Prologue librement inspiré par celui de l’Evangile selon Saint Luc.

Prologue librement inspiré par celui de l'Evangile selon Saint Luc. dans Annonces & Nouvelles dsc08042copiecopie

Le Maître-Chat Lully

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements – parfois totalement insignifiants – qui se produisent en ces temps, j’ai décidé moi aussi (puisque je suis chaque jour le témoin scrupuleusement attentif d’une aventure qui est, elle, véritablement hors du commun), de tenir pour vous, amis du Mesnil-Marie, sous la forme d’un récit assorti de commentaires personnels, une espèce de diaire de la fondation du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Ainsi pourrez-vous, en suivant les péripéties de notre vie quotidienne, ou en vous associant aux évènements humains et surtout spirituels qui en jalonnent l’existence, garder un lien plus concret avec cette oeuvre que vous soutenez d’une fidèle et pieuse amitié.

Je réclame, bien évidemment, votre indulgence car je ne suis qu’un tout petit chat, mais vous savez aussi que j’occupe au Mesnil-Marie une place privilégiée (voir ici > www)… Puissent néanmoins ces lignes être utiles à tous pour conserver et resserrer le lien de la charité, dans la paix et la joie du coeur! »

patteschats chronique dans Chronique de LullyLully, l’Observateur.

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully | le 10 septembre, 2007 |Commentaires fermés

2018-96. Où le Maître-Chat propose à nos amis éloignés la possibilité d’entendre la communication de Frère Maximilien-Marie sur la Vierge Marie dans l’histoire de France.

Regnum Galliae Regnum Mariae

« La Vierge Marie dans l’histoire de France » : ce titre est celui d’un ouvrage relativement célèbre dans les milieux catholiques traditionnels publié par le pseudo « marquis de La Franquerie ».
Propre à stimuler la dévotion à Notre-Dame, Reine et patronne principale du Royaume de France, ce livre, dans lequel on trouve de nombreuses vérités, n’est cependant pas exempt d’approximations, d’affirmations parfois un peu hasardeuses, ou d’interprétations très personnelles d’un auteur qui ne brille pas toujours par son jugement…

Le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier avait l’une de ses réunions mensuelles ce samedi 8 décembre 2018 et – profitant de cette date si chère à la piété catholique et à la ferveur mariale – Frère Maximilien-Marie a très intentionnellement repris le même titre que l’ouvrage sus-cité pour l’enseignement qu’il a donné aux membres du Cercle présents ce jour-là au Mesnil-Marie.

Cette communication a été enregistrée.
Je vous préviens tout de suite : il ne s’agit ni d’un exposé exhaustif ayant la prétention d’épuiser son sujet, ni d’une conférence magistrale, mais cet enseignement se présente davantage comme un entretien amical, vivant et familier.
Nous avons toutefois pensé qu’il pouvait intéresser plusieurs de nos amis pour lesquels l’éloignement géographique et certaines difficultés de circulation ne permettaient pas d’être présents au Mesnil-Marie ce 8 décembre.

Les personnes qui souhaiteraient posséder cet enregistrement peuvent donc nous écrire pour nous le demander – > ici – et nous leur ferons alors bien volontiers parvenir un lien de téléchargement du fichier audio de cette conférence.

Lully.

Trois lys blancs

2018-95. Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, publié à l’occasion du 8 décembre 2018.

grandes armes de France

Message du Prince 8 déc 2018

Trois lys blancs

2018-94. « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »

Lettre du Prieur de la Confrérie Royale
à l’occasion du début de l’année liturgique

armoiries confrérie royale

Confrérie Royale
Le Prieur

 Samedi 1er décembre 2018,
en la fête de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
et du Bienheureux Charles de Jésus [de Foucauld], ermite et confesseur.

 « Nox praecessit, dies autem appropinquavit -
La nuit est déjà avancée, et le jour approche… »
Rom. XIII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent.

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Frères et Soeurs en la Confrérie Royale,
Chers Amis,

« Nox praecessit » : la nuit est avancée, elle tend vers sa fin. Mais c’est encore la nuit ; les ténèbres règnent encore !
« Dies autem appropinquavit » : le jour approche ; sa venue est certaine. Mais il n’est pas encore là ; la lumière ne règne pas encore !
Il est tout aussi certain que le règne des ténèbres prendra fin qu’il est certain que le règne de la lumière va venir. Nous ne pouvons nullement en douter. Mais pour l’heure, c’est encore le règne des ténèbres et nous ne voyons la lumière que par les yeux d’une invincible espérance.

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Ces quelques mots de l’Apôtre, que nous lisons, approfondissons et méditons au premier dimanche de l’Avent, constituent non seulement le thème spirituel que la Sainte Eglise notre Mère nous donne pour commencer la nouvelle année liturgique et nous stimuler en entrant dans le saint temps de l’Avent, mais c’est aussi l’antienne que nous devons répéter inlassablement – presque à la manière d’un cri de guerre et de ralliement au cœur de la bataille- pour stimuler nos énergies, renforcer notre détermination, rassembler nos forces, décupler notre zèle, aiguillonner notre générosité, éperonner notre combativité, attiser notre ferveur, dynamiser nos engagements, exciter notre flamme, revigorer notre entrain et tonifier notre vaillance dans le grand combat spirituel qui est le nôtre au service de notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX. 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Oui, les ténèbres étendent encore leur règne, règne terrible et destructeur, sur le Royaume des Lys ! Oui, les ténèbres règnent encore dans les intelligences, dans les cœurs et dans les âmes de la majorité des Français ! Mais « nox praecessit » : la nuit, nous en avons la certitude, va vers son déclin – inéluctablement ! – et l’aube poindra. Nous ne savons pas encore quand, nous ne savons pas encore combien d’heures nous en séparent : mais elle poindra et sa clarté grandissante chassera peu à peu la noirceur et ses épouvantes mortifères : « dies autem appropinquavit ! » 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
A l’épaisse nuit diabolique engendrée par le pseudo « siècle des lumières », succédera le jour victorieux de la grâce renaissante qui jaillit de la source vive de Reims, le baptistère dans les eaux duquel se sont unies la royauté franque et la foi de Nicée pour faire naître la France : notre France ! La France telle que voulue par Dieu ! La France catholique et royale !
« Sine paenitentia enim sunt dona et vocatio Dei : en effet les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ! » (Rom. XI, 29). C’est cela qui nous donne notre assurance, une assurance fondée sur les faits que Dieu a suscités et sur les promesses qu’Il a faites, en dépit de tous les éléments de découragement qui pourraient s’imposer à nous en considérant la situation actuelle selon des vues simplement humaines.

Mais notre confiance est en Dieu, qui ne peut « ni se tromper ni nous tromper » (cf. acte de foi), et c’est la raison pour laquelle, au début de cet Avent qui nous prépare à Noël, nous proclamons notre ferme espérance en associant au Noël de Bethléem où le Dieu-fait-chair a paru devant nos yeux et dont ce prochain Noël va liturgiquement renouveler les grâces, le Noël de l’an 496 où par le Baptême du Roi Clovis est né le saint Royaume de France.
Ce n’est pas par hasard que Dieu a disposé toutes choses pour que le jour de la naissance de Son Fils incarné soit aussi le jour de la naissance de la Royauté Très Chrétienne au Royaume des Lys !

Sus donc à toute forme de découragement larvé et de désespérance : « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! » 

Chers membres de notre Confrérie Royale, plus que jamais et avec une ardeur renouvelée, « abjiciamus ergo opera tenebrarum et induamur arma lucis : rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière ! » (Rom. XII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent).

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Blason Frère Maximilien-Marie

2018-93. Chronique du Mesnil-Marie du 2 septembre au 3 novembre 2018.

Samedi soir 3 novembre 2018 ;
Fête de tous les saints du diocèse de Viviers ;
Anniversaire de la victoire de Mentana (cf. > ici, > ici  et > ici).

Lully méditant

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il est plus que temps pour moi de venir vous présenter ma petite chronique des mois de septembre et octobre écoulés, puisque mon dernier compte-rendu était daté du 1er septembre (cf. > ici).
Je vous ai déjà, en plusieurs occasions ces dernières semaines, narré quelques événements ou faits en rapport avec certaines circonstances particulières de notre vie au Mesnil-Marie, mais j’ai quelques compléments ou anecdotes à y ajouter.

Septembre et octobre ont été ici extraordinairement radieux et chauds (comme en témoignait la vidéo publiée à la mi-septembre cf. > ici), et nous en avons pleinement profité :
- Frère Maximilien-Marie pour des travaux extérieurs de débroussaillage et d’entretien du terrain, après l’été ; pour transporter et ranger du bois ; pour enduire généreusement d’huile de lin à plusieurs reprises toutes les huisseries de la maison, ce qui constitue leur nutriment et leur protection pour la mauvaise saison ; et pour ramasser les noix (en effet, alors que les trois années précédentes avaient été très pauvres, cette année notre récolte a été abondante).
- Et moi, pour l’accompagner et lui prodiguer mes judicieux conseils et, me plaçant dans des endroits stratégiques – mi-ombre mi-soleil -, le surveiller d’un œil tout en me plongeant dans de profondes méditations et réflexions…

Lully au panier de noix

Le début de la récolte des noix

En ce qui concerne les activités spirituelles, j’ai déjà évoqué la récollection qui a eu lieu au Mesnil-Marie à l’occasion de la fête de la compassion de Notre-Dame, le samedi 15 septembre (cf. > ici), et ne vous en reparlerai donc pas ; je ne reviendrai pas non plus sur le pèlerinage accompli par notre Frère le 26 septembre à La Louvesc, après la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique, puisque je l’ai déjà longuement évoqué (cf. > ici), en revanche, je peux mentionner ici le pèlerinage en l’honneur de Sainte Marthe et de Saint Remi auquel il a participé avec un petit groupe d’amis le samedi 13 octobre.

- Pèlerinage à Tarascon et Saint-Rémy de Provence :
Le samedi 13 octobre était le jour de l’anniversaire de notre cher ami Monsieur le chanoine Sébastien Goupil (cf. > ici). Aussi, avec l’accord de son frère aîné, Monsieur le chanoine Frédéric Goupil, mais sans que l’intéressé soit lui-même au courant, une de nos amies avait organisé cette pieuse escapade dont le but était, puisque ils sont les chanoines fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi, d’aller prier à Saint-Rémy de Provence, lieu où le saint évêque de Reims Apôtre des Francs a lui-même dédié une église (elle était originellement sous le vocable de Saint Martin de Tours) et accompli des miracles.
Jusqu’à la révolution, le territoire de Saint-Rémy de Provence était d’ailleurs en grande partie propriété de l’abbaye Saint-Remi de Reims.

Collégiale royale Sainte-Marthe

Collégiale royale Sainte-Marthe à Tarascon, vue extérieure

Comme Monsieur le curé de Saint-Rémy n’avait pas accepté la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle dans son église (!!!), nos pèlerins avaient rendez-vous à la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon, où d’ailleurs Saint Remi et le Roi Clovis 1er le Grand étaient venus en pèlerinage.

Ici, Monsieur l’archiprêtre les a accueillis à bras ouverts et a sorti des tiroirs de la sacristie une belle chasuble de style Louis XVI pour que Monsieur le chanoine Sébastien puisse célébrer cette Sainte Messe du jour anniversaire de sa naissance.

Chasuble Louis XVI Tarascon

La Messe fut chantée avec une grande ferveur et allégresse dans la crypte de la collégiale.

Cette crypte a été édifiée à l’emplacement même de la maison de Sainte Marthe (dans laquelle elle avait été inhumée après sa bienheureuse mort), au IVème siècle, lorsque l’Eglise put sortir de la clandestinité et déployer son culte de manière extérieure sans plus craindre les persécutions. Le sarcophage sculpté à cette époque pour recevoir le corps de Sainte Marthe y sert aujourd’hui d’autel.
Tout au long des siècles, des travaux d’embellissement où des restaurations y ont été réalisés.
Ici sont venus en pèlerinage, outre Saint Remi et le Roi Clovis déjà cités, de très nombreux rois et princes, et de très nombreux saints : je citerai en particulier Saint Louis, Saint Louis d’Anjou, Sainte Brigitte de Suède, Saint François de Sales, Louis XIII et Louis XIV…

Crypte de Sainte Marthe - Tarascon

La collégiale possède de nombreuses et remarquables œuvres d’art qui demanderaient des heures et des heures pour toutes les étudier et apprécier.
Pour cette fois, nos pèlerins durent se contenter d’une visite simple, en n’omettant pas – bien évidemment – de se recueillir devant les reliques de la sainte hôtesse de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Frère Maximilien-Marie m’a rapporté qu’il a allumé une veilleuse à l’intention de tous nos amis et bienfaiteurs devant le splendide buste reliquaire de Sainte Marthe.

Reliquaire du chef de Sainte Marthe offert par Louis XI

Reliquaire du Chef de Sainte Marthe
copie du reliquaire offert par Louis XI (malheureusement détruit à la révolution…) 

Après le déjeuner, notre petit groupe s’est bien sûr rendu à l’église de Saint-Rémy de Provence pour la visiter et s’y recueillir…

Eglise Saint-Rémy de Provence

Façade néo-classique de l’église de Saint-Rémy de Provence

Bas-relief Saint Remi - détail maître-autel Saint-Rémy de Provence

Bas-relief en marbre représentant Saint Remi
détail du maître-autel de l’église de Saint-Rémy de Provence

- Autres activités :
Je vous ai aussi déjà parlé du déplacement de Frère Maximilien-Marie à Paris pour l’assemblée générale de l’association Jean Carmignac (cf. > ici et > ici).
Outre la Sainte Messe et les travaux de cette assemblée générale, ce fut pour notre Frère l’occasion de rencontrer plusieurs personnes avec lesquelles il avait rendez-vous.

Ajoutons à cela les activités ordinaires : les articles qu’il envoie à « L’Hebdo de l’Ardèche » pour alimenter la rubrique locale de Saint-Martial (et donc les déplacements qui leurs sont inhérents pour prendre des notes et des photos à l’occasion des diverses activités ou animations dans le village), le blogue de l’école qu’il doit mettre à jour régulièrement (cf. > ici), l’assemblée générale de l’association « La Ronde des Sucs » dont il est président, l’assemblée générale et la reprise des réunions d’étude mensuelles pour le Cercle Légitimiste du Vivarais… etc.

Octobre s’est achevé avec la fête du Christ-Roi… marquée par une première chute de neige.
Ce dimanche 28 octobre, elle n’est pas tombée dans notre hameau même : la limite pluie-neige était à environ 100 m au-dessus de chez nous. Mais c’était suffisant pour rendre la route qui mène au Puy bien peu praticable. Ce dimanche-là donc, Frère Maximilien-Marie est allé fêter la Royauté universelle de Notre-Seigneur à l’église Notre-Dame à Valence.
Le lendemain, lundi 29 octobre, les températures s’étant encore abaissées, il a commencé à neiger ici même dès le lever du jour, et cela a duré une bonne partie de la journée et de la nuit suivante, jusqu’à former une couche allant, selon les endroits, de 15 à 20 cm.

Mardi 30 octobre 2018

Le Mesnil-Marie, le mardi 30 octobre 2018 à midi

Heureusement, cela n’a tout de même pas trop duré et il n’y a pas eu de dégâts ici-même, contrairement à de nombreux lieux d’altitude.
Dès la matinée du mardi 30, il y a eu un radoucissement et il s’est mis à pleuvoir. Cette pluie a fait peu à peu fondre la neige. Déjà, sur le cliché pris ce 30 octobre à midi et publié ci-dessus, la couche avait diminué d’un bon tiers. La pluie est alors devenue plus intense, plus abondante, violente parfois, et elle a duré une trentaine d’heures.
Inutile de vous préciser que je n’avais guère envie de mettre l’extrémité de mes moustaches dehors pendant tous ces jours !
Pour la Toussaint et pour le Jour des Morts, Frère Maximilien-Marie a pu à nouveau franchir les cols d’altitude pour se rendre à la Sainte Messe au Puy : la chaussée n’était enneigée ou verglacée qu’en peu d’endroits.

Pour terminer cette chronique, permettez-moi trois annonces :

1) Frère Maximilien-Marie a décidé de reprendre cette année l’usage antique – et bien oublié dans l’Eglise latine, sauf dans certaines congrégations très ferventes – du Carême de la Nativité.
Ce Carême, distinct du temps liturgique de l’Avent (lequel ne commencera qu’au dimanche le plus proche de la fête de Saint André), est parfois appelé « carême de Saint Martin » puisqu’il débute aux alentours de la fête du saint évêque de Tours (11 novembre). C’est une quarantaine entière, que nous commencerons au Mesnil-Marie au soir de l’octave de la Toussaint (le 8 novembre donc) et durant laquelle Frère Maximilien-Marie observera la même discipline alimentaire que pendant le grand Carême de Pâques : régime végétalien sauf aux jours de grandes fêtes (la Toussaint de l’Ordre, Saint Martin, la Présentation de Notre-Dame, Saint André et la Conception immaculée de la Vierge) où le poisson ou les œufs seront permis (pour plus de détails voir ou revoir l’usage antique > ici).

2) Pendant plusieurs années, Frère Maximilien-Marie a organisé des « Veillées Culture & Patrimoine », une fois par mois, de novembre à mars. Au début, ces veillées avaient lieu au Mesnil-Marie, qui s’est avéré vite trop petit. La municipalité nous a alors gracieusement prêté la salle de réunion aménagée dans l’ancien presbytère et ces veillées réunissaient, selon les cas, depuis une dizaine de personnes jusqu’à parfois une cinquantaine de participants. Par manque de temps et en raison d’un excès de fatigue, notre Frère ne les a pas organisées pendant les hivers 2016-2017 et 2017-2018. Toutefois plusieurs personnes lui ont exprimé leur regret de cette disparition. Après en avoir parlé aux responsable d’une association nouvellement créée dans le village – l’Amicale Art-Création-Loisirs – il a été convenu de reprendre ces veillées un mardi par mois à partir du 13 novembre : Madame le Maire a exprimé sa joie de voir repartir cette offre culturelle de proximité dans le village et a aussitôt accepté la mise à disposition gracieuse de la salle de l’ancien presbytère. Les deux associations (Amicale Art-Création-Loisirs et Refuge Notre-Dame de Compassion) les prépareront de concert et ont résolu que la collecte réalisée à l’aide de la corbeille déposée à la sortie serait attribuée à l’école, toujours dans le but d’en soutenir l’existence.

3) Je dois exprimer de très vifs remerciements à tous nos bienfaiteurs qui, par leurs dons, aident déjà à la vie quotidienne, à l’organisation des activités et aux travaux nécessaires pour continuer la restauration du Mesnil-Marie : nous envisageons de faire revenir une mini-pelle pour continuer l’aménagement d’un chemin (une première partie a été faite l’an dernier) accédant au terrain sur lequel nous envisageons un jour la construction de la chapelle de Notre-Dame de Compassion ; il y a des travaux de rejointoiement à réaliser à l’intérieur et des aménagements de placards ; Frère Maximilien-Marie a besoin de faire confectionner une nouvelle tunique (ainsi nomme-t-on la soutane des moines de Saint-Augustin)… etc.
Afin de nous aider pour l’accomplissement de ces projets, nous comptons encore sur vous et je tends une fois de plus la patte vers vous, chers Amis…

Que Notre-Dame de Compassion vous bénisse et vous comble de grâces !

Pour soutenir la vie, les activités et les travaux du Refuge ND de Compassion > ici

pattes de chatLully.

Lully 30 octobre 2018

Rappel :
Publications de ce blogue en rapport avec la Toussaint, le jour des morts… etc.

Textes spirituels :
- « Deux amours ont bâti deux cités » (St Augustin) > ici
« Il n’y a de vie véritable que la vie bienheureuse » (St Augustin) > ici

Contes :
- « Des Saints et des animaux », 4 parties dont la 1ère est > ici (et ensuite suivre le lien en bas de chaque texte)
« L’histoire de Saint Glinglin et de la belle Lurette » (R. Escarpit) > ici
« L’histoire de l’homme qui s’ennuyait » (sur une idée de C. Péguy) > ici

Bandes dessinées :
- « Camille-chenille et Edmond-papillon » > ici

- Le « Musée du Purgatoire »  > ici
– Les indulgences pour les défunts > ici
– La fête des Saintes Reliques > ici

- Prière à la Vierge de Compassion pour les âmes du Purgatoire > ici

2018-92. De Saint Théofrède de Carméni appelé aussi Saint Chaffre.

19 octobre,
Fête de Saint Théofrède ;
Mémoire de la Bienheureuse Agnès de Jésus (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Pierre d’Alcantara.

Buste-reliquaire de Saint Théofrède

Buste-reliquaire de Saint Théofrède :
argent et vermeil sur âme de chêne avec cabochons et pierres semi-précieuses
(XIème siècle – trésor de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le calendrier liturgique particulier du Mesnil-Marie, comme l’ancien calendrier traditionnel propre du diocèse du Puy, célèbre à la date du 19 octobre la fête de Saint Théofrède de Carméni (note : dans son calendrier réformé, le diocèse du Puy a déplacé la fête de Saint Théofrède au 19 novembre).
J’avais déjà eu l’occasion, il y a plusieurs années, d’évoquer brièvement ce saint lorsque je vous avais parlé des richesses patrimoniales de la petite cité vellave du Monastier-sur-Gazeille (cf. > ici), mais je veux aujourd’hui vous le faire davantage connaître.

Blason du Monastier

Blason de la ville du Monastier :
D’azur à deux clefs affrontées d’argent passées en sautoir, à l’épée haute du même brochante.

Monasterium Calmeliacense, tel fut à l’origine le nom de ce bourg du Velay, à quelque trois lieues du Puy : le nom « Le Monastier » est évidemment dérivé de « monasterium » puisque l’agglomération s’est formée autour d’un monastère, fondé au VIIème siècle sur ses terres de la région des hauts plateaux qui entoure le mont Mézenc, par Calminius - Saint Calmin – , duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne.
Ce monastère, d’abord placé sous le vocable de Saint Pierre, est le premier des trois que fonda Saint Calmin.
Son premier abbé se nommait Eudes : il avait été archidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux avant d’entrer à l’abbaye de Lérins, et il fut envoyé comme supérieur de la petite communauté lors de la fondation de Calmin.

Eudes avait un neveu qui était aussi son filleul : fils de Leuffroi (Leufredus), préfet d’Orange, Théofrède [du germain « Théodefred » ou « Théodfried », latinisé en « Theofredus » qui deviendra Théoffroy au Moyen-Age et Tchaffré en occitan pour devenir finalement Chaffre].
Théofrède avait reçu une excellente éducation et fut attiré très jeune par les choses divines : il dut lutter contre les ambitions humaines que son père nourrissait pour lui, et pour faire accepter sa vocation. C’est alors qu’il entra au monastère de Calmin que dirigeait son oncle et parrain. Sous son abbatiat, Théofrède devint un moine appliqué à la pratique des vertus, auquel furent peu à peu confiées des charges, si bien qu’à la mort d’Eudes il fut élu pour lui succéder.
Abbé exemplaire, Théofrède gouverna son monastère avec sagesse, zèle et prudence : il avait non seulement le souci de la perfection de ses moines et de leur croissance dans la vie spirituelle, mais il œuvra aussi pour l’évangélisation et l’instruction des populations des alentours.

Verrière du martyre de Saint Théofrède

Vitrail de la façade occidentale de l’abbatiale du Monastier racontant  son martyre :
en haut, il ordonne à ses moines de se cacher dans la forêt à l’approche des Sarrasins ;
au milieu, seul, il admoneste les païens mahométans ;
en bas, roué de coups et laissé pour mort, Théofrède rend le dernier soupir au milieu de ses moines saufs.

Lorsque des bandes sarrasines firent des incursions dans le Velay, Théofrède ordonna à ses moines de se cacher dans une forêt voisine, tandis que lui restait seul dans l’abbaye.
Les païens mahométans le trouvèrent prosterné dans son église, se saisirent de lui et le rouèrent de coups, avant de l’abandonner moribond. Le lendemain, alors que les sarrasins s’apprêtaient à accomplir l’un de leurs rites idolâtres, Saint Théofrède trouva encore la force et le courage de les haranguer et de dénoncer leur culte impie. Les mahométans furieux s’acharnèrent encore sur lui, mais une tempête provoqua leur fuite et ils ne purent incendier l’abbaye.
Saint Théofrède rendit son âme à Dieu quelques jours plus tard, entouré de ses moines sortis de leurs cachettes. Selon la tradition, Saint Théofrède était nonagénaire lorsqu’il subit ce martyre, que la troisième leçon du second nocturne – aux matines du bréviaire traditionnel – place le 19 octobre de l’an 732 (c’est-à-dire quelques jours avant la fameuse victoire de Charles Martel à Poitiers, le 25 octobre 732).

La popularité de Saint Théofrède – devenu Saint Chaffre, selon les déformations dues à la prononciation vellave de l’occitan – fit que le monastère abandonna le vocable de Saint-Pierre pour prendre son patronage.
Restaurée par Louis 1er le Pieux, l’abbaye adopta la règle de Saint Benoît en 817. Elle obtint de nombreux privilèges royaux et exemptions, et eut un rayonnement considérable : Saint-Chaffre se trouva au XIIème siècle à la tête d’un réseau comprenant deux abbayes (Le Monastier et Cervere, en Piémont), vingt-cinq prieurés conventuels et deux-cent-septante-quatre églises ou bénéfices dans dix-neuf diocèses de France (Le Puy, Mende, Viviers, Clermont, Die, Rodez, Grenoble, Vienne, Valence, Embrun, Maurienne, Uzès, Nîmes, Montpellier, Orange, Carpentras, Cavaillon, Glandève et Apt), dans celui de Genève (Suisse) dans celui de Turin et dans le Piémont italien.
Après la guerre de Cent Ans et au XVIème siècle, certaines possessions ou bénéfices de l’abbaye furent attribués à d’autres congrégations.
En 1667, l’abbaye fut rattachée à Cluny, puis, en 1786, elle fut officiellement supprimée par la « Commission des Réguliers » alors qu’elle comptait encore une vingtaine de moines.
A la révolution, les biens de l’abbaye furent confisqués et vendus comme biens nationaux et, depuis, l’abbatiale a été affectée au culte paroissial.
Malgré les très louables efforts de la municipalité du Monastier, cette église abbatiale à laquelle – malgré sa splendeur architecturale – le clergé diocésain donne peu de vie, fait aujourd’hui penser à une grande coquille vide…

Il n’en demeure pas moins que Saint Théofrède est un saint dont le rayonnement transcende les aléas de l’histoire et les périodes de décadence qui affectent la Sainte Eglise, et que le témoignage héroïque qu’il a rendu à la Vérité révélée face aux envahisseurs mahométans lui confère une exemplarité d’une actualité flagrante.

Saint Théofrède, modèle de vie monastique et martyr intrépide, priez pour nous !

Buste reliquaire de saint Théofrède profil

Buste reliquaire de Saint Théofrède de profil
(XIème siècle – trèsor de l’abbatiale Saint-Chaffre du Monastier)

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 19 octobre, 2018 |2 Commentaires »

2018-91. Et si on le disait en chantant ?

Mercredi 17 octobre 2018,
Fête de Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici et > ici) ;
Anniversaire du massacre de la Glacière (cf. > ici).

orchestre de chats

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

A la fin de ma publication du 8 octobre dernier (cf. > ici), je vous promettais que, si j’en avais le temps, je vous rapporterais quelques anecdotes liées au rapide passage de mon papa-moine à Paris au début de ce mois. En voici une, avec quelques développements…

Après la Sainte Messe de ce samedi 6 octobre dans la chapelle de l’Assomption à Saint-Sulpice, à la sacristie, le jeune prêtre qui venait de célébrer, alors que Frère Maximilien-Marie se relevait après avoir reçu sa bénédiction, l’a remercié d’avoir servi la Messe et il a ajouté : « Vous avez l’air très habitué à cette Messe ».

Notre Frère lui a répondu que, d’une part, il pratiquait exclusivement dans le rite latin traditionnel et qu’il n’assistait – toujours en retrait et sans vraiment y participer – que d’une manière très exceptionnelle à des cérémonies célébrées selon le nouvel ordo (par exemple pour des funérailles) ; et que d’autre part il était un « dinosaure » – c’est le terme qu’il a employé – parce qu’il est né « avant le concile » (là, l’abbé a marqué son étonnement parce qu’il paraît que Frère Maximilien-Marie ne fait pas son âge !) et que toutes ses premières années avaient été marquées par la liturgie traditionnelle.
Il est certes vrai que, par la suite, à une époque où – de manière éhontément mensongère – on a fait passer le rite ancien pour « abrogé » et « interdit », Frère Maximilien-Marie a bien dû assister à la « nouvelle messe », mais il a toujours gardé au fond du cœur l’amour et le vif désir du rite traditionnel, subissant le rite réformé, même lorsqu’il était célébré selon des formes proches de l’ancien rite, en comparaison duquel la nouvelle liturgie lui a toujours parue indigente et débilitante.

Lorsqu’il m’a rapporté la chose, comme nous étions dans les jours qui ont suivi la mort de Monsieur Aznavour, j’ai proposé à mon papa-moine le pastiche suivant que j’ai composé à son intention et qu’il a aussitôt adopté et chanté avec un immense plaisir :

♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ 
Je vous parle d’un temps
Que les moins d’cinquante ans
Ne peuvent pas connaître :
L’Eglise en ce temps-là
Semblait encore catho
Et bien moins décatie !
Et si la liturgie,
Déjà en bien des lieux,
Ne payait pas de mine,
C’est là que j’ai connu
La véritable Messe
Et que j’en ai vécu !

La vraie Messe !
La vraie Messe !
Ça voulait dire : on est heureux !
La vraie Messe !
La vraie Messe !
Elle nous portait vers les Cieux…
♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫

Je l’ai remarqué bien des fois, un peu d’humour est salutaire en face des situations à la fois terribles et lamentables qui font, en nos tristes temps, l’actualité de la Sainte Eglise, occasions de tant de troubles, inquiétudes et tentations de découragement pour beaucoup de fidèles.

Frère Maximilien-Marie est d’ailleurs assez coutumier et depuis fort longtemps de ces pastiches de chansons.
En témoigne l’adaptation suivante, composée en partie jadis par notre Frère avec des amis, sur une mélodie à succès de la princesse Stéphanie de Monaco quand elle voulut faire carrière dans les variétés (!!!) et que depuis nous avons complétée.
Ce chant a beaucoup amusé Jean-Baptiste, le filleul de Frère Maximilien-Marie, qui le fredonne lui aussi de temps en temps :

♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪
Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Il a perverti
La sainte liturgie
Qu’il a protestantisée !

Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Les étoles en laine,
Les calices en terre
Je ne peux plus m’en passer…
♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪

C’est une assez bonne méthode pour prendre du recul et, en quelque manière, pour se prémunir contre l’amertume, ce poison qui ruine la vie spirituelle de trop de catholiques traditionnels, fidèles certes, mais si souvent aigris et éteints…

pattes de chatLully.
Chat chantant

Prière de louange en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu

prononcée par
Saint Cyrille d’Alexandrie
au
Concile d’Ephèse

11 octobre,
Fête de la Maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie.

