire, j’invite instamment tous les membres de la Confrérie Royale à recourir à l’intercession et au soutien des Saints Anges, et en particulier de Saint Michel archange, en récitant chaque jour – et même plusieurs fois par jour - à l’intention du Royaume de France, la prière « Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat… etc. »[« Sancte Michael archangele, defende nos in proelio… etc. »] composée par le pape Léon XIII pour être récitée à la fin de toutes les messes basses, ainsi que d’autres prières à Saint Michel destinées à contrer les manœuvres diaboliques qui se multiplient pour empêcher toute entreprise de restauration de la monarchie traditionnelle.
J’invite également tous les prêtres membres de la Confrérie Royale à utiliser fréquemment les exorcismes qu’il leur est licite de réciter, pour protéger notre Roi légitime et le Royaume des Lys.  

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : C’est aussi pour cela, à fin de développer, affermir et intensifier l’indispensable vie intérieure des membres de la Confrérie Royale et des Légitimistes, que nous avons résolu de proposer de plus nombreuses récollections et journées de formation spirituelle. 
Dès à présent, certaines propositions vous seront présentées ci-dessous. 
Mais en outre, moi-même, en qualité de Prieur, et les prêtres membres de la Confrérie Royale, en fonction de leurs disponibilités, sommes également disposés à répondre aux appels des Légitimistes pour nous déplacer dans le Royaume et animer ces récollections ou conférences spirituelles que vous pourriez avoir l’initiative d’organiser : vous pouvez donc entrer en contact avec nous pour cela.           

Ainsi, devant me rendre à Paris au cours de l’automne qui vient, je propose aux Légitimistes de la capitale et de ses environs, membres ou amis de la Confrérie Royale, de réserver les dimanches 6 octobre et 24 novembre pour, chacun de ces dimanches, une journée de récollection (les programmes en seront diffusés très prochainement).

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : la formation et le développement spirituels ne peuvent se passer de l’approfondissement de la doctrine légitimiste et de l’étude. 
Depuis ses origines, la Confrérie Royale entretient des liens étroits d’amitié et de collaboration avec l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). La Confrérie et l’UCLF sont deux mouvements indépendants, mais complémentaires. Il n’y a pas de confusion entre les deux, mais une étroite collaboration. Voilà pourquoi je veux, avec insistance, inviter les membres de la Confrérie Royale, s’ils n’en sont pas déjà membres, à rejoindre des cercles légitimistes d’étude et de travail.

Il en existe d’anciens, déjà bien rôdés, qu’il est aisé de rejoindre ; il en est de nouveaux qui viennent de se créer et qu’il faut renforcer ; et il y a des provinces où n’existent pas encore de cercles, mais où c’est peut-être à vous d’œuvrer pour qu’il en existe. Il n’est pas convenable que les membres de notre Confrérie aient des mentalités de « consommateurs » passifs : il est indispensable qu’ils soient des moteurs, des entraîneurs, des zélateurs !

Que Notre-Dame du Bon Conseil vous guide et vous obtienne tous les dons du Très-Haut qui feront de vous de véritables Apôtres qui gagneront des cœurs, des intelligences, des volontés enthousiastes, des âmes et des esprits à la Légitimité que nous sommes fiers de servir.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Blason Frère Maximilien-Marie

2019-78. « Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
à l’occasion du
220ème anniversaire de la répression sanglante de

l’insurrection catholique et royale d’août 1799
dans le Midi toulousain

On n’en finit pas de découvrir les abominables et innombrables méfaits de la grande révolution et d’approfondir à quel point elle constitue, sur l’ensemble du territoire du Royaume de France, un maillage sanglant de répressions, de destructions, de massacres et d’acharnement meurtrier systématique et planifié contre les populations restées profondément fidèles à leur foi et à leur Roi.

A l’été 1799, le Midi toulousain se souleva massivement contre le Directoire, contre la persécution religieuse (qui ne s’était pas arrêtée à la chute de Robespierre, loin s’en faut), contre le mépris de la véritable démocratie et des aspirations des Français lassés de dix années de désordres et d’exactions, de guerres et de décadence.
Ce soulèvement fut réprimé de manière impitoyable et se solda par des milliers de victimes, dont la république voulut effacer jusqu’au souvenir.

Un « Comité du Souvenir des Victimes de la révolution en Midi toulousain » s’est constitué à l’occasion du 220ème anniversaire de ces massacres et a organisé, le samedi 17 août dernier, un rassemblement au cours duquel fut célébrée une Sainte Messe (dans le rite latin traditionnel), après laquelle furent prononcées diverses allocutions et enfin lu un message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, qui avait honoré cette manifestation de son haut patronage.

Ce rassemblement s’est tenu à Montréjeau, petite ville du Comminges, où eut lieu un grand massacre le 19 août 1799. Selon les témoignages que nous avons reçus, une centaine de personnes se sont retrouvées sur place pour prier, maintenir le souvenir et envisager l’érection d’un monument commémoratif de ces événements.
Je renvoie tous ceux qui voudraient approfondir ces faits à l’annonce qui en avait été faite (cf. > ici), et je vous laisse maintenant prendre connaissance du message que notre Souverain légitime a adressé aux participants, mais également, au-delà de ceux qui étaient présents, à tous ses fidèles sujets.

clocher de Montréjeau - vue ancienne

Vue ancienne du clocher de Montréjeau
ville où eut lieu un important massacre contre les populations catholiques et royalistes le 19 août 1799
et où s’est tenue un rassemblement commémoratif le samedi 17 août 2019

Chers Amis,

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les évènements de l’été 1789.   Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs.

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces évènements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité.

Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui. 
Merci aux organisateurs de l’évènement.
Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 

Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2019-77. Fête de Saint Louis Roi de France à Versailles avec la Confrérie Royale ce 25 août 2019.

Tous les membres et amis de la Confrérie Royale,
tous les membres de l’UCLF,
tous les sympathisants de la cause légitimiste d’Ile de France,
sont chaleureusement invités à fêter Saint Louis, Roi de France,
céleste protecteur de la France, de l’auguste Famille Capétienne
et de la Confrérie Royale,

saint patron de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne notre Roi Louis XX, ainsi que de Monseigneur le Dauphin,

ce dimanche 25 août 2019, à Versailles

Messe de la St-Louis 2019 Versailles

2019-76. Le 107ème Pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray.

Le pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray se déroule chaque année le dernier « ouiquinde » du mois de septembre, au plus près du jour anniversaire de la naissance de Monseigneur le Comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V (29 septembre 1820).

Le premier pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray eut lieu en 1844, pour le 25ème anniversaire de Henri V. Interrompu par le déclenchement des hostilités en 1914, il fut relevé en 1983 par l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) qui en confie l’organisation à la Fédération Bretonne Légitimiste (FBL).
En cette année 2019, le dimanche 29 septembre correspond exactement au 199ème anniversaire de la naissance de Henri V. 

affiche pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2019

Nous ne pouvons qu’insister auprès de tous ceux qui sont disponibles (ou peuvent se rendre disponibles), membres des cercles légitimistes, sympathisants de la Légitimité, membres ou amis de la Confrérie Royale, catholiques conscients de l’impasse républicaine et de ses conséquences catastrophiques pour le salut des âmes, la santé des sociétés et de tous les corps organiques qui les composent, à prendre part à ce pèlerinage.

Pour en télécharger le tract > ici.

Pour de plus amples renseignements sur le programme et les modalités pratiques > ici.

Logo UCLF

12345...146

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi