En guise de prologue à ce blogue…

Le Maître-Chat Lully

Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat Lully (10 juillet 2006 – 23 mai 2019)

fleur de lys gif2

« Mon blogue – ce blogue – est né le 10 septembre 2007…
Né d’une boutade de mon « papa-moine », ainsi que j’ai eu l’occasion de l’expliquer en détail > ici lorsque j’en ai donné l’historique alors qu’il allait approcher de son septième anniversaire, ce qui n’était au départ qu’un modeste moyen de garder contact avec un petit groupe d’amis proches du Refuge Notre-Dame de Compassion, a, tout au long des années, largement dépassé ce cadre restreint pour atteindre de très nombreuses personnes bien au-delà de nos simples relations habituelles, et bien au-delà des frontières de notre beau Royaume de France.

Bien sûr, il y a eu très souvent des personnes très « raisonnables » et très « sérieuses » qui se sont scandalisées qu’un chat écrivît sur des sujets religieux, rédigeât des chroniques et publiât des réflexions sur la société, ses maux et les remèdes que l’authentique tradition politique de notre monarchie légitime leur pourrait apporter…
Il y a bien encore quelques uns de ces petits esprits étriqués et chagrins pour répandre le venin et le fiel de leurs critiques, mais je n’en ai jamais eu cure : si pour eux il est inconcevable qu’un texte puisse prétendre au moindre sérieux du seul fait qu’il est l’œuvre d’un chat – fut-il chat monastique -, il est  par ailleurs irréfragable que le phénomène, en définitive peu courant, d’un Maître-Chat s’exprimant sur le « ouèbe » sans égard pour la langue de bois ou de buis, mais avec tout la divine liberté donnée par le Créateur aux félins, a valu à ce blogue de fidèles et solides amitiés, qui pèsent bien davantage que toute les aigreurs d’estomac de tous les « coincés », de tous les « cinglés », de tous les « modernichons », et de tous les « tordus » politiques et religieux réunis !

Vous le savez, mon divin Créateur a rappelé à Lui mon âme le 23 mai de cette année 2019 qui s’achève aujourd’hui (cf. > ici).
Je sais que mon départ de cette terre a laissé un grand vide dans le cœur de nombre de mes lecteurs, tout comme dans celui de mon « papa-moine ». Cependant, ainsi qu’il vous l’a écrit (cf. > ici), mon blogue continue et continuera : invisible, mais toujours présent, j’inspire et j’inspirerai encore mon moine de compagnie, car je lui ai laissé quelque chose de mon esprit comme le fit jadis le saint prophète Elie pour son disciple Elisée, lorsqu’il fut enlevé sous ses yeux par un char de feu.

Le prologue d’origine de ce blogue (cf. > ici) n’était toutefois plus exactement adapté désormais, et c’est la raison pour laquelle je suis aujourd’hui « revenu » vers vous pour inspirer ces lignes à mon fidèle secrétaire et vous assurer, mes bien chers et fidèles amis, que je suis toujours là, veillant à ce que ce blogue continue l’œuvre amorcée dès sa première chronique (cf. > Genèse) – semper fidelis – toujours fidèle à l’esprit que Dieu a voulu pour le Refuge Notre-Dame de Compassion : fidélité intégrale au dépôt de la foi reçue des Apôtres, et fidélité intégrale au dessein de Dieu scellé dans les fonts baptismaux de Reims où s’unirent la foi catholique et la royauté franque pour faire naître la France, avec en corollaire la défense sans concession de tout ce que cela représente et contient !

Vive Dieu ! Vive le Roi !

pattes de chatLully.

Mardi 31 décembre 2019,
Fête de Saint Sylvestre 1er, pape et confesseur, baptiste de l’empereur Saint Constantin 1er le Grand ;
Septième jour dans l’octave de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Lully le chroniqueur

2021-2. « A quoi sert de lutter au-dehors contre les ennemis de notre foi si, sous l’étiquette chrétienne, nous partageons au-dedans leur matérialisme et leur culte des fausses valeurs ? »

2001 – 19 janvier – 2021

Vingtième anniversaire du rappel à Dieu
de

Gustave Thibon

frise

Entretien avec Gustave Thibon - sept 1962

Il y a quelques semaines, passant devant la vitrine d’un bouquiniste, j’y vis exposé un ouvrage d’histoire locale qui avait pour moi beaucoup d’intérêt : j’entrais pour l’acquérir.

Quelles ne furent pas ma surprise et mon immense émotion d’y trouver à l’intérieur quelques pages pliées, détachées d’une revue dont rien ne me permet l’identification aujourd’hui (mais dont il est aisé de donner la date puisqu’au verso de l’un des feuillets se trouve un programme de radio et de télévision pour la semaine du 23 au 29 septembre 1962).

Qu’est-ce qui suscita une telle émotion ?
Ces feuillets contiennent sur deux pages (de format A4) un entretien exclusif avec Gustave Thibon : mon cher Gustave Thibon, mon inclassable Gustave Thibon, mon grandissime et incommensurable Gustave Thibon, mon « maître » (qui m’eût sans nul doute vertement repris de lui donner ce titre), celui auquel, après Dieu, je puis affirmer sans hésitation que je dois d’avoir pu, à partir de l’âge de 14 ans, passer des bribes incomplètes d’un catholicisme pollué par les scories du modernisme – qui, dans les paroisses et les établissements scolaires catholiques, triomphait à la suite du concile vaticandeux – à la Foi complète et authentique de la Sainte Eglise, celui qui à la manière d’un Socrate contemporain, a été l’accoucheur de mon adhésion personnelle entière, volontaire, résolue et ferme au Christ Jésus Notre-Seigneur !

A l’occasion du vingtième anniversaire du rappel à Dieu de Gustave Thibon (19 janvier 2021), je suis heureux de pouvoir porter à votre connaissance le texte complet de cet article, signé seulement de ces deux initiales « G.M. ».
Cet entretien publié en septembre 1962 (juste avant l’ouverture du second concile du Vatican !) demeure d’une acuité et d’une pertinence inouïes.

Introduction entretien Thibon sept 1962

Intitulé de l'article

1° – Nous vous voyons vivre votre christianisme.
A quel moment de votre vie avez-vous pris conscience de sa richesse et des obligations qu’il entraîne ?

La révélation du christianisme, avec sa richesse et ses obligations, s’est offerte à moi relativement tard. Bien sûr, j’étais un enfant pieux ; j’ai toujours gardé un souvenir lumineux de ma première communion, mais j’ai cessé de pratiquer vers l’âge de quinze ans et j’ai vécu encsuite, pendant sept ou huit ans, dans une indifférence presque absolue à l’égard du problème religieux.

Je suis donc presque un converti. Et ma conversion a commencé par l’étude de la philosophie. La lecture des grands philosophes – de Hegel en particulier à qui je dois mon premier contact vécu avec la métaphysique – m’a révélé que l’univers avait un ordre et un sens et que j’étais solidaire d’une destinée qui transcendait à l’infini les vœux et les horizons de ma chétive personnalité. J’ai découvert ensuite saint Thomas d’Aquin dont la vision du monde et de Dieu a répondu pleinement à mes exigences intellectuelles, puis, à travers le thomisme et la grâce aidant, j’ai retrouvé la foi chrétienne.

Ce qui m’attache par-dessus tout au christianisme, c’est la personne et la présence du Christ, homme et Dieu et médiateur entre Dieu et l’homme. Je ne peux mieux préciser ma position qu’en citant ces quelques lignes écrites jadis en réponse à la question : « Pourquoi êtes-vous chrétien ? » « Je suis chrétien parce que j’ai soif d’un Dieu qui ne soit ni ténèbre pure ni moi-même – d’un être qui, tout en me ressemblant jusqu’au centre, soit aussi tout ce qui me manque. Parce qu’en ce monde je veux tout bénir et ne rien diviniser. Parce que je veux garder simultanément le regard clair et le cœur brûlant. Parce que je sens que l’aventure humaine débouche sur autre chose qu’un creux désespoir, une creuse interrogation ou une creuse insouciance. Parce que j’ai besoin de lumière dans le mystère et de mystère dans la lumière. Parce que je veux avoir la force de bâtir et de vivre et celle, plus grande encore, d’espérer dans l’éboulement et dans la mort. »

2° – Votre christianisme est-il un stimulant à votre action ou pensez-vous que, fixant des limites, il est une gêne pour l’action publique ?

Le christianisme n’a jamais apporté la moindre gêne à ma pensée et à mon action. Il admet dans son sein les opinions et les tendances les plus diverses, à condition qu’elles ne s’opposent pas à la vérité révélée. Dans bien des pays et face aux menaces des totalitarismes, l’Eglise constitue le dernier refuge social de la liberté. Sans doute faut-il distinguer entre les aspects temporels et locaux du christianisme et sa tradition éternelle. C’est la même différence qu’entre l’écorce et la sève d’un arbre. Les écorces sont caduques et se renouvellent, mais la sève reste identique à elle-même et demeure. Et comme la sève m’intéresse infiniment plus que l’écorce, la fidélité à ma foi n’a jamais été pour moi une contrainte.
Certes, le christianisme ne permet pas tout. Mais les défenses qu’il nous impose sont des garde-fous qui nous permettent d’avancer plus vite sur le chemin de la vérité et de l’amour. La « voie étroite » n’est pas une impasse ; elle est bornée à droite et à gauche, mais elle débouche sur l’infini.
Un christianisme bien compris et pleinement vécu, n’entrave à aucun degré le développement de la personnalité : il lui fournit, au contraire, un cadre organique et un but. Un peu comme les artères qui, loin d’être une prison pour le sang, assurent partout sa libre circulation. Les liens qui nous attachent à Dieu ne sont pas des chaînes, mais des instruments de délivrance. Le mot de Sénèque résume tout : parere Deo libertas est, obéir à Dieu, c’est la liberté.

3° – Certains pays vivent à l’heure des Catacombes.
Croyez-vous que la conception du monde proposée par Jésus-Christ doive et puisse s’imposer à l’humanité ?

Je ne serais pas chrétien si je ne pensais pas que la religion du Christ peut et doit s’imposer à l’humanité tout entière. Mais quant à savoir où, quand et comment elle s’imosera en fait, c’est là un problème qui me dépasse totalement. Je n’ai aucune vocation pour la prophétie, et, par ailleurs, les enseignements de l’histoire doivent nous rendre très circonspects dans nos anticipations sur l’avenir.
Il est possible que l’Eglise de Dieu doive traverser une longue période de nuit et d’épreuve. Les voies de Dieu ne sont pas nos voies. Au IVe siècle de notre ère, après la paix de Constantin, l’avenir de l’humanité semblait appartenir au christianisme. Qui aurait pu prévoir alors que l’Empire romain et chrétien allait s’effondrer et surtout que l’Islam étenrait son ombre pour de longs siècles sur la moitié de la chrétienté ?

Nous devons lutter de toutes nos forces pour le triomphe temporel et social du christianisme, mais sans verser dans la religion du succès extérieur et sans oublier, en cas d’échec, que notre Dieu est un « Dieu caché dont les œuvres les plus hautes s’accomplissent dans l’invible ». Le Christ n’a-t-il pas dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde » et : « Je ne donne pas comme le monde donne » ? Si Dieu veut que sonne pour nous l’heure des catacombes, cette perspective ne doit pas nous effrayer, car l’Eglise qui souffre gagne souvent en pureté intérieure ce qu’elle perd en puissance temporelle.
Je ne prédis pas de tels malheurs et je souhaite qu’ils ne se produisent pas. J’exprime seulement ma confiance à l’égard d’une certaine vision optimiste et progressiste de l’histoire qui, lorsqu’elle est démentie par l’événement (comme nous en avons eu plusieurs fois la preuve depuis le début du siècle), plonge ses fidèles dans le désarroi et les incline à douter de la puissance ou de la bonté divines. Je crois qu’il est dangereux de prévoir et de prédire une évolution de l’humanité par laquelle l’Eglise militante s’acheminerait graduellement vers un état analogue à celui de l’Eglise triomphante. L’Evangile nous enseigne que le bon grain et l’ivraie resteront toujours ici-bas mêlés l’un à l’autre et mystérieusement solidaires l’un de l’autre et qu’ils ne seront séparés que dans la vie éternelle. La seule chose dont nous soyons certains, c’est que, quelles que soient les épreuves qui nous attendent, le Christ n’abandonnera jamais ceux qui croient en lui. « La puissance divine est capable d’inventer un espoir là où il n’y a plus d’espoir et une voie dans l’impossible », disait saint Grégoire de Nysse…

Dès qu’on parle des dangers qui menacent le christianisme, chacun pense aussitôt à un triomphe éventuel du marxisme qui se présente non seulement comme une révolution sociale, mais comme une vision globale de l’univers et une religion athée. Mais le seul péril n’est pas là ; il est aussi à l’intérieur de la civilisation occidentale elle-même, dans son matérialisme grandissant, dans son culte presque exclusif du plaisir, du confort, de la facilité, de la sécurité et de la vie extérieure, dans cette érosion générale de la substance humaine qui se traduit par l’oubli des valeurs vitales et spirituelles. L’expérience nous montre que c’est dans les pays qui se situent à la pointe du progrès technique, économique et social qu’on observe les plus grands déséquilibres biologiques et moraux : lassitude de vivre, crise familiales, névroses, suicides, etc.
C’est là que doit porter d’abord notre effort, car à quoi sert de lutter au-dehors contre les ennemis de notre foi si, sous l’étiquette chrétienne, nous partageons au-dedans leur matérialisme et leur culte des fausses valeurs ?
Bergson disait que « le corps de l’homme, démesurément agrandi par la technique, avait besoin d’un supplément d’âme ». En fait, la science est en voie de nous affranchir de la pesanteur matérielle, mais nous restons soumis, comme nos aïeux, à une pesanteur plus cruelle : celle de nos passions et de nos péchés.
Un surcroît de vie spirituelle est donc plus nécessaire que jamais pour rétablir l’équilibre entre notre réalité intérieure et notre pouvoir sur les choses, et je crois de toute mon âme que le christianisme seul est capable de nous l’apporter.

signature de Gustave Thibon

Gustave Thibon - 1962

Détail de la photographie de Gustave Thibon en 1962 qui illustre l’article ici reproduit

2021-1. Ce sont bien là, malgré les apparences, des vœux pour l’année nouvelle.

Mercredi soir13 janvier 2021,
Octave de l’Epiphanie de Notre-Seigneur ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (13 janvier 533).

Enfant Jésus relique - oratoire du Mesnil-Marie

Statue-relique de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici)
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Saint Nom de Jésus

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que, certaines années, c’est dès les premiers jours de janvier que je rédigeais ici les traditionnels vœux pour la nouvelle année à l’intention des lecteurs de ce blogue, cette année-ci c’est très intentionnellement que j’ai préféré attendre le jour octave de l’Epiphanie pour vous adresser ces vœux et publier le premier article de l’année 2021 dans ces pages.

Si j’ai tardé à vous écrire, ce n’est évidemment pas parce que je répugnerais à vous présenter mes vœux ; ce n’est pas non plus parce que je n’aurais pas pensé à vous depuis le début de cette année 2021 ; ce n’est pas davantage parce que je serais à cours d’inspiration…
Cela est en revanche lié au contexte particulier dans lequel nous sommes plongés depuis une année avec cette crise mondiale généralisée sous couvert d’épidémie.

Beaucoup de personnes, à l’occasion de leurs vœux, commencent par évoquer avec des mots graves l’ « annus horribilis » 2020 – pour laquelle on semble ne pas avoir de mots assez péjoratifs -, pour ensuite, comme par contraste, souhaiter une année 2021 qui lui soit opposée en tout à fin d’être « bonne et heureuse », selon la formule consacrée.
A rebours de cette tendance, j’ose aujourd’hui vous dire : « Vous avez détesté 2020, en raison des contraintes prétendument sanitaires qui ont porté des atteintes que l’on avait jamais imaginées contre la vie familiale, sociale, associative et religieuse : soyez sans illusion, 2021 sera pire ! Ce qui nous a été imposé en 2020 n’a été qu’un test et une répétition… Le pire est à venir. »

Je n’ai aucun plaisir à écrire ces mots.
Mais il ne s’agit ici ni de me faire plaisir à moi-même 
ni de conter des fables dans le but de faire plaisir à mes lecteurs : il s’agit de vous écrire sans fard ce que je « perçois » de manière intuitivement spirituelle depuis des semaines, en analysant devant Dieu les événements de l’année écoulée, et ce que l’on peut dès à présent deviner des sombres desseins que commencent à mettre en œuvre les ennemis de la loi naturelle et de la loi divine qui régissent aujourd’hui en bonne partie la société civile aussi bien que la société religieuse.

Les contraintes des gouvernements vont se faire de plus en plus pesantes au prétexte des nécessités sanitaires ; les atteintes aux libertés fondamentales des hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu vont être de plus en plus tyranniques ; les manipulations psychologiques vont devenir de plus en plus insidieuses, et l’emprise luciférienne sur ce monde apparaîtra avec une épouvantable acuité :
« (…) Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle.
Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau (…) » (Léon XIII – texte originel non censuré de l’exorcisme contre Satan et les anges apostats)

Je ne suis cependant pas pessimiste.
Je suis au contraire rempli d’espérance, ancré dans la seule Foi catholique authentique – c’est-à-dire traditionnelle – : Foi qui seule nous prémunit contre les mirages de la prétendue modernité, née des pseudo « lumières » qui se sont manifesté avec de plus en plus de virulence depuis le XVIIIe siècle.
Je vous souhaite, chers Amis, d’être enracinés solidement dans cette Foi, inébranlables dans une espérance purement surnaturelle, invinciblement cramponnés, par l’amour, au Sacré Cœur de Jésus et Marie.
C’est ainsi, et ainsi seulement, que l’année sera « bonne et heureuse », malgré tous les efforts coalisés de l’enfer et des puissances terrestres qui le servent, lors même que Rome n’apparaît plus comme le rocher solide portant le phare de la rayonnante Vérité et contre lequel viennent se briser les flots déchaînés de l’hérésie.

Alors oui, malgré le ton grave de ces lignes et leur apparence complètement aux antipodes du ton léger et enjoué que l’on adopte souvent à cette occasion, ce sont bien là des vœux pour l’année nouvelle : qu’elle soit pour vous un chemin de fidélité et de sainteté.
Je vous assure de mes (bien pauvres – hélas !) prières à cette intention, qui est l’intention ultime et suprême. 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Saint Michel gif

 

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-126. Cartes de vœux du Mesnil-Marie.

Mercredi 2 décembre 2020 ;
Fête du Bienheureux Jean de Ruysbrœck, dit l’Admirable, confesseur de l’Ordre de Saint Augustin ;
Mémoire de Sainte Bibiane, vierge et martyre ;
Mémoire du mercredi de la 1ère semaine de l’Avent ;
150ème anniversaire de la bataille de Loigny (cf. > ici).

Guirlande de sapin - gif

Beaucoup de nos amis nous ont exprimé les difficultés qu’ils ont à trouver des cartes de vœux représentant les mystères de la Nativité de Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous en avons fait réaliser plusieurs modèles que nous vous présentons ci-dessous et qui peuvent nous être commandées, selon les modalités expliquées plus bas.

Cartes de vœux modèles 1-2-3

Modèle 1 :
« Nativité » de Jacob de Backer (1545-1585)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 2 :
« Adoration des bergers » d’Agnolo Bronzino (1503-1572)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 3 :
« Adoration des mages » de Corrado Giaquinto (1703-1765)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

cartes de vœux modèle 4

Modèle 4 :
« Vierge à l’enfant », détail d’un vitrail des ateliers Hardman (1838-2008)
Carte double pliée – format 14 cm x 14 cm

cartes de vœux modèle 5

Modèle 5 :
« Adoration des mages » de Theodor van Loon (1581-1649)
Carte double pliée – format 18,2 cm x 11,7 cm

Précisions importantes :
- Toutes nos cartes sont accompagnées de leurs enveloppes au format correspondant.
- Toutes nos cartes sont des cartes dites « de luxe », glacées.
- Toutes nos cartes sont au tarif de 2,50 € à l’unité (+ frais de port)
- Pour une commande de 10 cartes et plus, les frais de port sont offerts.

Pour commander :
Il suffit de nous écrire au moyen du formulaire qui se trouve > ici
En nous indiquant très exactement :
1) Les modèles que vous désirez et le nombre de cartes voulues pour chaque modèle ;
2) Votre adresse postale ;
3) Le moyen de règlement choisi (Paypal, chèque…).

Nous passer une commande de cartes, c’est aussi un moyen de nous aider : Merci !
Nous nous efforcerons de vous la faire parvenir dans les meilleurs délais.

Guirlande de sapin - gif

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia | le 2 décembre, 2020 |Commentaires fermés

2020-125. Parce que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel »…

Mardi 1er décembre 2020,
Fête du Bienheureux Charles de Jésus, ermite au Sahara (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
Mémoire du mardi de la 1ère semaine de l’Avent.

Calice & Sacré-Coeur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

« Je veux que ce Très Saint Sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés », ainsi s’exprime Saint François d’Assise dans son testament, reprenant une ultime fois l’exhortation qu’il avait déjà prodiguée avec insistance dans presque toutes ses lettres et admonestations. Lui qui a tellement voulu et enseigné la sainte pauvreté, pour ce qui est de la vie des religieux, enseignait aussi que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel » et qu’il faut que l’autel, le saint tabernacle, et le sanctuaire soient « précieusement ornés » afin de manifester la foi dans la Présence Réelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie, de manifester en quelle vénération et amour nous devons entourer le Saint Sacrifice de la Messe, de manifester notre adoration du Roi Céleste pour Lequel rien n’est jamais trop beau.

Tout au long de l’histoire de l’Eglise, de semblables exemples et exhortations se trouvent chez presque tous les saints : qu’on se souvienne en particulier des « folies » que faisait le très pauvre Curé d’Ars pour acquérir les ornements liturgiques les plus splendides…

Le vent de désacralisation furieuse qui a soufflé sur la Sainte Eglise dans la seconde moitié du XXe siècle, au contraire des âges de profonde dévotion, a dépouillé les sanctuaires et vidé les sacristies, si bien qu’il fut fréquent de trouver aux « puces » et dans les brocantes quantité de chasubles brodées, de chandeliers d’autel, et autres ornements sacrés…
L’association Refuge Notre-Dame de Compassion, statutairement, lorsqu’elle en a l’occasion et les moyens, rachète ces objets qui appartiennent au culte du Très Haut, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, afin d’éviter les profanations et pour les rendre à leur destination originelle.
En 19 ans d’existence, nous avons ainsi racheté une assez grande quantité de matériel liturgique, en même temps que nous en avons aussi reçu de communautés qui ont malheureusement dû fermer certains de leurs couvents… etc.