« En l’an 1931, aux applaudissements de tout l’univers catholique, on célébrait le quinzième centenaire du concile d’Éphèse, au cours duquel la bienheureuse Vierge Marie, de qui est né Jésus, fut proclamée, contre l’hérésie de Nestorius, Mère de Dieu par les Pères en union avec le Pape Célestin ; le Souverain Pontife Pie XI voulut que le souvenir de cet heureux événement fut perpétué par un témoignage constant de sa piété. Il existait à Rome un monument glorieux de la proclamation d’Éphèse, l’arc triomphal de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, sur l’Esquilin, orné par son prédécesseur Sixte III d’admirables mosaïques, mais détérioré par l’injure du temps ; il le fit heureusement restaurer à ses frais, ainsi que l’aile transversale de la basilique. Il décrivit dans une lettre encyclique la vraie physionomie du concile œcuménique d’Éphèse et exposa abondamment et avec piété le privilège ineffable de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie, afin que la connaissance d’un mystère si sublime se gravât plus profondément dans les âmes des fidèles. En même temps il proposa Marie Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes, et la famille de Nazareth, comme un modèle à imiter, illustre entre tous, tant pour la dignité et la sainteté d’un chaste mariage que pour la pieuse éducation de la jeunesse. Enfin, pour que subsistât aussi un monument liturgique, il décréta que la fête de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie serait célébrée chaque année le 11 octobre par l’Église universelle, sous le rite double de deuxième classe, avec une Messe et un office propres ».

(sixième leçon des matines de cette fête).

Mosaïque de la cathédrale grecque Sainte Sophie à Washington

Mosaïque de la cathédrale grecque de Washington

Salut, Marie, Mère de Dieu, Vierge et Mère, vous qui portez la Lumière, vase incorruptible.

Salut, Vierge Marie, Mère et servante ; Vierge à cause de Celui qui est né de votre virginité, Mère à cause de Celui que vous avez porté dans vos bras et nourri de votre lait, servante à cause de Celui qui a pris la forme d’un serviteur. Car le Roi est entré dans Sa cité, ou plutôt dans votre sein, et Il en est sorti comme Il l’a voulu, et votre porte est demeurée scellée. Vous L’avez conçu sans la volonté d’un homme et vous L’avez enfanté d’une manière divine.

Salut, Marie, temple où Dieu descend, temple sacré comme le prophète David l’avait proclamé : votre temple est saint, admirable en justice.

Salut, Marie, trésor de tout l’univers ; salut, Marie, colombe sans tache ; salut, Marie, flambeau qui ne peut s’éteindre : c’est de vous qu’est né le Soleil de justice.

Salut, Marie, lieu de Celui qui n’a pas de lieu, vous qui avez tenu enfermé dans votre sein le Fils unique, Dieu le Verbe, vous qui avez produit sans charrue et sans semence l’épi incorruptible.

Salut, Marie : à cause de vous les prophètes chantent et les bergers entonnent avec les anges l’hymne redoutable : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les anges se réjouissent et les archanges éclatent en chants retentissants.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les mages viennent adorer, conduits par une étoile étincellante.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les douze Apôtres furent choisis.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous Jean bondit dans le sein de sa mère et le flambeau adora la Lumière éternelle.

Salut, Marie, Mère de Dieu, par qui est venue la grâce ineffable, dont l’Apôtre disait : « La grâce de Dieu est apparue aux hommes pour leur salut ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est de vous qu’est venue la Lumière véritable, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui dit dans l’Evangile : « Je suis la Lumière du monde ».

Salut, Marie, Mère de Dieu, c’est de vous que S’est levée la Lumière pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ; car le peuple qui gisait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Quelle est cette Lumière, sinon Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde ?

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est par vous qu’est annoncé dans l’Evangile : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » ; c’est par vous que les villages, dans les îles, les Eglises des justes sont fondées.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le vainqueur de la mort et le destructeur de l’enfer.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le Créateur qui a racheté Sa créature de la faute et l’a conduite au Royaume du ciel.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a brillé la lumière de la Résurrection.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a jailli le baptême redoutable de la sanctification dans le Jourdain.
Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous Jean et le Jourdain ont été sanctifiés et le démon a été écrasé.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous tout esprit qui croit est protégé.

Trois lys blancs

Publié dans : De liturgia, De Maria numquam satis, Prier avec nous | le 11 octobre, 2018 |1 Commentaire »

2018-90. Où le Maître-Chat évoque l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac et présente la chapelle dans laquelle la Sainte Messe fut célébrée pour l’occasion.

Lundi 8 octobre 2018,
Fête de Sainte Brigitte de Suède (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Samedi dernier, 6 octobre, Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris afin de prendre part à l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac, à laquelle tous ceux qui le connaissent bien savent combien il est attaché.
Cette assemblée générale a toujours lieu au début du mois d’octobre, un samedi, afin d’être proche de la date du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac (+ 2 octobre 1986) que notre Frère a un peu connu et dont il avait reçu de judicieux conseils (voir « Souvenirs de quelques conversations avec Monsieur l’Abbé Carmignac » > ici).

Je ne vous ferai pas de compte-rendu de cette assemblée générale et des passionnantes communications dont elle fut l’occasion : les personnes que cela intéresse pourront en trouver le résumé dans le bulletin de l’Association, auquel je ne peux que les encourager à s’abonner (quatre publications par an) parce qu’il contient toujours des textes très intéressants en rapport avec les études bibliques, la défense du caractère historique des Saints Evangiles et les preuves toujours plus nombreuses de leur rédaction à des dates très proches des événements (voir les anciens bulletins > ici).
En revanche je veux vous présenter rapidement le lieu où fut célébrée la Sainte Messe par laquelle a commencé cette journée de retrouvailles, d’amitié et de travaux.

Paris église Saint-Sulpice

Ancienne carte postale montrant la façade de l’église Saint-Sulpice à Paris

Cette Sainte Messe anniversaire à la pieuse mémoire de Monsieur l’Abbé Carmignac est toujours célébrée à l’église Saint-Sulpice où, en 1956, au retour de ses études en Terre Sainte, il fut affecté en qualité de vicaire auxiliaire. Il resta ici une dizaine d’années y exerçant un précieux ministère essentiellement consacré aux confessions, à la direction spirituelle et aux visites des malades, tout en continuant ses études hébraïques et en dirigeant « La Revue de Qumran » qu’il avait fondée en 1958.

Son départ de Saint-Sulpice est consécutif à l’adoption de la nouvelle traduction française du « Pater » – dite « traduction œcuménique » – en 1966 : « Alors ma vie a été bouleversée par un événement dont vous aurez peut-être du mal à comprendre l’importance. Quand j’ai appris qu’une nouvelle traduction française du « Notre Père » allait contenir la formule « Ne nous soumets pas à la tentation », j’ai été indigné, d’abord parce que cette traduction est fausse, et surtout parce qu’elle constitue un outrage à Dieu, qui n’a jamais soumis personne à la tentation. J’ai donc protesté auprès des autorités responsables de cette erreur, mais je n’ai pas réussi à les faire modifier cette regrettable traduction. Persuadé que la vérité finit toujours par s’imposer, je me suis mis à préparer une thèse de doctorat sur le « Notre Père ». Je l’ai soutenue le 29 janvier 1969 et elle est parue en juillet de la même année avec le titre Recherches sur le Notre Père (Letouzey et Ané) ; c’est un gros volume de 608 pages, qui pèse plus d’un kilo ! Plus tard je l’ai abrégé en un petit volume de vulgarisation À l’écoute du Notre Père. Bien entendu, cette opposition, que ma conscience m’imposait à la fois par loyauté scientifique et par respect de Dieu, n’a pas été appréciée par les autorités ecclésiastiques et j’ai dû quitter mon poste à Saint-Sulpice pour me réfugier à la paroisse Saint-Louis d’Antin, puis en 1967 à la paroisse Saint-François de Sales ».
Tous ses amis se souviennent qu’à Saint-François de Sales, l’Abbé Carmignac faisait l’objet de mesures à proprement parler discriminatoires, voire frôlant la persécution. Que la honte et le déshonneur soient à jamais sur les prêtres et évêques qui en usèrent ainsi avec lui !
On relira aussi avec intérêt le récit de la visite de Vittorio Messori à l’abbé Carmignac dans son petit logement de la paroisse Saint-François de Sales > ici.

Bref ! Revenons-en à la Sainte Messe de ce samedi matin 6 octobre. Elle fut célébrée dans la chapelle dite aujourd’hui « de l’Assomption », mais qui fut à l’origine la « chapelle des catéchismes ».

chapelle de l'assomption Saint-Sulpice

Paris, église Saint-Sulpice :
l’astucieuse chaire de la chapelle des catéchismes.

Edifiée au XVIIIème siècle, la chapelle des catéchismes, qui se signale à l’extérieur par un étonnant toit en forme de dôme applati dont l’épi de faîtage en bronze représente un pélican s’ouvrant le flan pour nourrir ses petits, adopte la forme d’un hexagone aux côtés irréguliers.
Comme son nom l’indique, elle a été conçue afin d’y réunir les enfants pour l’enseignement du catéchisme : celui-ci leur était dispensé par un prêtre du haut d’une chaire à double escalier, et le pied de la chaire est astucieusement aménagé en confessional.

La chapelle est ornée de quatre grands tableaux dont trois sont des XVIIème ou XVIIIème siècles et ont fait l’objet de belles restaurations.
Chacun d’entre eux mériterait un article pour lui seul.

Sur le côté opposé à la chaire des catéchismes, se trouve l’autel, surmonté par la statue d’une Madone à l’Enfant d’un style tout académique, sur le socle de laquelle on peut lire « Notre-Dame de Toute Grâce – 1868″.

autel de la chapelle de l'Assomption

Autel de la « chapelle de l’Assomption », ancienne « chapelle des catéchismes »

Devant cet autel, a été disposé un « autel-face-au-peuple » en forme de table, réalisé en contreplaqué dans le plus pur « style » (!!!) de la fin des années 60 du précédent siècle, et qui n’a bien sûr pas servi pour cette Sainte Messe, puisqu’elle fut célébrée dans le rite latin traditionnel par un jeune prêtre chilien ordonné depuis trois ans dans l’Institut du Bon Pasteur.

Nous sommes évidemment très reconnaissants à Monsieur le Curé de Saint-Sulpice d’accueillir l’Association Jean Carmignac pour cette célébration annuelle.

messe du samedi 6 octobre

Sainte Messe du samedi 6 octobre 2018
(aimable communication de l’un de nos amis qui assista à cette Messe)

Il y aurait quelques anecdotes – certaines savoureuses – à vous narrer à propos de cette journée parisienne de Frère Maximilien-Marie : si j’en ai le temps je vous les conterai une autre fois.

Que Dieu garde longtemps cette chère association qui maintient la mémoire vivante de notre vénéré abbé Jean Carmignac, et qu’il lui accorde de se développer et de rayonner toujours davantage pour l’honneur de Dieu, en particulier dans son combat – car c’en est un – pour faire connaître la vérité des Saints Evangiles !

pattes de chatLully.

2018-89. Le rêve de l’Enfant Jésus.

Mercredi 3 octobre 2018,
Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

Le rêve de l'Enfant Jésus

Le rêve de l’Enfant Jésus
huile sur toile de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face (janvier 1894)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux saisir l’occasion de cette fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face pour vous présenter – si vous ne le connaissez pas déjà – un tableau réalisé par la jeune carmélite de Lisieux en janvier 1894 et intitulé « Le Rêve de l’Enfant Jésus ».

Historique du tableau :

Ce tableau a été peint par Sœur Thérèse en janvier 1894 pour être offert à sa supérieure, Mère Agnès de Jésus, à l’occasion de sa fête : le 21 janvier.
Dans les Carmels, la fête patronale de la Prieure est alors l’occasion d’une fête communautaire. En outre, vous le savez, Mère Agnès de Jésus n’est autre que la sœur aînée de Sœur Thérèse : Pauline, qui lui a servi de seconde mère après la mort prématurée de Madame Martin et a joué un rôle très important dans l’éducation spirituelle de Thérèse. Les deux religieuses sont unies par les liens d’une très grande intimité spirituelle et l’élection de Mère Agnès au priorat a été une très grande joie pour Sœur Thérèse. Ce 21 janvier 1894 est donc la première fête de Mère Agnès ès qualité de prieure.
C’est aussi en ce début d’année 1894 que Sœur Thérèse manifeste les premiers symptômes (maux de gorge et douleurs de poitrine) de la tuberculose qui l’emportera dans un peu plus de trois ans.

Mère Agnès de Jésus ne va garder le tableau pour elle-même mais, au mois d’avril 1894, elle l’offre au monastère de la Visitation du Mans.
Vous vous souvenez peut-être qu’il existe des liens très forts entre la famille Martin et les Visitandines du Mans : la sœur de Madame Martin y était religieuse sous le nom de Sœur Marie-Dosithée ; les deux sœurs aînées de Thérèse, Pauline et Marie, y furent pensionnaires et y furent profondément imprégnées par l’esprit de Saint François de Sales et Sainte Jeanne-Françoise de Chantal ; Pauline avait tout naturellement pensé entrer à la Visitation du Mans, mais finalement une inspiration reçue devant la statue de la Madone du Carmel dans l’église Saint-Jacques de Lisieux lui avait fait comprendre que Notre-Seigneur la voulait carmélite.
De fait, on comprend qu’il existe une correspondance suivie entre le Carmel de Lisieux et la Visitation du Mans, et Mère Agnès concrétise les liens de religieuse amitié qui unissent les deux monastères par l’envoi de ce tableau dont le symbolisme est tout un programme de vie religieuse, à son ancienne maîtresse visitandine, Mère Marie-Aloysia Vallée.