Cela dit, ces chandeliers, croix d’autel, bénitiers, encensoirs, candélabres et autres ornements ne sont pas toujours dans un très bon état : à certains il manque parfois une petit pièce ornementale, d’autres sont un peu tordus, d’autres encore sont très oxydés ou terriblement encrassés.
Tellement oxydés ou encrassés que, malgré de longues séances d’astiquage, avec les meilleurs produits et beaucoup d’huile de coude, il était impossible de les faire resservir à l’ornementation de l’autel, au culte divin et à la gloire de Dieu en l’état.

Grâce à des amis prêtres qui nous ont recommandé le sérieux et la qualité de son travail, nous sommes entrés en contact avec un artisan qui s’est spécialisé dans la restauration de ces objets liturgiques en métal, et, au début septembre, nous lui avons confié une vingtaine de chandeliers et candélabres, plusieurs croix d’autel, des plateaux de communion, une croix de procession, un encensoir avec sa navette et leur support, un bénitier et son goupillon, des rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement… etc.
Le 10 novembre, avec émerveillement, nous avons reçu la livraison de tout ce matériel liturgique splendidement restauré : les pièces ont été nettoyées aux ultrasons et leur éclat est désormais préservé par un vernis professionnel invisible.

2

Bénitier, goupillon et plateau de communion revenus de nettoyage

1

Ce bénitier et son goupillon, oxydés et ternis,
sont eux aussi appelés à être nettoyés…

3

Nous possédons un ensemble de quatre candélabres « bouquets de lys-raisins-épis de blé »
très oxydés qui ne peuvent être utilisés en l’état
ainsi que l’attestent les deux clichés de détail ci-dessous…

4

5

6

L’un des candélabres « bouquet de lys » revenu de restauration
et, ci-dessous, deux clichés montrant les détails de sa splendeur retrouvée…

7

8

9

Rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement (achetées aux puces à Angers en 2003)
et chandeliers d’autel XVIIIe (offerts par des religieuses qui fermaient l’un de leur couvent en 2005)
revenus de restauration

Ces travaux de restauration, qui se sont accompagnés pour quelques pièces par la reconstitution de détails manquants, ont eu un coût, vous vous en doutez.
La publication de ce jour a non seulement pour but de sensibiliser nos lecteurs et amis à l’importance du soin à apporter aux ornements de l’autel et au matériel destiné au culte dont l’éclat doit rehausser la splendeur de notre liturgie catholique traditionnelle, mais aussi de les alerter sur le coût d’une telle restauration : en réglant la facture de cette première livraison, qui se montait à presque 1.800 euros, nous avons sérieusement « allégé » le compte de l’association.

En confiant à l’artisan un second lot d’objets à restaurer (dans lequel se trouvent entre autres un pupitre d’autel pouvant servir de thabor et un lustre de sanctuaire, dont vous pouvez voir la photo ci-dessous dans son état avant restauration), nous avons fait un « pari » sur la divine Providence.
Or la divine Providence se sert d’instruments humains…
Vous avez sans nul doute compris où je veux en venir, n’est-ce pas ?

10

Lustre de sanctuaire, oxydé, tordu et maculé de fientes d’oiseaux
que nous avons confié au restaurateur…

Si donc, bien chers Amis, vous voulez participer – même par un don minime – au règlement des travaux de restauration déjà réalisés (et à ceux qui doivent suivre), afin que votre générosité se fasse l’instrument de la beauté du sanctuaire et de l’éclat de la liturgie destinés à glorifier le Roi du Ciel, présent dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie, nous vous en serons profondément reconnaissants !

Pour un don via Paypal > ici
Pour un virement ou une offrande par chèque, nous contacter > ici

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Eucharistie

Publié dans : Chronique de Lully, De liturgia | le 1 décembre, 2020 |Pas de Commentaires »

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

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