La Visitation du Mans ayant fermé, les religieuses qui restaient intégrèrent le monastère de Chartres, où elles apportèrent leurs archives et leur patrimoine : c’est ainsi que, en janvier 1995, lorsque Frère Maximilien-Marie fut affilié au monastère de la Visitation de Chartres, cette cérémonie d’affiliation fut célébrée en présence du tableau de Sainte Thérèse (cf. > ici).
Malheureusement le monastère de Chartres a fermé lui aussi, et désormais « Le Rêve de l’Enfant Jésus » se trouve à la Visitation de Moulins, où notre Frère a pu le vénérer – puisqu’il s’agit d’une relique – et le prendre en photo au parloir le 3 octobre 2013 à l’occasion d’une visite au monastère. 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

Sur ce cliché, Sainte Thérèse a voulu poser en montrant ostensiblement les deux pôles
spirituels qui symbolisent toute sa vie religieuse : l’Enfant Jésus et la Sainte Face.

Explication du tableau :

Sainte Thérèse a voulu exprimer dans ce tableau des choses qui sont essentielles à sa vie religieuse et, alors qu’elle s’achemine vers la plénitude de sa « voie » de sainteté, elle a ici représenté de manière symbolique ce qui en est l’essentiel.
Elle a donné elle-même l’explication de ce tableau dans un texte qui l’accompagne et dont le langage fleuri et presque enfantin voile des réalités spirituelles d’une intense gravité…

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

« En jouant avec les fleurs que son épouse chérie lui a apportées dans sa crèche, Jésus pense à ce qu’Il fera pour la remercier… La-haut dans les jardins célestes, les anges serviteurs de l’Enfant Divin, tressent déjà les couronnes que son Cœur a réservées pour sa bien-aimée.
Cependant la nuit est venue. La lune envoie son rayonnement argenté et le doux Enfant Jésus s’endort… Sa petite main ne quitte pas les fleurs qui l’ont réjoui pendant la journée et son Cœur continue de rêver au bonheur de son épouse chérie.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Bientôt il entrevoit dans le lointain des objets étranges qui n’ont aucune ressemblance avec les fleurs printannières. Une croix !… Une lance !… Une couronne d’épines !… et cependant le Divin Enfant ne tremble pas. Voilà ce qu’il choisit pour montrer à son épouse combien il l’aime !… Mais ce n’est pas encore assez, son visage enfantin et si beau, il le voit défiguré, sanglant !… méconnaissable !… Jésus sait bien que son épouse le reconnaîtra toujours, qu’elle sera à ses côtés, alors que tous l’abandonneront, aussi l’Enfant Divin sourit à cette image sanglante. Il sourit encore au calice rempli du vin qui fait germer les vierges.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Il sait que dans son Eucharistie les ingrats le délaisseront, mais Jésus pense à l’amour de son épouse, à ses délicatesses. Il voit les fleurs de ses vertus embaumant le sanctuaire et Jésus Enfant continue de sommeiller doucement… Il attend que les ombres déclinent… que la nuit de la vie soit remplacée par le jour radieux de l’éternité !…
C’est alors que Jésus rendra à son épouse bien-aimée les fleurs qu’elle lui a données en le consolant sur la terre… C’est alors qu’il inclinera vers elle sa Face Divine toute rayonnante de gloire et qu’il fera goûter éternellement à son épouse la douceur ineffable de son divin baiser !… ». 

Autographe de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
donné à la Visitation du Mans en même temps que le tableau par la Révérende Mère Agnès de Jésus
et aujourd’hui conservé à la Visitation de Moulins.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Tous les habitués des écrits de Sainte Thérèse et de sa spiritualité retrouvent dans ces lignes un résumé remarquable de tous les thèmes thérésiens : le sommeil de l’Enfant Jésus, la nuit, l’enfance spirituelle, les fleurs, consoler Jésus, faire plaisir à Jésus, la réparation, la fécondité du sacrifice, les noces mystiques, la Passion, la Sainte Face douloureuse qui se révèlera un jour glorieuse, les récompenses de la vie future, l’éternité ardemment désirée… Oui, tout ce que l’on retrouve développé dans les manuscrits autobiographiques et les lettres de la Saine se trouve ici résumé.

A cette note explicative, Sœur Thérèse a joint encore une lettre à l’adresse de Mère Agnès :

« Ma Mère chérie,
Vous venez de lire le rêve que votre enfant voulait reproduire pour votre fête. Mais hélas ! c’est votre pinceau d’artiste qui seul aurait pu peindre un aussi doux mystère !… J’espère que vous ne regarderez que la bonne volonté de celle qui serait si heureuse de vous faire plaisir.
C’est vous, ma Mère, ce sont vos vertus que j’ai voulu représenter par les petites fleurs que Jésus presse sur son Cœur. Les fleurs sont bien pour Jésus seul ! oui, les vertus de ma Mère chérie resteront toujours cachées avec le petit Enfant de la crèche, cependant malgré l’humilité qui voudrait les voiler, le parfum mystérieux qui s’échappe de ces fleurs me fait déjà pressentir les merveilles que je verrai un jour dans l’éternelle Patrie, quand il me sera permis de contempler les trésors de tendresse que vous prodiguez maintenant à Jésus.
O ma Mère ! vous le savez, jamais je ne pourrai vous dire toute ma reconnaissance pour m’avoir guidée comme un ange des Cieux au-milieu des sentiers de la vie. C’est vous qu’il m’avez appris à connaître Jésus, à l’aimer. Maintenant que vous êtes doublement ma Mère, ah ! conduisez-moi toujours vers le Bien-Aimé ; apprenez-moi à pratiquer la vertu, afin qu’au Ciel je ne sois pas placée trop loin de vous et que vous puissiez me reconnaître pour votre enfant et votre petite sœur,

Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
rel. carm. in. »

Cette lettre autographe de Sœur Thérèse à Mère Agnès a également été donnée par elle à la Visitation du Mans
et, ayant suivi le tableau, se trouve elle aussi désormais à la Visitation de Moulins.

ancienne image de dévotion représentant le tableau

Ancienne image de dévotion représentant le tableau
diffusée après la canonisation de Sainte Thérèse

Voir aussi :
Lettre apostolique de Pie XII établissant Sainte Thérèse patronne de la France en second > ici

12345...136

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi